samedi 28 avril 2007

NOTRE CONSIGNE DE VOTE … ET QUELQUES CONSEILS !


NOTRE CONSIGNE DE VOTE … ET QUELQUES CONSEILS !


3 possibilités, (Royal – Sarkozy – Abstention ou vote blanc), pour cinq consignes possibles.

1 Appeler à voter pour Ségolène Royal.

C’est le choix qu’on fait quasiment tous les sectateurs du « gaucho lepénisme », des « nationaux républicains » marxisants aux « nationalistes révolutionnaires » de gauche, en passant par les « nationaux bolcheviques ». Quasiment l’ensemble de cette nébuleuse opaque s’est rallié au panache rose de la candidate Chabichou, les uns pour des raisons disons socialisantes, les autres parce qu’ils refusent « le candidat naturel de la communauté juive » (dixit le député UMP Christian Estrosi). C’est l’opinion d’un cinquième des cadres du FN, ceux qui pensent que la prospérité du Front passe par l’élection de Ségolène Royal.

D’autres ont fait ce choix en y ajoutant une dimension « racialiste », comme le « réseau France nationaliste », précisant que « pas une voix ne devait aller au métèque Sarkozy ».

Les derniers enfin ont fait ce choix par aversion viscérale pour Nicolas Sarkozy, sur des bases avant tout métapolitiques, pensant, avec quelques raisons que, si Ségolène Royal était une adversaire en totale opposition avec nos valeurs, Nicolas Sarkozy se situait lui sur un autre plan, car il voulait changer l’essence même de ce qui fait notre Nation, dans sa culture et dans son esprit, ce de façon radicale. C'est notamment le cas de M Pierre Vial, président de "Terre et Peuple".

Peut-on pour autant appeler à voter pour Ségolène Royal ?

Peut-on soutenir la candidate de la gauche et de l’extrême gauche, tout aussi candidate des lobbies que Sarkozy, tout aussi immigrationiste, tout autant imprégnée de culture de mort et tout aussi opposée en tout à nos valeurs que M de Nagy Bocsa ?

Ce n’est pas parce que cela fait cinq ans que la gauche n’est plus au pouvoir que nous devons forcément oublier son idéologie nauséabonde, son collectivisme et son cosmopolitisme.

2 Appeler à voter pour Nicolas Sarkozy.

C’est le choix qu’ont fait Philippe de Villiers et quelques uns de ses amis, pas tous puisque le Député Européen Paul Marie Couteaux a claqué la porte du MPF, (« je ne veux plus rien avoir à faire avec le MPF »), suite à la consigne du Vicomte. C’est également, ne nous le cachons pas, l’opinion d’un autre cinquième des cadres du FN, les plus droitiers et les plus opposés à la gauche, qui croient qu’il faut marquer Sarkozy à la culotte.

C’est également le choix qu’a fait Jacques Bompard, même s’il certains de ses compagnons jouent sur les mots, affirmant qu’il avait déclaré appeler « à faire battre Ségolène Royal », ce qui revient exactement au même.

C’est également le choix qu’ont fait quelques autres personnalités de la Droite Nationale.

Peut-on appeler à voter pour Nicolas Sarkozy ? Peut-on appeler à voter pour le candidat qui est allé servilement déclamé devant le Congrès Américain, se gaussant des Français, « you know my dear friends, in France, they call me Sarkozy the American », (« vous savez mes chers amis, en France, ils m’appellent Sarkozy l’Américain ») ?

Peut-on appeler à voter pour l’homme de Washington et de Tel Aviv, pour l’homme de la discrimination positive, (préférence étrangère), doctrine américaine (de gauche) dont même les américains ne veulent plus, pour l’homme qui nous a le plus insulté, celui qui s’est vanté de nous réduire à néant, l’homme qui a dissout des organisations nationalistes, le candidat qui n’a qu’une obsession, nous voir disparaitre ?

3 Appeler à ne pas donner une voix à Royal.

C’est l’appel qu’ont lancé le MNR, Bernard Antony et ses différentes associations, et quelques autres. C’est également l’opinion d’un autre cinquième des cadres du FN.

Cette position, dite du refus, est à la fois conforme aux institutions, (au 1er tour on choisit au second on élimine), et ouverte, car elle permet aux militants et aux sympathisants de choisir la voie de l’abstention voire du vote nul ou blanc, s’ils le souhaitent.

4 Appeler à ne pas donner une voix à Sarkozy.

C’est l’appel qu’ont lancé les sympathisants du site « toutsaufsarkozy.com », ainsi que quelques blogs nationalistes sur la toile. C’est également l’opinion d’un autre cinquième des cadres du FN.

Idem que précédemment pour l’analyse.

5 Appeler à l’abstention voire au vote nul ou blanc.

C’est l’appel qu’a lancé le site « nationaliste révolutionnaire » (de gauche) « Rébellion », ainsi que quelques autres chapelles nationalistes, comme certains identitaires indépendants.

C’est également l’opinion du dernier cinquième des cadres du FN (environ bien sur).

Cette position a le mérite de satisfaire tout le monde, c’est pour cela que nous pensons que ce sera la consigne du FN, qui, après la déculottée de dimanche dernier, ne veut surtout pas qu’une crise s’ouvre trop vite en son sein, surtout avant les législatives.


Comme on le voit assez facilement, et rapidement, le second tour divise complètement notre famille de pensée, y compris à l’intérieur de chaque mouvance, dans les moindres chapelles, car, en plus, au-delà des préférences idéologiques, surgissent des considérations tactiques. Tout le monde n’a pas encore délivré « sa » consigne, mais les grandes lignes sont là pour démontrer ces cassures. Jamais un choix de second tour (forcément négatif) n'aura autant secoué nos milieux et la France dans son ensemble. Plus dur sera le réveil pour nos compatriotes, quel(le) que soit l'élu(e)!

Nous l’avions annoncé dès le lancement de notre site, à cause des erreurs dramatiques de Le Pen, comme des fautes programmatiques de Bayrou, ils ont offert sur un plateau le second tour au duo dont personne ne voulait au mois de janvier.

Le vote utile a joué à plein pour Sarkozy et Royal, et forcément, le désenchantement et les désillusions se succéderont très vite, bien plus vite qu’on ne se l’imagine.

En attendant, il y a un second tour, et nous ne voulions pas ne pas donner notre avis définitif sur la question.

Nous sommes d’accord avec beaucoup pour affirmer que le problème de Sarkozy est sur un autre plan que celui de l’échiquier politique traditionnel.

Sans aller jusqu’à résumer tout ce qui a été dit et écrit sur ce personnage bien sinistre, car cela a été dit et bien dit, nous ne pouvons pas ne pas tenir compte du fait qu’il a déclaré : « Je n’ai jamais rien lu de plus absurde que Socrate et sa fameuse phrase : « Connais-toi, toi-même » ! ».

Si Ségolène Royal est notre adversaire de toujours, alliée à nos ennemis éternels, Sarkozy est l’ennemi du substrat même de la France.

Ceci étant dit, nous ne pouvons définitivement pas accorder, de près ou de loin, un quelconque début de soutien à Ségolène Royal, ne serait-ce qu’après consultation de nos sympathisants, qui ne le comprendraient absolument pas.

C’est pourquoi, aujourd’hui, nous prenons cette position définitive.

ABSTENEZ-VOUS ! ALLEZ A LA PECHE ! VOTEZ BLANC OU NUL !

Nous ne voterons pas pour Royal, mais pour nous c’est également :

TOUT SAUF SARKOZY !

Alors le devoir des nationaux c’est



L’ABSTENTION NATIONALE ! ! !


[NB: Nous précisons que plus de la moitié de nos membres et sympathisants vont voter pour Ségolène Royal par option tactique ou en choisissant le choléra par rapport à la peste pour des raisons idéologiques. C'est le choix du "moins pire", du "moins dangereux". Mais, il s'est avéré qu'une partie non négligeable de nos amis refusent mordicus le choix de Royal, aussi, dans un souci de respect, d'équilibre et d'union, nous conseillons collectivement l'abstention. Mais au moins vous saurez tout!... Nous résumons cela par "NON A ROYAL MAIS TOUT SAUF SARKOZY!".]

Enfin, pour conclure, nous ajouterons, pour le moment, (car nous y reviendrons évidemment), quelques petits conseils gratuits à Bruno Mégret du MNR.

M Mégret, vous avez repris à votre compte l’intégralité de nos analyses, analyses que nous vous avions livrée en exclusivité dès le mois de décembre, avant le lancement du site, comme avant votre ralliement à feu l’Union des Patriotes.

Nous ne tirons aucune gloire ni aucun honneur d’avoir eu raison avant tout le monde, pour certains d’entres nous, toujours au FN, depuis novembre 2005, soit un an et demi.

Il fallait être parfaitement aveugle pour ne pas voir que la campagne partait mal avant même d’avoir commencé. Vous ne nous avez pas cru, ou vous nous avez cru mais vous avez joué pour votre compte, peu importe.

La seule chose qui compte aujourd’hui, c’est que vous êtes enfin emphase avec notre analyse de la situation et ce que nous avons toujours proposé pour sortir de l’impasse.

Alors nous ne pouvons que vous féliciter de votre appel à l’Union de toute la Droite Nationale sans exception. C’est ce que nous souhaitons tous, des identitaires au FN, en passant par les régionalistes, les amis de Bernard Antony et ses réseaux catholiques, le MPF, et tous les autres mouvements, dont évidemment le MNR.

Nous comprenons le geste hautement symbolique vis-à-vis de M Dupont Aignan.

Nous comprenons aussi vos gestes unilatéraux vis-à-vis du FN et du MPF. Cependant, nous restons dubitatifs, à tout le moins interrogatifs. En effet, vous dites laisser libre cinq circonscriptions pour le MPF pour montrer votre volonté d’union. Nous attendons de savoir sur quelles circonscriptions vous allez retirer ainsi vos candidats. Car, si on retire les deux de Vendée, la future de M Peltier, celle de M Rivière dans les Alpes Maritimes et celle du bras droit de M Villiers, ça fait cinq. Quid alors de Jacques Bompard, Philippe de Beauregard, Marie Christine Bignon, Damien Bariller, Duvillers, Freulet, Mayadoux, Jaffrès, et tous les autres anciens historiques du FN et du MNR ?

Certes, l’Union n’est pas encore faites et, si elle se fait, cela changera forcément la donne, avec, comme nous l’avons déjà dit, des places qui devront être données aux meilleurs. Mais, puisqu’il s’agit là d’un geste symbolique, c'est-à-dire sensé se faire en direction des candidats les plus proches de nos idées, nous attendons de connaitre les noms des candidats MPF face auxquelles vous retirerez les vôtres.

Dans le même esprit, vous laissez entendre que vous retirez 15 candidatures MNR, toujours unilatéralement, sur 15 circonscriptions ou se présenteront des dirigeants du Front National.

Mêmes interrogations que précédemment, en plus fort, car il nous semble qu’il n’y a malheureusement plus 15 personnalités indiscutables chez les candidats FN. Les bons sont partis (MNR, MPF, Régionalistes, DLR, Identitaires, Antony, autres organisations), en partance à cause de nouvelles purges qui reprennent, ou alors ne seront carrément pas candidats à ces législatives par choix personnel ou par lassitude.

A notre connaissance, voila, pour le moment, les seuls personnalités « indiscutables » qui se présenteront aux législatives pour le FN : Carl Lang, Bruno Gollnisch, Jean Claude Martinez (nous le mettons malgré tout), Jean François Jalkh, Thibault de la Tocnaye, Christian Baeckeroot, Myriam Baeckeroot, Wallerand de Saint Just, Olivier Martinelli (le seul à sauver de la désastreuse campagne), et Christophe Stirbois.

Nous espérons que vous ne faites pas de cadeau aux destructeurs qui ont sabordé la campagne. A savoir : Marine Le Pen, Louis Aliot, Alain Soral (on espère surtout qu’il n’aura pas le culot d’oser se présenter mais allez savoir), Martial Bild, Jean Michel Dubois, Jean Pierre Reveau, Fernand le Rachinel, Roger Holeindre (après ses propos au Choc du Mois, on ne peut plus le défendre il est totalement discrédité), Jean François Touzé, , Varanne, Sanchez, Moreau, Gros, Farid Smahi bien sur, ni un des amis ex « gudard » jet setters bobos de Marine Le Pen, ni, encore pire, un des « nationaux bolcheviques » du FN (il y en aura une dizaine de candidats, de toute façon nous publierons la liste de ces destructeurs à abattre électoralement par tous les moyens).

Aussi nous vous donnons deux conseils M Mégret.

Ne faites aucun cadeau aux destructeurs, qu’ils soient FN ou MPF.

Et réalisez l’union à la base. D’abord avec les amis de Bernard Antony, puis avec tous les régionalistes et les identitaires, puis enfin avec toutes les autres formations nationalistes ou patriotes, sans oublier les candidats nationaux indépendants qui ne demanderaient pas mieux que de rallier une telle dynamique.

Quoi qu’il en soit, bravo Bruno Mégret, vous êtes le premier à répondre présent !

Espérons que vous serez le premier maillon d’une très longue chaîne qui doit se forger dans le respect et la fidélité à nos valeurs, bien au-delà des clivages particuliers.

Nous ne croyons plus au « chef absolu », mais en la capacité d’union des meilleurs dans la collégialité.

Pour le moment, nous souhaitons, comme nous l’avons toujours indiqué, pouvoir nous réunir autour de nos leaders naturels : Carl Lang, Bruno Mégret, Bruno Gollnisch, Bernard Antony, Robert Spieler et d’autres demain !

Quel que soit votre vote (ou votre promenade) du dimanche 6 mai, oubliez cette élection au plus vite et unissez-vous le plus rapidement possible.

L’Union sera notre volonté avant d’être notre force !


OUI AUX MEILLEURS !

NON AUX DESTRUCTEURS !

mercredi 25 avril 2007

ZERO POINTE ! NOTRE ANALYSE DU RESULTAT CATASTROPHIQUE DU CANDIDAT RESIDUEL DE LA DROITE NATIONALE…










ZERO POINTE ! NOTRE ANALYSE DU RESULTAT CATASTROPHIQUE DU CANDIDAT RESIDUEL DE LA DROITE NATIONALE…

10,44% pour Jean Marie Le Pen ! Près de 6,5 points et 1 million de voix de perdus depuis 2002 et la « divine surprise » (près de 9% et 1,7 millions de voix en comptant Bruno Mégret), la sanction est donc sans appel possible !

En cette heure encore, nos pensées vont à toutes celles et à tous ceux qui ont la tristesse, pire le désespoir ancrés au plus profond de leurs cœurs. Entre l’immense déception, l’infinie chagrin, l’authentique désillusion des meilleurs d’entres nous, et les rires narquois, les moqueries, les faux bons mots et l’insondable mauvaise foi des autres, qui ont plus fait pitié qu’envie à la salle Equinoxe l’autre soir, notre choix est très vite fait et nous n’avons de volonté que pour les premiers.

On peut accuser qui on veut, les françaises et les français qui n’ont rien compris, Villiers et ses plus d’un million d’électeurs, le soit disant vol idéologique de Sarkozy et la très forte participation, rien ne réussira à faire passer la pilule et aucune magie ne pourra tenter de transformer cette déroute historique en victoire. Oser montrer autre chose que des regrets et des excuses c’est se moquer du monde dans les grandes largeurs. Il nous suffit d'avoir vu Dieudonné arriver au QG de Le Pen dimanche soir, arrogant voire méprisant, entouré de ses gardes du corps comme s'il craignait quelque chose, affirmer: "L'échec et la déception de Le Pen ne sont pas mes affaires, je suis juste venu voir mon ami Alain Soral, et dire qu'il ne fallait pas être déçu, car, même si j'ai voté pour José Bové, la campagne fut intéressante, et je me félicité qu'on ait parlé pas mal des problèmes de PIB en Afrique", pour mieux comprendre l'ampleur de la véritable humiliation pour nos idées que furent cette campagne et ce résultat misérable.

Il n’est plus question de féliciter, pire de réélire Ubu Roi dans le délire fantasmagorique du plébiscite des mains levées, après ce que le Mouvement National vient de vivre, surtout quand Ubu ose, avec une suffisance sans borne et un culot monstre, faire porter le chapeau à ses compatriotes, forcément imbéciles et cocus !

Rien que cela, plus le reste, l’absence chronique, devenue malheureusement structurelle, de toute idées comme de toute propagande crédible, (même les textes et les photos étaient des reprises biffées de 1995 et 2002, voire 1988 !!!), déshonore et décrédibilise à l’avance le moindre futur propos émanant du clan des destructeurs que nous dénonçons depuis quelques temps déjà.

Cela ne nous empêche nullement d’aller plus loin, et, fidèles à nos habitudes, de vous livrer une analyse sérieuse, devant déboucher sur quelque chose, que vous ne trouverez évidemment pas dans les médias officiels.

La forte participation n’explique pas tout bien sur, à moins de considérer que le Mouvement National est incapable d’être attractif pour nos compatriotes ne votant habituellement pas, ou pour les nouveaux électeurs. Non, les explications sont ailleurs.

Déjà, une seule, pour le moment, a été donnée par une personnalité du FN, Jean Claude Martinez, qui affirme qu’il aura été suicidaire d’envoyer « des gamins faire la campagne » et « de faire combattre la Madelon à la place du Poilu ». Pour tous les autres, c’est le silence radio. C’est à la fois trop tard et un peu juste, mais ce n’est pas faux.

Il faut chercher TOUTES les raisons de cet échec patent, toutes, si on veut espérer faire rebondir le camp national.

Avant hier, un cadre FN a déclaré au Figaro : « Si Le Pen, père et fille, ne tirent pas les conclusions de leur défaite, ils vont nous ramener là où on a commencé ». On ne saurait mieux dire…

Ce qui est pour nous la première explication, et ce qui doit être la première pierre de la reconstruction du Mouvement National, c’est qu’on ne met pas la charrue avant les bœufs. Ce n’est pas avec une petite structure de moins de 300 cadres valables, moins de 15.000 adhérents, moins de 30.000 sympathisants, avec nombre de départements désertés et plus aucun soutien externe, (associations, syndicats, cercles, etc), qu’on peut prétendre sérieusement être au second tour d’une présidentielle, et encore plus envisager de prendre un jour le pouvoir. On a fait prendre des vessies pour des lanternes aux patriotes, uniquement sur la base du « divin miracle » de 2002. Dorénavant, on ne les prendra plus pour des gogos. Toutes celles et tous ceux à qui on a fait miroiter « la double victoire, victoire au premier tour, victoire au deuxième tour », vont méditer cette terrible leçon pendant encore quelques mois.

Nous l’avons toujours affirmé, et nous l’affirmerons encore indéfiniment, il faut un Mouvement National fort, de masse, populaire, enraciné à tous les niveaux et de débats d’idées. Il faut une organisation militante implantée partout, avec de fortes structures locales et des relais partout dans l’opinion. Cela nécessite un changement de politique militante radical.

Nous sommes la Droite Nationale, Sociale et Populaire. Qu’en reste t-il aujourd’hui ? Droite ? Le mot a complètement disparu des tracts, affiches et professions de foi ! Nationale ? L’expression se confond maintenant avec, soit le « bolchevisme », soit le Jacobinisme extrémiste, et l’Identité est bafouée ! Sociale ? Notre doctrine sociale a complètement disparu au profit d’un marxisme plus que douteux ! Populaire ? Il n’y a même plus de réseaux militants dignes de ce nom dans les ex bastions historiques du FN ! Des débats d’idées ? Mais ils ont lieu à Montretout, entre quatre personnes et entre la poire et le fromage ! Et pour donner quoi ? Le néant ! Le voila donc le superbe « laboratoire d’idées de la 5ème république » dont parle Bruno Gollnisch ! Franchement Bruno, il va falloir trouver autre chose…

Et ne parlons même pas de l’Union Patriotique, château de cartes ubuesque sur lequel on a soufflé jusqu’à plus soif.

Certes, l’UMP et ses 300.000 adhérents, c’est une créature artificielle et gonflée aux hormones financières, mais, avoir laissé croire qu’on pouvait lutter contre elle avec une organisation interne indigne des Verts, ça, les militants nationaux auront du mal à s’en remettre.

Il n’y a pas à revenir dessus, pour nous c’est la base de l’explication de l’échec !

Pas de parti Sérieux + Pas d’Union des Patriotes large, sans exclusive et sincère + Reniements sur nos valeurs + Pas d’idées crédibles et novatrices + Stratégie douteuse voire mortelle + Manque de sens tactique + Marketing de pacotille + Un candidat de 80 ans + Une suicidaire « barre à gauche » marxisante + Des déclarations suspectes « partant dans tous les sens » + Les insultes aux siens = LE TSUNAMI A L’ENVERS ! Il fallait s’y attendre et nous avons déjà tout dit dans quantité d’articles et contributions, notamment dans notre dernier bilan de la campagne « vue de chez nous ».

Qui peut sérieusement croire que les déceptions n’ont pas joué à bloc dans nos milieux, quand on voit les scores lamentables de Le Pen dans les régions ou nos amis régionalistes sont fortement implantés. Cela a été dit et répété, ce sont toujours les petits ruisseaux qui font les grandes rivières, dans le bon sens comme dans le mauvais. En multipliant les mécontentements, le clan Le Pen a reçu une volée de bois vert, quelque part méritée de haute lutte.

Passons maintenant à l’analyse du vote lui-même.

On va vous étonner, mais il faut bien commencer par là, Le Pen progresse. Non, ce n’est pas une boutade, sur certains secteurs géographiques, notamment dans les DOM TOM comme, par exemple, à la réunion, de même que dans le vote des français originaires des DOM TOM habitant la métropole, Le Pen réalise une petite percée. A la réunion, il passe de 2% à 5%, faisant dire à la gauche locale « heureusement qu’ils n’ont personne sur le terrain pour gérer cet électorat non négligeable ». On a du mal à quantifier ce (micro) phénomène, mais d’après nos premières études, il est tout de même réel. On peut d’ailleurs y ajouter les quelques dizaines de milliers de votes d’arabes français et de gauchistes révolutionnaires, péniblement amenés par les nouveaux et très subtils amis de Jean Marie Le Pen. L’ensemble pourrait concerner, d’après les premières projections, environ 1,5% de l’électorat national. (en passant, Le Pen fait passer le pourcentage des français ayant au moins voté une fois pour lui à près de 43%. On serait étonné d’avoir, par exemple, le chiffre des français de souche, ou rien que le chiffre des non musulmans !)

En fait, ce n’est pas spécialement une bonne nouvelle pour Jean Marie Le Pen, car cela ramène son score, par rapport à son électorat « historique », à 9% !

Ce score historiquement bas de Jean Marie Le Pen prouve déjà qu’en dehors du renouvellement naturel inhérent à chaque famille politique d’élection en élection, il n’a pas élargi son audience en termes de vote et qu’il n’a quasiment pas fait une voix chez les nouveaux électeurs qui ont fait grimper la participation à un niveau inégalé. Le constat s’impose avec une cruauté presque infamante.

Qui sont donc ces 9% de françaises et de français, dans l'électorat dit traditionnel du FN par les médias, qui ont voté pour Jean Marie Le Pen, alors que tout prouve qu’il n’y a eu aucune espèce d’accroche dans la campagne ? Fort des 13.000 adhérents et des 30.000 sympathisants du FN, de quelques amis « populistes » revenus au bercail, et des troupes « vaticanes » (à l’audience titanesque) de l’ensemble hétéroclite et interlope des « nationaux républicains » à tendance marxiste, « nationaux bolcheviques », pseudos « nationalistes révolutionnaires » et autres « nationaux sociaux » de gogoche nationale, bref de toutes les branches mortes d’une seule et même secte mortifère, Jean Marie Le Pen ne peut expliquer son score, ni par sa stratégie de campagne, ni par ses soutiens directs. Non, celles et ceux qui ont sauvé le FN de la disparition, des poubelles de l’histoire, c’est vous, c’est nous, ce sont tous ceux qui ont su mettre leur rancœur et leurs doutes de côté, en décidant, malgré tout, de voter une dernière fois pour Jean Marie Le Pen.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la carte des résultats. Le Pen fait ses moins mauvais scores dans le Nord et le Pas de Calais, en Rhône Alpes, en PACA, en fait dans tous les anciens bastions FN, là ou quantité d’électeurs nationaux ont préféré ne pas tenir compte des fautes et des dérives, préférant voter par pragmatisme. Ces gens là ont sauvé l’honneur du FN et de la Droite Nationale ! Sans eux, la déculotté aurait été encore plus monumentale et le Front ne s’en serait jamais relevé. Il est évident qu’à l’avenir, cet électorat fuira définitivement à la moindre incartade. Le Front National peut remercier ces gens d’honneur, qui, par centaines, nous ont contactés pour nous dire qu’ils avaient voté et fait voter en masse pour Jean Marie Le Pen. Des anciens d’Ordre Nouveau ou du PFN (notamment dans le nord), en passant par les pieds noirs et certains harkis, sans oublier des catholiques Traditionalistes, des « Nationalistes Intégraux » et d’autres « anciens », ils ont eu le réflexe qui a sauvé ce qui pouvait l’être en préservant l’avenir. La justice immanente n’aura pas sauvé Le Pen, et nous ne pouvons que nous en réjouir, tant c’est mérité. Le « Club des Cinq », lui, sa fifille, Aliot, Soral et Touzé, auront été d’une telle incompétence, d’un tel aveuglément, d’une telle arrogance, d’une telle suffisance, d’un tel mépris hautain et d’une telle médiocrité, que cela n’aurait eu aucun sens qu’ils s’en sortent à trop bon compte. Finalement, cette issue malsaine et grotesque nous a été épargnée et c’est tant mieux !

Avec pas même 1% du vote des musulmans pour Jean Marie Le Pen, (à peu près la même chose que pour Nicolas Sarkozy), il est clair que la stratégie de Marine Le Pen n’a pas apporté de voix, mais qu’elle aura porté ses fruits remplis de vers et mettant l’avenir en danger, puisque nous avons baissé notre garde sans rien obtenir en échange. Pathétique ! A noter que Jean Marie Le Pen restant en tête chez les ouvriers vivant dans les villes et quartiers les plus pauvres, (25%), en mettant en parallèle ce chiffre avec le vote musulman, un gamin se rendrait très vite compte que les votants ont été les résistants, réfractaires à la « nouvelle vague », qui n’ont cependant pas cédé à la tentation d’un vote Sarkozy, ni à celui d’un vote MPF non identifiable. A méditer avant toute reconstruction !...

Les « bobos » appréciant un Front « sympa » ? Ils continueront à serrer les mains des (de plus en plus) rares représentants du FN sur les marchés, mais ils fuiront encore plus que jamais le vote « Lepéniste ». Nous l’avons dit à maintes reprises, sympathie n’est pas adhésion et avoir cru le contraire aura été mortel. La preuve la plus cinglante ? Les scores en Ile de France, avec en pointe un « sublime » 4,58% dans Paris « Intra Muros ». Si en « Terre de Mission » on ne se comporte pas en missionnaire, alors là, autant arrêter le combat politique « sine die ».

La stratégie de rupture « ni droite ni gauche » avait déjà fait ses preuves épatantes en 1999 aux européennes, avec à peine plus de 5%. On a pourtant remis le couvert, version Valmy ou version « rouge brune », pour un même lamentable échec. Pire encore, alors qu’en 1999 on avait tapé de façon égalitaire sur la gauche comme sur la droite, tout en tentant (maladroitement) de maintenir mordicus nos valeurs dans la tempête, cette fois-ci, non seulement on a liquidé nos idées forces et historiques, en clair ce qui faisait notre originalité, (Droite Nationale Sociale et Populaire), mais en plus il y a eu un rapport à la « droite » plus que bizarre. En effet, on a laissé les agitateurs extrémistes jacobins et « rouges bruns » jouer à taper sur la droite par plaisir idéologique, et, dans le même temps, Jean Marie Le Pen, ce depuis 2003, a donné quantité de satisfecit à Nicolas Sarkozy dans sa politique, (du genre « Oui, c’est pas mal, ça va dans le bon sens, mais ça ne va pas assez loin ! »), laissant accréditer l’idée malsaine que nous pouvions avoir quelque chose en commun avec ces gens au niveau des valeurs, alors que nos réponses n’ont jamais été les leurs et vice-versa.

Jean Pierre Stirbois avait pourtant largement démontré qu’on pouvait s’allier à la Droite, sans jamais rien renier de nos valeurs intrinsèques, de nos fondamentaux culturels, spirituelles et politiques. Il est bien loin le temps du sol ferme de l’intellect chez nous. Dommage…

La synthèse entres ces deux tendances absurdes aura été réalisé par Marine Le Pen, avec son fameux slogan « Ils ont tout cassé ! », bien plus pervers qu’il n’y parait au premier abord. En effet, s’ils ont tout cassé, c’est que ça marchait très bien avant et qu’il faut donc tout rétablir. C’est une évidence à laquelle les électeurs ont répondu en votant massivement pour Nicolas Sarkozy, les « anti Sarkozy » se regroupant derrière François Bayrou ou, en partie, … Ségolène Royal ! Pour ne pas exister, voire pour disparaître, on ne devait pas s’y prendre autrement. Ainsi, on a donné une incroyable prime au Pompier pyromane de l’UMP, en plus de donner corps au mythe du Sarkozy empêché d’agir pleinement par Chirac, sans même parler du crime qu’aura été l’absurdité de réussir l’exploit de le rendre sympathique aux yeux d’une certaine partie par des attaques de dernières minutes, autant illogiques que désordonnées.

Concernant le « Ils ont tout cassé », non, nous savons bien que ça ne marchait pas mieux avant, et que, si la situation est aussi catastrophique, c’est que le système est intrinsèquement pervers. Ca ne se voyait pas avant de façon si flagrante, mais toutes les conditions idéologiques de la décadence étaient déjà réunies bien avant les années 70. Toute notre doctrine, dans la diversité de ses chapelles, ne vise qu’à changer les termes mêmes du débat actuel. En acceptant ces termes, ces conditions, en cédant aux sirènes faciles du système, Marine Le Pen, (peut être même sans s’en rendre compte), a bradé des décennies de combat idéologique, des décennies de « plus petit dénominateur commun ». A partir de là, toute reconstruction s’annonce ténue. Elle n’est pas impossible, mais elle est, pour le moment, fortement compromise.

Nous avons déjà parlé de la réaction de Jean Claude Martinez. Pour le moment, c’est la seule en provenance du Front. Les autres se taisent et c’est dramatique. Quand Jospin a échoué en 2002, (sans pour autant chuter aussi lamentablement que Le Pen aujourd’hui), il est immédiatement parti et le PS a réagit en 48 heures, Hollande prenant la pouvoir et remettant ses troupes en ordre de bataille. Là, rien, pas de réaction de la part de Carl Lang et Bruno Gollnisch ! Qu’ils fassent très attention, car sans réaction salvatrice de leur part, les patriotes, nationaux et nationalistes vont se détourner d’eux.

La réaction de Martinez est évidemment à de années lumières d’être suffisante pour expliquer et rebâtir, mais c’est un bon début. D’autres ont suivi, mais venant d’en dehors du FN.

Commençons par les parasites. L’ensemble de la galaxie « gaucho lepéniste » se félicite du résultat. Incroyable mais vrai ! Alain Soral a déclaré, toute honte bue : « Le Pen méritait la France, mais la France ne méritait pas Le Pen ! ». D’autres nuisibles se sont laissé aller à des commentaires dithyrambiques du genre : « Jean Marie Le Pen a ouvert une brèche et a été très courageux. Il faut continuer sur cette voie, la seule qui peut nous conduire au succès », le tout en continuant à fustiger et à insulter « les ringards, les réactionnaires, les droitistes sociaux traîtres et les intégristes », tous à fusiller ! Au moins, ces gens ont un certain don pour l’humour et ils ne risquent rien puisque le ridicule ne tue plus depuis longtemps et que l’échec ne mène plus au suicide depuis Vatel. Il vaut mieux laisser ces loups se dévorer entres eux…

Beaucoup plus sérieusement, d’autres dressent un début de constat bien plus adéquat.

En provenance des milieux catholiques, (Bernard Antony, Présent, Chrétienté Info, Monde et Vie et d’autres), on dénonce l’échec de la stratégie du « gaucho lepénisme », et certains affirment leur volonté de reconstruire.

L’analyse d’Yves Daoudal, pour sympathique qu’elle soit, ne nous satisfait pas le moins du monde. D’abord elle sonne faux. On ne peut pas dire le lendemain, le contraire de ce qu’on affirmait la veille. Ensuite, la question de l’image nous parait parfaitement secondaire. Nous préférons maintenir que sans racines militantes et sans racines doctrinales, rien n’est envisageable. Ca ne fait pas tout bien sur, car sans finitions pas de maison habitable, mais sans fondations pas de maison du tout ! Qu’une telle lapalissade puisse échapper aux esprits les plus éclairés, c’est tout simplement ahurissant !
Et "Minute" peut bien nous proposer son analyse bien mince et conformiste, rien ne nous empêchera de marteller que rien ne remplace la base et les fondamentaux: La doctrine (et non le dogme bien sur) et l'enracinement sur le terrain. Sans cela et hors de ce chemin, point de salut!



On peut partager les analyses sur le « vote inutile », la « diabolisation de Sarkozy » qui lui aura été profitable, ou la « multi dispersion des voix nationales » entre Le Pen, Villiers, Sarkozy, Bayrou et Nihous, (certains allant jusqu’à parler d’un potentiel record de 25% … Petit Papa Noël), mais la seule chose qui vaille, c’est L’UNION DE TOUS, sans exclusive, sans exclusion, sans plus jamais d’insultes et de quolibets. Certains s’y sont essayé, sûrs que le « bon peuple » ne pouvait qu’être émerveillé devant leur « suprême intelligence », la vista de leurs propositions et le génie de leur « Deus Ex Machina ». Aujourd’hui, ils s’étonnent, avec dégoût, que ce même peuple n’ait pas eu la subtilité de comprendre le bonheur nirvanique qui leur était promis. Quand on ne peut avoir le peuple avec soi, on change de peuple ! N’était-ce pas le leitmotiv lepéniste des années 80/90 d’ailleurs ?

Alain Soral et ses sbires sont écoeurés des Français, et ils ont la haine des « beaufs » qui les ont rejetés. Sur, ça ne peut être la faute qu’à ces « réactionnaires fascisants, valets du système et supplétifs antimarxistes » ! Continuez, continuez braves gens, avec ça c’est clair qu’on va droit vers la paix civile. Heureusement, ces gens ne représentent qu’eux-mêmes et, de toute façon, ils trouveront toujours à qui parler. Heureusement…

Marine Le Pen, le médiocre Louis Aliot, le calamiteux Jean François Touzé et Martial Bild (qui va pouvoir retourner au coloriage des affiches selon le sexe et l’âge de l’électorat visé. C’est super !), affirment de concert que « c’est une très grande victoire idéologique du FN » ! Laissons ces clowns à leur euphorie, car nous savons que si notre « idéologie » se résume à un patriotisme de pacotille et à quelques éléments sécuritaires et autoritaires, c’est que nous n’avons plus rien à dire à la France et que la France n’a plus rien à dire au Monde ! Pour commencer, ce sont d’abord eux qui n’ont rien à dire et qui devraient plutôt se cacher.

Quant à Jean Marie Le Pen, il vient de faire, avant-hier, cette stupéfiante déclaration : « Les Français vont être cocufiés, encore une fois, mais ils en ont l’habitude, c’est une seconde nature chez eux » !!! Ainsi, l’aveu tombe, il fallait donc obéir aveuglément en tout, avoir le petit doigt sur la couture du pantalon et laisser faire « le moindre mal » par défaut, puisque Maître Le Pen s’occupait de nous, le trop bon, ne voulant que faire notre bonheur malgré nous, voire contre nous. Désolé M Le Pen, mais chez les Gaulois, ça ne marche pas et ça ne marchera jamais. Le Français aime savoir à quelle sauce il va être mangé, et, s’il a préféré les mensonges à votre fourre tout idéologique de bazar, à votre grand n’importe quoi, c’est uniquement de votre faute ! Pour lui, ce pauvre « Bitru », ou pour elle, cette agaçante « Mme Plumeau », ni la recette ni la sauce n’ont trouvé goût à leurs yeux. Raté, définitivement raté !

Au final, et en mettant évidemment de côté les éléments tactiques, c’est, pour le moment Bruno Mégret qui a fait la bonne analyse. Il a attaqué la stratégie suicidaire de Marine Le Pen, et il a surtout stigmatisé le fait qu’on n’ait pas attaqué, depuis longtemps et de front, Nicolas Sarkozy. Surtout, il vient de proposer une « Union des patriotes sincère, de l’ensemble des composantes de la Droite Nationale, sans exclusive, à laquelle on pouvait tenter d’agréger le MPF et les amis de Nicolas Dupont Aignan ». Au moins, le débat que nous appelions de nos vœux est lancé et nous espérons qu’il aboutisse très vite sur quelque chose de concret.

Nous sommes d’accord avec les interrogations lues sur l’excellent site « Vox Galliae ». En voici un extrait. « Il est maintenant de la responsabilité des leaders politiques d'aborder la question vitale du rassemblement des forces nationales. Lorsqu'on lit certaines déclarations publiques essentiellement inspirées par la méthode Coué, il y a de quoi s'inquiéter. Pour se battre il faut avoir la foi et l'espérance. Si certains préfèrent jouer avec, il ne faudra pas s'étonner que de plus en plus (de militants NDLR) cèdent au découragement et au mortifère renoncement. Personne n'est à l'abri, moi compris ». On ne saurait mieux dire…

Dans le concret, il faut penser aux législatives dès maintenant. L’Union peut et doit se faire, si on veut échapper à une nouvelle déroute de nos idées. Dans cette optique, il n’y a aucune hésitation à avoir. L’Union, si elle veut avoir une chance, doit d’abord se faire dans le cœur même de la Droite Nationale. Il est en effet hors de question de la proposer au MPF ou à DLR, sans avoir d’abord remis de l’ordre dans notre famille politique historique.

C’est pourquoi il doit y avoir au préalable, un accord entres le FN, le MNR, les amis de Bernard Antony, les nombreux Régionalistes, les Identitaires, les nationalistes indépendants, ainsi que l’ensemble des mouvements autonomes et des associations, clubs et cercles de nos milieux. Nous l’avons déjà dit, nous le maintenons. Après, et seulement après, il sera temps de proposer une Union beaucoup plus large au MPF et aux amis de M Dupont Aignan.

Il est clair qu’on n’échappera pas à la priorité qui devra être donnée à l’enracinement militant local dans le choix des candidatures à ces législatives. Toute autre orientation serait suicidaire !

Quantité de patriotes indépendants, (de petites organisations ou sans étiquette) sont localement très connus, nos amis identitaires font un remarquable travail de terrain, nos amis régionalistes sont particulièrement puissants sur leurs différents secteurs et il en va de même des amis de Bernard Antony. En gros cela concerne, selon nos sources, un maximum de 60 circonscriptions. Il faut absolument faire l’effort de les leur laisser.

Au MNR, 150 candidats, femmes ou hommes, ont une implantation et une notoriété locales connues et reconnues, dont une centaine sans rival(e) crédible. Il faut laisser cette centaine là au MNR !

Après, il est possible de proposer au MPF, de leur laisser leurs 80 meilleures circonscriptions, sur les 120 qu’ils seraient en droit d’exiger. Ce ne serait que Justice. Quand aux amis de M Dupont Aignan, s’ils acceptaient une large union avec nous, ils ne pourraient pas demander plus que leurs dix bastions, plus 40 autres circonscriptions pour accéder au financement public. Mais, sans préjuger de ce que l’avenir nous dira, nous avons des doutes (légitimes) sur la possibilité d’un accord avec messieurs Villiers ou Dupont Aignan. Attendons…

Quoi qu’il en soit, cela laisserait environ 290 circonscriptions pour le seul FN, ce qui nous semble particulièrement équilibré, compte tenu du rapport de force tenant compte de l’ensemble des paramètres. En effet, le MNR, par exemple, a de meilleurs cadres que les autres, et le MPF a près du double d’adhérents que le FN. On ne peut pas tenir compte que du seul critère de l’antériorité historique ou de l’image de marque, ce serait folie. D’autant plus, qu’au final, concernant le reversement financier lié à ces élections, les 60 circonscriptions dont nous avons parlé en premier, seraient automatiquement comptabilisées en faveur du Front National, portant le total « FN » à 350 circonscriptions, à charge pour les intéressés de s’arranger entres eux et en bonne intelligence.

Ce n’est, pour le moment, qu’un détail, mais, compte tenu des derniers évènements, il nous paraîtrait malvenu que Bruno Mégret se contente de seulement 60 circonscriptions, car, même si nous comprenons sa vision tactique, il nous semble bien plus importants de ne tenir compte que du seul critère objectif de la réalité du terrain. Mais, après tout, c’est son affaire. Seul le réalisme nous conduit à cette conclusion pragmatique.

Une telle Union peut et doit, non seulement sauver ce qui peut l’être, mais en plus permettre de rebondir.

Nous ne doutons pas un seul instant que, comme cela s’est déjà produit par le passé, s’il n’y a pas d’union sincère et authentique, le FN baissera encore par rapport à la Présidentielle, par effet mécanique comme par carence militante, et que les autres n’en profiteront pas, comme ils ne permettront pas au score global de la Droite Nationale d’apparaître comme acceptable par nos compatriotes comme par les observateurs.

Sans Union, le FN passera largement sous la barre des 10%.

Soyons réalistes, si le FN ne veut pas d’union, il n’y a plus la moindre chance de voir le MPF ou DLR accepter la moindre entente.

A partir de là, en cas de refus suicidaire du FN, le MNR devra organiser seul cette union, avec les nationalistes indépendants, les régionalistes, les identitaires, les amis de Bernard Antony et toutes les organisations patriotes autonomes.

Seule cette solution de remplacement peut permettre de réaliser autour du MNR, un pôle permettant d’espérer aller jusqu’au 5%, score symbolique qui serait révélateur et qui servirait de base au renouveau, puis à la reconstruction unitaire et collégiale.

Si le MNR y va seul, il peut espérer 2% de moyenne avec des pointes dans ses bastions, mais ça n’ira pas plus loin, et Bruno Mégret le sait mieux que quiconque, d’où son initiative qu’il faut étoffer. Mégret est particulièrement bien placé pour savoir que la dynamique de l’union n’est pas seulement comptable, loin s’en faut, mais que la synergie se crée par la volonté, le symbole, et l’image positive qui en est donnée.

Comme nous l’avons toujours dit, nous soutiendrons toute initiative d’union et nous sommes donc ravis de celle prise par M Mégret. Nous attendons la suite. Mais, d’ores et déjà, nous pouvons vous confirmer que, si l’union, même à minima, ne se réalise pas, nous publierons et nous diffuserons une liste de candidats patriotes pour qui il faudrait voter, quel que soit leur étiquette ou appartenance.

Nous affirmons également que notre volonté d’Union fait que nous engageons l’ensemble des patriotes, nationalistes et nationaux à oublier les rancoeurs et les querelles tant inutiles que stériles. C’est pourquoi il ne faut rejeter personne, pas même Marine Le Pen et ses amis, dans les limbes ou ils ont pourtant voulu y placer nos idéaux. Dans la difficulté, il faut savoir être plus royaliste que le Roi et pratiquer une magnanimité sans faille. Cependant, puisque nous sommes le camp de la responsabilité, et que celle-ci est une valeur clé de notre engagement, nous demandons aux responsables les plus marqués de ce cruel échec, à savoir Marine Le Pen, Louis Aliot, Jean François Touzé et Alain Soral, d’avoir la dignité et l’honneur de ne pas osé se présenter à ces élections législatives. C’est la moindre des choses, et c’est une punition légitime bien légère par rapport à leurs fautes, innombrables et indiscutables, qui ont conduit à la déroute prévisible. Ne pas être exclus ne signifie pas non plus revenir en deuxième semaine pour obtenir, par-dessus le marché, une médaille en récompense. Ce serait impropre, incorrect et contraire à nos principes. Il faut que le coup soit marqué, de façon équilibré, mais marqué quand même. Si ces gens avaient l’outrecuidance d’oser se présenter, nous mènerons activement campagne contre eux afin que leurs scores respectifs leur servent de sanction immanente.

Quant à Jean Marie Le Pen, il vient d’affirmer qu’il était hors de question que sa succession soit à l’ordre du jour. Cet entêtement nauséeux et pitoyable ne nous regarde que de loin. Il appartient aux Lang, Gollnisch, Baeckeroot, Martinez, et à leurs amis, de régler ce problème vite et bien, s’ils veulent que le FN reste présent dans la sphère politique française.

Nous n’avons au cœur que l’avenir du Mouvement National, et, si nous préférons bien sur que le renouveau s’articule autour d’un FN rénové, s’il doit se faire sans le FN à cause de Le Pen et de son clan, il se fera sans le FN, un point c’est tout !

Les derniers résultats font que les nationaux n’hésiteront plus jamais à écouter leur instinct. On ne les piègera plus si facilement.

Mais, s’ils sont tombés, une ultime fois, dans le piège tendu par une Lepénie patentée à bout de souffle, le FN s’est lui-même fait piéger de la façon la plus stupide, et ce sera notre conclusion provisoire.

Comment ne pas se rendre compte que le système a réussi à faire tombé Le Pen, (et nous avec reconnaissons le, mais nous ne nous prétendions pas devin comme lui), dans un piège savamment préparé depuis de longs mois. Comment expliquer autrement ces innombrables reportages télévisés, reportages dans lesquels on nous montrait des régions sinistrées ayant voté à 30 ou 35% pour Le Pen en 2002, et dans lesquels, les électeurs de 2002 affirmaient en chœur que 2002 c’était l’avertissement mais que 2007 serait la confirmation. Dans toutes ces émissions TV, pas un électeur de 2002 n’a dit qu’il ne voterait pas Le Pen, et les journalistes ont tous annoncé une montée spectaculaire du vote Le Pen dans ces régions. Pour ne prendre que l’emblématique département de l’Ain, la presse annonçait une déferlante Le Pen encore plus haute que les près de 26% de la droite Nationale en 2002. On parlait de plus de 30% ! Résultat, Le Pen + Villiers = 14% dan l’Ain ! Dans les fameuses « zones sinistrées », Le Pen perd à chaque fois plus de la moitié de ses voix de 2002. C’est donc bien la preuve que Jean Marie Le Pen est tombé dans le panneau lamentablement, lui qui se prétend bon analyste et visionnaire.

Il n’aura donc pas su prévenir ce piège grossier, il n’aura pas eu la vision de sa propre chute, de sa propre décadence et de la ruine de la maison Le Pen !

Dès 1993, après 10 années de succès dus au duo « Le Pen / Stirbois », puis Mégret en partie, décennie marquée par l’indéfectible attachement à la personnalité de Jean Marie Le Pen, on a commencé à justifier la fidélité à Le Pen par ce fameux slogan qui résume tout : « Quand on voit qui est contre, on ne peut être que pour ». Après bien des lézardes et des cassures, depuis dimanche dernier, nous sommes entrés dans l’ère : « Quand on voit qui est pour, on ne peut être que contre » ! Ne pas s’en rendre compte, qu’on le veuille ou non, qu’on l’accepte ou qu’on le déplore pour les plus idolâtres, c’est proprement suicidaire et cela menace l’existence même d’un grand courant national en France. Pour le moment et jusqu’à preuve du contraire, le seul à proposer une alternative à la destruction et à la ruine, c’est Bruno Mégret, qui devra bien sur donner d’autres gages, mais qui, reconnaissons le, a bien évolué sur quantité de sujets cruciaux pour nous.

Une bonne indication pourrait être son refus de tout soutien à Sarkozy ! Ce n’est évidemment pas parce que la racaille rouge-brune crie haut et fort depuis sa cabine téléphonique, (maintenant qu’ils ont perdu Montretout comme porte voix), qu’elle votera Royal contre les « salauds d’extrême droite », qu’il faut se précipiter dans les bras du nain américano mondialiste de Neuilly. Aucun des deux candidats n’a nos faveurs, c’est très clair. Nous sommes de Droite, c’est tout aussi clair. Mais nous ne pouvons que constater que, si par malheur Sarkozy est élu, il changera définitivement le visage de la France, avant tout de deux manières : En mettant en œuvre la discrimination positive, donc la préférence étrangère ; et il extirpera de force tout principe d’autorité en dégageant le Président de sa position, de sa posture d’arbitre au-dessus de la mêlés. Sans même parler du reste concernant le personnage, reste sur lequel nous reviendrons plus tard dans un prochain article.

Une première piste pourrait conduire, selon nous, à constater que Royal est ferme en politique étrangère, qu’elle propose le référendum sur l’Europe, qu’elle ne supprime pas le poste de premier ministre, chose qui nous américaniserait un peu plus, qu’elle ne remet pas en cause notre siège au Conseil de sécurité à l’ONU, et qu’elle propose la proportionnelle. Il faudrait donc obliger Nicolas Sarkozy à accepter nos conditions pour un éventuel appel à voter pour lui. UN, le refus de l’intégration dans l’OTAN et de l’alignement servile sur les Etats-Unis d’Amérique. DEUX, maintien évident de notre siège au Conseil de Sécurité de l’ONU. TROIS, acceptation par Sarkozy de la proportionnelle et du référendum, notamment pour la question européenne. QUATRE. Maintien du poste de Premier Ministre et du principe d’autorité arbitrale du Président de la République.

Si Sarkozy refuse d’accepter de telles conditions, tout à fait primaires et basiques, il faudra alors se résoudre à lui faire barrage par tous les moyens, car il est intrinsèquement bien plus pervers que Royal. Comme nous l’avons déjà dit, ce n’est pas une question de camp, (cela aurait été différent avec un Villepin ou un Balladur par exemple), mais c’est une question de dimension civilisationnelle et de vision de la France. Pour le moment, en étant un tant soi peu objectifs, Sarkozy est le valet des USA et pas autre chose !

A moins d’un miracle, notre consigne ne changera pas, ce sera TOUT SAUF SARKOZY !

A lui de changer réellement, de faire des gestes dans notre direction, s’il veut nos voix, autrement il sera battu. S’il est logique que la gauche nous rejette comme nous la rejetons, il n’est pas admissible que la droite courbe nous repousse et nous voue aux gémonies. Nous ne serons jamais les harkis d’une droite lâche et veule. A elle de faire un geste, d’accepter que nous existions, dans le cas contraire, elle sera battue, comme elle le sera encore et toujours, jusqu’à ce qu’elle nous respecte. Nous ne demandons pas autre chose que le respect, mais apparemment, même ça c’est trop difficile à comprendre et à accepter pour ses dirigeants.

La balle est dans leur camp !

Quoi qu’il en soit, amis et camarades, Jean Marie Le Pen avait juré par tous les Saints et les Diables qu’il ferait largement plus que 22%, que Bayrou aurait du mal à passer les 10%, que Sarkozy pouvait être éliminé du second tour, qu’il était sur que Royal serait crucifiée dès le premier tour, et en fait, JMLP a eu tort sur tout, tort en tout, et il faudrait continuer ad vitam comme si rien ne s’était passé.

Non merci ! Ca, jamais ! Plus jamais ça !

NOUS DEVONS EXIGER LE RENOUVEAU PAR L’UNION DES MAINTENANT !

LE PEN EST MORT ! VIVE L’UNION DE TOUS LES PATRIOTES ! ! !

Ne décevons plus jamais les meilleures volontés !

Et, dans l’attente d’un hypothétique petit miracle : TOUT SAUF SARKOZY !

NB : Bayrou vient implicitement d’annoncer, même s’il s’en défend, qu’il ne voterait pas Sarkozy. Ce dernier n’a plus de réserve de voix et s’épuise à créer de faux partis, fidèles aux méthodes apprises avec Pasqua. Gageons qu’il nous refusera le plus élémentaire des respects ... quitte à tout perdre, tenu qu'il est par les lobbies!

Pour mieux comprendre : Relire nos articles (et les commentaires souvent édifiants).
- Bilan définitif de la campagne…
- Dernière nouvelle : Jean Marie Le Pen creuse sa tombe électorale…
- Réponse à Alain Soral… (et autres Soraleries).
- Etat réel du FN et de toute la Droite Nationale…
- Notre ex projet d’appel...
- Articles sur Dubois, Touzé, La Farce de l’union patriotique.
- La plupart des articles catégoriels du mois de février.

Comptez sur nous, nous reviendrons d’ici quelques jours pour de nouvelles infos.

NE CEDEZ PAS AU DECOURAGEMENT ! EN AVANT ! DANS L’UNION !
Envoyé par un sympathisant

dimanche 22 avril 2007

LE PEN ELIMINE DU SECOND TOUR AVEC UN SCORE RIDICULE : AU FINAL, ON RECOLTE TOUJOURS CE QU’ON SEME ! ET CE N’EST QUE JUSTICE !


LE PEN ELIMINE DU SECOND TOUR avec le score ridicule de 10,44% (!) : AU FINAL, ON RECOLTE TOUJOURS CE QU’ON SEME ! ET CE N’EST QUE JUSTICE !


L'evidence doit s'imposer à tous ! ! ! Les Patriotes, Nationaux et Nationalistes ont été trahis et manipulés par des menteurs ! ! ! Les pires des clowns ont masqué la réalité aux militants patriotes. Ils ont joué "embrassons-nous folle ville", avec un second tour donné comme acquis et la promesse de la victoire finale le 6 mai. Malheureusement, un certain nombre de nos camarades se sont laissés bernés. Tous les destructeurs doivent être neutralisés. Nous savions, pour l'avoir toujours affirmé, que Le Pen ne serait jamais au second tour, mais nous espérions en un sursaut, pour, comme nous l'avons dit à maintes reprises "faire en sorte que le score ne soit pas trop bas". C'est raté et il va falloir tout reconstruire. Que cette déroute monumentale soit le symbole du refus de toute trahison, de tout reniement et de tout comportement indigne, comme celui de l'indispensable renouveau dans l'union.


Résultats définitifs:

Sarkozy : 30,18%.
Royal : 25,87%.
Bayrou : 18,57%.
Le Pen : 10,44%. (Villiers à 2,26%)

Le Pen perd 6,5 points et 1.000.000 électeurs par rapport à 2002 (9 points et 1,7 millions de voix en comptant Mégret), alors qu'il y avait l'Union des Patriotes (même sabotée) ! C'est la CATASTROPHE !

Plus que ridicule, c'est un score minable pour Le Pen, à bout de souffle, par rapport à l'état de la France. Après avoir été le Bélier de la Droite Nationale, Jean Marie Le Pen en est le boulet. La faute à ses errements qui l'auront conduit à écouter les voix des fossoyeurs de nos idées!

LE SURSAUT DOIT SE FAIRE DANS L'UNION ! ! !


Quoi qu’il en soit, Le Pen est éliminé, il termine quatrième, il baisse en pourcentage et en nombre de voix, pour finir par son plus mauvais score depuis 1981. Il termine ainsi sa carrière d’une bien piètre manière. Il peut dire merci à ses conseillers !... Il y a un mois et demi, nous écrivions "pourvu que Le Pen ne tombe pas à 12,5%", et, il y a encore quatre jours, nous indiquions à propos de nouveaux reniements, "si ça continue ça va être moins de 13%", alors, nous ne retirons aucune gloire d'avoir eu raison de façon encore plus spectaculaire, mais nos coeurs sont tristes pour la France et pour notre Idéal chevillé au corps. Cela doit servir de leçons à toutes et tous ! Comme le disait lui même Le Pen, on peut tout faire avec une baïonnette, sauf s'asseoir dessus.

Ainsi sonne le glas ! Ainsi, voilà signé l’échec des parasites, des nuisibles, des destructeurs, de celles et ceux qui auront saboté la dernière campagne de Jean Marie Le Pen, avec l’aval voire la complicité de ce dernier. Ainsi, c’est l’échec total pour Marine Le Pen, Louis Aliot et Alain Soral, les sectateurs de la nouvelle vague, tombeau de nos valeurs et vaguelette électorale, comme nous le constatons.

Ne nous leurrons pas et regardons la réalité en face, cette déroute, car c’en est une, était largement prévisible. La candidature de Jean Marie Le Pen, fut-elle ultime, accompagnée de la « stratégie » d’ouverture Marino-Soralienne, c’était une promesse effective et sans faille de présence au second tour, mieux une garantie. Le Pen avait, en effet, un socle électoral de 19,3% (lui + Mégret en 2002), la situation de la France avait empiré, et, avec l’ouverture et le nouveau « look », on allait voir ce qu’on allait voir : Le second tour était assuré et la victoire possible. Las, on a vu, en lieu et place de second tour, on a droit à la bérézina, et on peut dire « qu’ils ont tout cassé » pour pas grand-chose en fait.

Déjà, les réactions ne se font pas attendre. Ils commencent à être nombreux ceux qui demandent et exigent des comptes. Car enfin, il faudra bien expliquer comment on a pu aussi maladroitement confondre sympathie et adhésion, idées avec vagues suggestions, promesses avec sagesse, etc. Et enfin, il faudra bien que les responsables reconnaissent leur responsabilité dans ce sabotage en règle du Mouvement National!

Nous publierons les réactions officielles demain, mais vous pouvez deviner ce qu’il en est chez Carl Lang et ses amis.

Ainsi, Le Pen a tout cassé pour rien ! Il a ouvert une boite de Pandore dont on ignore encore les effets pervers à long terme, et, en échange, il n’obtient rien du tout, pas même une place en final pour la seconde fois d’affilée. Placé dans la même position que Royal, il subit une défaite cinglante. On imagine l’ire des nationaux, nationalistes et patriotes, à qui on a fait miroiter la lune et qui n’auront droit qu’à la colline des pendus.

Pourtant, depuis début 2006, des milliers de militants ont alerté et tenté de prévenir cette catastrophe annoncée car tellement visible. Mais rien n’y a fait et Jean Marie Le Pen aura mené, seul contre tous, (seulement aidé de sa fille, d’Aliot et de Touzé), cette campagne misérable qui s’achève en désastre.

La démolition de l’Union des Patriotes aura été le pathétique symbole de l’échec programmé. On avait promis Austerlitz via Valmy aux patriotes, ils se réveillent ce soir avec Waterloo via Munich. Bien pire, à cause des fautes de Le Pen, des erreurs de Bayrou, comme des bourdes de tous les autres, la France a la gueule de bois et se retrouve avec un second tour dont personne ne voulait chez ceux qui souffrent : Sarkozy / Royal !

Cela aura de lourdes conséquences dans l’avenir, car c’est la fracture qui s’alourdit entre la France pour qui tout va bien et la France qui crie sa douleur quotidienne.

Il faudra analyser en profondeur cet échec dramatique, surtout vis-à-vis de ceux qui ont suivi Le Pen mordicus, même si tout a été dit et bien dit malheureusement.

Maintenant, il faut faire ce que nous avons toujours dit : L’Union de tous pour les législatives, autour de nos leaders naturels, enfin de retour.

Ne désespérez pas, mobilisez-vous pour cette union et surtout :

TOUT SAUF SARKOZY ! ! !

A demain pour de plus amples informations...

Malgré l’écoeurement et l’envie de vomir que nous donne ce résultat, et malgré notre rejet de la gauche, notre devoir, notre honneur, c’est de tout faire pour barrer la route à Sarkozy, le candidat le plus antifrançais de l’histoire !...

TOUT SAUF SARKOZY ! ! !

NB: Nous avons appeler à voter Le Pen par pragmatisme avant tout militant, comme nous nous en sommes expliqués, et cette triste soirée, nous l'avions prévu de longue date, comme bien d'autres que nous. Tout était en place dès avril 2003, puis il y a eu les crises successives de 2004, 2005 et 2006, mais le second tour était encore jouable via l'Union Patriotique. Hélas, les brillants "stratèges" de la campagne ont, à l'image d'un JMLP bien décevant et suffisant à l'excès, "tout cassé" ! Malheur à eux ! Maintenant, les vrais patriotes doivent être écoutés !

ENFIN … AVEC UN PEU DE RETARD, LES VRAIS RESULTATS !


???? ENFIN … AVEC UN PEU DE RETARD, LES VRAIS RESULTATS ! ! !

Afin de nous conformer à la Loi, nous avons utilisé de faux noms. A vous de retrouver les bons…


Mylène Pamal : 23%.

Henri Lebéarn : 21,5%.

Nàrcis Radetskÿ : 20%.

Jildas Maeg Legoff : 14,5%.

Norbert de Valois de Mita: 6%.

Henriette Manœuvrière : 4%.

Manuel Lapipe : 3,5%.

Xavier LaCRoix : 2,5%.

René Ninfo : 2,5%.

Anne Pierre Commode : 2%.

Frédérique Pharma : 1,5%.

Eugène Laccent : 1%.


NON ! EVIDEMMENT TOUT EST FAUX ! ARCHIFAUX !...

Nous tenions simplement à vous mettre en garde contre toutes les manipulations et autres rumeurs qui vont circuler toute la journée, notamment sur Internet.

Par contre, afin de vous démontrer, par l’absurde, l’inégalité des citoyens devant le vote, ce soir, à 20h00 (moins une seconde), nous publierons les résultats quasi définitifs, avec analyses, commentaires et premières réactions.

Vous aurez donc tout avant tout le monde, pour de vrai cette fois-ci…

A CE SOIR 19H59MN59SECONDES ! ! !

samedi 21 avril 2007

ATTENTION: ICI TOUS LES RESULTATS DEFINITIFS DU PREMIER TOUR DES DIMANCHE 08H00 OUVERTURE DES BUREAUX DE VOTE ! ! !


ATTENTION: ICI TOUS LES RESULTATS DEFINITIFS DU PREMIER TOUR DES DIMANCHE 08H00 OUVERTURE DES BUREAUX DE VOTE ! ! !


LES RESULTATS AVANT MÊME D'ALLER VOTER ! ! ! ! ! !


LES RESULTATS 12 HEURES AVANT TOUT LE MONDE !


TOUS LES RESULTATS A 0,2% PRES !


ICI DEMAIN DIMANCHE, A 08H00,


POUR LE PETIT DEJEUNER...



SCOOP - UNE PREMIERE DANS L'HISTOIRE DES SCRUTINS ELECTORAUX EN FRANCE ET DANS LE MONDE !


SUITE AUX SCANDALES MULTIPLES LIES A CETTE ELECTION PRESIDENTIELLE FRANCAISE, (Machines à voter manipulables, votes par internet pouvant être truqués, vote de plus de 800.000 français 24 heures avant donnant des résultats quasi définitifs pour l'élite jusqu'à 26h00 avant tout le monde, etc, voir notre dernier article + commentaires), NOUS AVONS DECIDE DE PASSER OUTRE ET DE VOUS DONNER LES RESULTATS DEFINITIFS DE L'ELECTION (A 0,2% près ... évidemment uniquement valables si vous ne les aviez pas eu avant CQFD c'est le serpent qui se mord la queue, alors à l'état de revoir sa copie) !


NOUS PUBLIERONS ICI MÊME CES RESULTATS DES DEMAIN MATIN A 08H00, C'EST A DIRE A L'HEURE D'OUVERTURE DES BUREAUX DE VOTE ! ! !


VOUS AUREZ DONC TOUS LES RESULTATS AVANT MEME D'ALLER VOTER !


TOUS LES CITOYENS DOIVENT ÊTRE EGAUX DEVANT LA LOI !


LIBERTE EGALITE FRATERNITE !


EQUITE ET JUSTICE !


ICI TOUS LES RESULTATS DES DEMAIN 08H00 !


ICI TOUS LES CITOYENS SONT DES PRIVILEGIES !


LES RESULTATS AVANT MÊME D'ALLER VOTER ! ! ! ! ! !

Après l'exil de certains, après le forfait de Morandini, après la capitulation des fanfarons ...

LA RESISTANCE EST ICI ET PAS AILLEURS !


ALLEZ VOTER EN TOUTE SECURITE ! ! !

vendredi 20 avril 2007

DERNIER JOUR DE CAMPAGNE. QUELQUES REFLEXIONS ET UN ULTIME SCCOP : LES « MILIEUX TRES AUTORISES » AURONT LES VRAIS RESULTATS DES SAMEDI 17H30 !




DERNIER JOUR DE CAMPAGNE. QUELQUES REFLEXIONS ET UN ULTIME SCCOP : LES « MILIEUX TRES AUTORISES » AURONT LES VRAIS RESULTATS DES SAMEDI 17H30 !





Ce doit être le quinzième et le tout dernier scoop du premier tour que nous vous révélons. Les « milieux autorisés », comme disait Coluche, auront les résultats définitifs, (à 0,8% près), dès demain samedi vers 17h30. Encore une fois, nous sommes les seuls à vous donner cette information alors qu’elle ne souffre d’aucune contestation possible. Tous complices ?...



Comment cela est-il possible ? Nous allons vous l’expliquer, puisque personne, pas même les dirigeants du Front National, ne vous dit la vérité et qu’on peut ainsi vous mentir en toute impunité. Après, tous ces beaux parleurs iront faire interdire les estimations « sorties des urnes » du dimanche 18h00 au nom de l’égalité républicaine. Vaste blague !



Petit retour en arrière explicatif. 2002, élection présidentielle. Comme pour toutes les élections précédentes, tout le monde vote le dimanche sur l’ensemble du territoire de la république. 20h00, estimations « sorties des urnes » : Chirac est devant … Jean Marie Le Pen. Depuis 18h00, les édiles du PS, comme les autres, connaissent ce résultat et, dans leur bureau, ils réfléchissent à une ultime solution pour inverser cette tendance par un petit miracle.



Quelqu’un a une idée. « On » va tout faire pour inverser la tendance en comptant sur les électrices et les électeurs de toutes les zones situées dans un fuseau horaire le permettant, en clair dans tous les secteurs géographiques ou à 18h00 il est encore midi ! Et oui, vous l’ignoriez peut être, mais c’était possible. Ainsi, on appelle tous les contacts chez les « Français de l’étranger » en Amérique du Nord et du Sud, dans les DOM TOM, partout ou cela est possible en fait. Et le petit miracle arrive, péniblement mais il arrive. Peu de monde le sait, mais entre le dimanche 21 avril 2002, 20h00 (18h00 en fait), et 8 heures plus tard, soit 04h00 dans la nuit, Jospin a refait son retard sur Jean Marie Le Pen d’environ 80.000 voix, (l’écart final passera de 1,22% à 0,67%), grâce à cette manipulation de l’élection (seule la chaîne satellite LCP a fait un reportage sur cet épisode). Que ce serait-il passé si la France s’était réveillée lundi matin avec Jospin au second tour ? On n’est pas passé loin du tout de cette forfaiture. Et pourtant, la Loi rendant impossible ce type de magouilles avait été votée début … 2002, (tout comme la Loi sur les sondages, nous allons y revenir), mais le décret d’application n’était pas paru à temps… Il était temps pour cette année, car imaginez-vous que les « Français de l’étranger » sont passés, uniquement en termes d’électeurs, de 357.000 en 2002, à plus de 880.000 aujourd’hui, dont plus de 300.000 dans les zones concernées ! C’est loin d’être une paille.

Alors que dit cette Loi exactement ? Que les français de Guadeloupe, Guyane, Martinique, Polynésie française et Saint-Pierre-et-Miquelon ainsi que les Français établis hors de France résidant dans la zone géographique comprise entre le méridien 26° ouest et la ligne internationale de changement de date, à l'exception de l'archipel des Açores, (qui vote à l’heure de Lisbonne), ainsi que tous les Français demeurant dans des bases militaires comprises dans ces zones, l’ensemble de ces électrices et électeurs devront voter 24 heures avant la Métropole et que les urnes seront gardées sous scellés jusqu’au dimanche 20h00, heure de Métropole. Là aussi, plus de 800.000 électeurs sont concernés dans ces zones géographiques ! A noter, anecdote croustillante, que les juifs religieux et les protestants adventistes habitant les zones en question, se sont officiellement plaint du fait qu’ils ne pourraient pas voter, l’élection se déroulant pour eux un samedi…



Ce sera la première fois que cette Loi sera donc appliquée de façon effective dans une élection nationale. Or, si la Loi interdit le dépouillement, elle n’interdit en aucune manière les sondages « sorties des urnes », comme cela s’est toujours fait auparavant, sauf que cela concernait la métropole en premier. Tous les instituts de sondages se sont préparés pour cette grande première, avant autant de sérieux que pour les sondages « sorties des urnes » donnant les traditionnelles estimations du dimanche soir 20h00 (18h00 pour les « milieux autorisés » et les privilégiés), lesdites estimations étant précises à 0,5% près.



D’après certaines sources, pour corriger le fait que ces sondages « sorties des urnes » ne seront pas effectués en métropole, une méthode assez savante a été mise au point. Elle consiste à mélanger, par dosage, les résultats de Saint Pierre et Miquelon, de certains bureaux de vote d’autres DOM TOM et de certains consulats très précis concernant des « français de l’étranger ». Ainsi, dès 17h30, samedi 21 avril 2007, des sondages « sorties des urnes » donneront les résultats à 0,8% près, marge d’erreur maximale, ce qui, pour une première, n’est pas si mauvais.



Que dit la Loi à ce sujet ? Que la publication et la diffusion publique de ces sondages là est strictement interdite avant le dimanche 22 avril 20h00, heure de la métropole.



En clair, cela signifie que ces sondages seront réservés à une petite caste de clients, de privilégiés, en fait aux élites et aux grands partis politiques. Dans ce domaine là comme dans tant d’autres, on nous ment de façon éhontée. Ce n’est pas dimanche à 18h00 que nos chères élites auront les résultats quasi définitifs, mais bel et bien 24 heures avant !



Le bon peuple, taillable et corvéable à merci, ne saura rien avant dimanche 20h00, et même les supposés petits malins jouant avec Internet, si tant est qu’ils puissent y arriver, n’auront que les résultats deux heures avant 99% des Français.



Car là aussi on nous ment. On fait croire au peuple, que, s’il cherche un peu, il peut espérer avoir les estimations dès 18h00 dimanche, grâce à Internet, en passant, qui par la RTBF, qui par la Tribune de Genève, qui par un autre vecteur. Tout ceci n’est pas crédible, car nous vous le disons tout net, aussi surprenant que cela puisse paraître, l’état a largement les moyens de bloquer et de contrôler le Web, du moins pour 99% des Français. Dire le contraire est un authentique mensonge supplémentaire.



Sans contrevenir à la Loi et sans rien publier par nous-mêmes, nous essaieront d’obtenir les résultats de ces estimations, dès demain 17h30, et nous vous tiendrons informer plus tard des résultats de ces recherches. Cela peut être intéressant et édifiant à tous les niveaux.



Tenez, puisque nous y sommes, nous vous donnons une autre information que nous jugeons terrifiante. Tout le monde a parlé, (sans trop le dénoncer avec la force que cela aurait mérité) du scandale à propos des 1,6 millions d’électeurs qui ne vont pas déposer de bulletin dans l’urne mais seront dans l’obligation de passer par des machines à voter électronique, alors que de récents scandales, en Belgique notamment, ont prouvé que les résultats étaient manipulables. Mais personne n’a dit le moindre petit mot à propos des français de l’étranger qui, eux, pourront voter … par Internet ! Pas une voix réprobatrice ne s’est élevée dans la classe politique. Et pourtant tous les partis sont parfaitement au courant. Si vous croyez encore que tous les citoyens sont égaux devant le vote, si vous pensez que toute manipulation est impossible, merci de revoir votre copie. Ajoutons, pour en finir avec ce chapitre, que tout ceci prouve bien que, plus que jamais, la leçon de Jean Pierre Stirbois est terriblement d’actualité : Sans Mouvement populaire de masse, rien n’est possible, à quelque niveau que ce soit ! (moyens de pressions diverses, surveillance du vote, relais dans l'opinion pour les consignes, même et surtout ultimes, agitation, propagande, diffusion d'idées, notamment)



Votes 24 heures avant, sondages « Solis Sacerdotibus », machines à voter, votes par Internet, sans compter les bizarreries que l’on constate constamment et qui porte sur 1% de l’électorat de métropole, tout cela ne nous semble pas relever de la plus juste Démocratie. Ainsi va la France en 2007, France qui n’a plus beaucoup de vrais défenseurs sur les questions d’égalité, de justice et d’équité. Passons…



Oui, passons à autre chose, à quelques réflexions en cette dernière journée de campagne officielle. Evoquons un peu les sondages par exemple.

Cette année, ils sont présents, omniprésents même, jusqu’à l’avant-veille du scrutin. C’est une première, même si la Loi avait été, là aussi, votée début 2002, mais faute de décret d’application publié à temps … elle ne s’applique qu’aujourd’hui. Tout le monde se souvient de la fronde qu’avait tenté, en 2002, un petit groupe de « pro sondeurs » emmené par M Jacques Séguéla. Ils entendaient passer outre la non-publication du décret de loi au JO pour publier des sondages dans la dernière semaine de campagne. Ils avaient renoncé par peur des sanctions, mais aujourd’hui ils sont ravis, c’est enfin possible pour ces maniaques de la manipulation de masse.



Nous avons toujours affirmé que le problème des sondages n’est pas leurs résultats, puisque dans les 15 derniers jours ils ne se trompent guère dans les tendances, mais c’est que, longtemps à l’avance, ils fabriquent l’opinion sur des bases infondées. Par exemple, le phénomène Bayrou, malheureusement bien réel, n’aurait jamais existé sans les sondages puisqu’il n’a ni parti sérieux ni militants en nombre. Il a donc été fabriqué de toute pièce par les sondages, avant d’avoir une réalité enracinée qui a dépassé toutes ses espérances.



Nous sommes donc pour l’interdiction de tous les sondages. Une autre solution alternative, qui pourrait mériter l’attention, serait d’inverser la tendance actuelle, à savoir d’interdire les sondages tout le temps, sauf dans les 4 derniers jours. Cette méthode aurait l’avantage d’éviter toute création artificielle médiatique et elle donnerait des indications claires à l’opinion sur les grandes tendances à quelques heures du scrutin. Petit exemple : On peut imaginer sans peine qu’avec un tel système, Bayrou n’aurait jamais existé. Nous aurions donc pu avoir, à quelques jours du scrutin, un tout premier sondage donnant, Sarkozy en tête, suivi de Royal, elle-même suivie de Le Pen, le tout avec un Villiers pas trop bas. Le peuple aurait alors pu constater que s’il ne voulait pas du duo « Sarko – Ségo », il fallait qu’il vote pour Jean Marie Le Pen. Mais nous aurions pu prendre un autre exemple tout aussi valable.

Grâce à la nouvelle Loi qui s’applique, nous avons donc droit, aujourd’hui vendredi, aux derniers sondages. En fait, rien n’a bougé depuis une semaine, concernant les résultats de ces sondages inédits de dernière foulée. Par contre, on commence à s’apercevoir que cela change les comportements politiques, y compris dans nos milieux.



Explication. Les sondages de ce vendredi ne peuvent « techniquement » se tromper que de 1,5 point, comme cela a été démontré dans d’autres pays. Même les derniers des utopistes, les plus habités d’espoir fou qui vont multiplier ce chiffre par deux, tenant compte d’une marge d’erreur de 3 points, se rendent vite compte qu’il est désespérément impossible à Jean Marie Le Pen de pouvoir prétendre être présent au second tour de l’élection présidentielle. Quelque soit le sondage, l’écart entre Le Pen et Royal, entre la quatrième et la seconde place, est au minimum de 10 points. Un écueil insurmontable à 24 heures !



Alors, certains se lâchent ou commencent à se lâcher. Tenant compte du résultat assuré et garanti, ils n’ont plus que comme principal souci de tenir compte de leurs intérêts directs, notamment au sujet de leurs ouailles.



Comment expliquer autrement qu’Alain Dumait, soutien de Le Pen, affirme que son champion ne sera pas au second tour, que Carl Lang, Bruno Gollnisch et Martinez, y aillent de leurs petites phrases sibyllines, que Bernard Antony demande discrètement à ses fidèles de ne pas soutenir Le Pen du fait du refus de ce dernier de signer sa Charte sur l’Islam, que Pierre Vial quitte le navire avec colère, fustigeant très vertement la « stratégie d’Argenteuil » et terminant son dernier article d’un cinglant « ils peuvent tous crever », alors qu’il y a encore trois mois, Vial affirmait qu’on était un traître si on ne soutenait pas Le Pen mordicus. On pourrait multiplier ainsi les exemples à l’infini. En fait, en dehors de nous, qui avons légitimement critiqué Le Pen sur des faits irréfutables avant de le soutenir une dernière fois par devoir de pragmatisme, seul Mégret peut se targuer de rester droit dans ses bottes.



Si l’écart avait été de 5 points, il en aurait été différemment. Si, comme avant, il y avait eu une semaine sans sondage, tout le monde serait au moins resté tranquille. Mais non, nous avons droit à l’effet pervers de la dictature des sondages jusqu’à plus soif. On ne peut donc décemment pas affirmer que les rats quittent le navire, puisque ces phénomènes sont directement produits par la perversion issue de cette dictature des sondages.



Nous devons nous moquer de tout cela. C’est un devoir impérieux et supérieur ! Depuis le début, depuis 2005 en fait, des milliers de patriotes, nationaux et nationalistes exigent l’Union de tous sans exclusive ni exclusion. Cela ne leur a pas été offert. Pire, ils ont eu droit à une campagne sectaire, clanique, et désordonnée par-dessus le marché. On en voit les résultats. Demain, il faudra bien la faire cette union si nous ne voulons pas disparaître. Alors « Haut les cœurs ». Nous vous demandons de ne pas sombrer dans la déprime, de ne pas subir une gueule de bois que vous n’avez pas mérité, n’ayant, pour l’ultra majorité, même pas bu dans la cruche maudite.



Comme vous n’avez pas cédé à l’auto satisfaction, ne cédez pas à l’auto flagellation ni à l’auto humiliation. Au contraire, restez habité par l’espérance et ne doutez pas un instant que le nouveau locataire de l’Elysée ne fera rien de bon, ni pour vous, ni pour la France, tenu qu’il sera par des impératifs qui échappe à la notion de grandeur de la Patrie.



Pour toutes les raisons dont nous avons déjà parlé, nous vous demandons d’accorder une toute dernière fois votre suffrage à Jean Marie Le Pen, avant d’exiger immédiatement le début du renouveau aux législatives.



Dimanche soir, les résultats aidant, il est possible que les langues se délient définitivement et plus rapidement que prévu. Il est possible que vous assistiez à des règlements de comptes relativement malsains. N’en ayez cure, et, dans vos familles, dans votre entourage, dans vos mouvements respectifs et dans vos cercles d’influence, la seule réponse que vous devrez tous donner aux doutes, comme aux interrogations, qui ne manqueront pas de s’élever, c’est : L’UNION SACREE !


VOTONS TOUTES ET TOUS UNE DERNIERE FOIS POUR JEAN MARIE LE PEN !


Nous savons bien que c’est un adieu politique, et donc un hommage que nous rendons au passé, passé que nous avons tous partagé avec gloire, honneur et fidélité. Les fautes comme les critiques sont là, personne ne l’ignore, mais à l’heure du choix, avons-nous le choix justement ? Non ! Une fois l’ensemble des paramètres analysés, la réponse est non !



DE TOUTE FACON, LE PLUS IMPORTANT DEMEURE L’APRES, LA RECONSTRUCTION, LA REFONDATION, OU CHACUN AURA SA PLACE !


ALORS TENEZ-VOUS PRËTS…



L’UNION LA PLUS LARGE ET LA PLUS SINCERE NE PEUT ETRE QUE LA SEULE REPONSE AU MALAISE GENERAL, DANS L’AMOUR DE NOS VALEURS ET POUR L’AMOUR DE LA PATRIE !



VIVE LE MOUVEMENT NATIONAL !



VIVE LA FRANCE !



Nous remercions l’ensemble de nos membres, sympathisants, contributeurs et commentateurs, bref toutes celles et tous ceux qui ont permis que ce site soit un authentique espace de vérité et de liberté. A dimanche…


Et, après demain, 22 avril, que vous votiez ou non, nous vous livrons cette information envoyée par une sympathisante: « A défaut de pouvoir y assister, soyez en union de prière avec ceux qui se rendront à la « Messe pour la France », de 10H 30, au sanctuaire St Joseph du St Sauveur à Chantemerle les Blés (Drôme). Pour ceux qui l’ignorent, ce sanctuaire est, depuis 1974, le point de départ des « pèlerinages réparateurs des péchés publics de la France ». Pensez-y ! ».

C’est, au moins aussi estimable que le vote, et autrement plus élévateur…

mardi 17 avril 2007

BILAN DEFINITIF DE LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE LA PLUS NULLE DE L’HISTOIRE … POUR LES AUTRES, MAIS SURTOUT POUR NOUS ! ! !




BILAN DEFINITIF DE LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE LA PLUS NULLE DE L’HISTOIRE … POUR LES AUTRES, MAIS SURTOUT POUR NOUS ! ! !

A tout seigneur tout honneur.

Seul honneur même, car nous n’allons pas faire le bilan de celles et ceux qui ne nous intéressent pas. De toute façon, l’ensemble des analystes, quel que puisse être leur camp, est pour une fois d’accord pour affirmer que l’élection présidentielle aura été le cadre d’une campagne d’une affligeante et bien piètre qualité par rapport aux enjeux annoncés. De Buffet à Villiers, tout aura été bas, petit, en un mot minable.

Nous allons donc concentrer notre analyse sur le candidat résiduel de la Droite Nationale, Jean Marie Le Pen, représentant pour lequel nous avons finalement décidé de voter et de faire voter une dernière fois, comme dans un ultime sacrifice, pour toutes les raisons plus que valables que nous avons déjà largement développées, mais surtout par défaut, en l’absence de tout autre choix possible. Ce n’est pas en accord avec nos idées ? Peut être ! Ce n’est pas très positif ? Sûrement quant au fond ! Ce n’est pas dans l’allégresse ? C’est très clair ! Cependant, au risque de nous répéter, nous n’avions pas d’autre choix.

Nous respectons celles et ceux (de nos camarades) qui ont fait le choix du candidat du MPF, parce que, partis du FN ou du MNR, ils avaient quelque chose à défendre, à commencer par leur structure militante locale. Ce choix est respectable car il s’inscrit dans une logique politique particulièrement saine, car basée sur l’enracinement de nos idées. Nous appellerons sans doute à voter pour la plupart de nos amis partis au MPF aux élections législatives, s’il n’y a pas d’union de toute la droite nationale. Nous respectons également celles et ceux qui ont fait le choix de l’abstention ou du vote blanc, en tous les cas du « non soutien » à Le Pen, (Bernard Antony et certains de ses amis dans ses réseaux + quelques mouvements autonomes, quelques régionalistes, de même que les sympathisants de ces formations et associations), car ils l’ont fait sur la base de certaines idées qui pour eux ne sont pas négociables, comme l’islamisme, l’euthanasie, le jacobinisme extrémiste, notamment (nous y reviendrons). Enfin, nous respectons bien évidemment celles et ceux qui se détourneront de Le Pen, car ils ont eu le sentiment profond, durant toute la campagne, d’être traités en parias et en harkis, comme quantité négligeable, et qui en ont marre des insultes, humiliations et quolibets. Nous parlons bien sur des « petits, des sans grades », qu’ils soient militants, sympathisants et électeurs du MNR, d’autres organisations, ou bien de simples français victimes de l’immigration-invasion. Il faut avoir le cœur bien accroché pour aller voter Le Pen la fleur à la boutonnière quand on est MNR et qu’on entend les injures qui fusent depuis le Paquebot, quand on est Pied Noir et qu’on entend des références incessantes à de Gaulle ou quand on habite Argenteuil et qu’on n’a pas la chance d’être « black, beur, pote », statut permettant de se voir décerner un brevet de « Francitude à part entière ».

Respecter c’est comprendre et admettre, mais ça ne veut certainement pas dire être d’accord. Nous pensons que nos camarades aujourd’hui au MPF pouvaient remettre à l’après présidentielle leur volonté de se faire entendre. Nous pensons que Bernard Antony et les autres pouvaient fort bien appeler au vote, comme nous l’avons fait, sans jamais rien céder sur l’essentiel. Personne ne veut que « ses petits enfants puissent lui reprocher plus tard de mauvais choix », mais il y a une grande différence entre l’acceptation à minima et l’adhésion dévote. Nous pensons que les insultes d’un petit clan doivent glisser sur les gens d’honneur et que, de toute façon, les reniements évidents ne dureront que le temps que la réalité s’affiche de nouveau et de façon alarmante. C’est pourquoi nous invitons tous les déçus à bien réfléchir. C’est le moment d’être adulte et responsable, et même de prendre exemple sur les électeurs socialistes, qui, dans leur immense majorité ne supportent pas Ségolène Royal mais vont tout de même voter pour elle, dans un ultime réflexe pavlovien, afin d’éviter une nouvelle dérive. Il nous semble que nous pouvons et que nous devons faire de même : Voter tout en n’étant pas d’accord ! C’est certes la normalisation par le bas, mais c’est aussi une forme de maturité. Ce n’est pas enthousiasmant de voter contre les autres ou par défaut, nous le savons bien, mais, encore une fois, tous les candidats sont touchés par ce phénomène, à des degrés divers mais sans aucune exception.

Venons en maintenant au bilan définitif vu de notre côté. Quelqu’un nous avait écrit il y a quelques temps, que, malgré notre appel au vote, « aucune initiative de Le Pen ne trouvait grâce à nos yeux ». Et bien OUI, c’est vrai et nous ne nous en cachons pas. Le bilan de Jean Marie Le Pen dans cette campagne est ultra négatif, catastrophique, et nous considérons cette élection comme la plus sombre, au plan propagande et diffusion des idées, que nos milieux aient jamais connu.

Nous avons assez critiqué tous les aspects de la campagne désastreuse de Jean Marie Le Pen, dans nombre d’articles, sans revenir dessus dans le détail. Aussi, nous allons surtout synthétiser avant de dresser un bilan prévisionnel.

Y a-t-il eu reniements ? Evidemment ! Dire le contraire relèverait de la plus grande mauvaise foi. Qu’on appelle ça reniements, trahisons, renoncements, ruptures des digues ou déplacements des lignes de résistances, il y a bel et bien eu de très forts signes de multiples reniements de Jean Marie Le Pen, sous l’impulsion de sa fille Marine, du très fade Louis Aliot, de Jean Claude Martinez aussi, avec quelques autres supplétifs de moindre envergure comme le sociologue autoproclamé Alain Soral, plus le talentueux Olivier Martinelli, Jean Touze ou Julien Sanchez, inconnus avant le lancement de cette campagne.

Existe-t-il des preuves de ces reniements ? Bien sur que oui. Le Pen a beau affirmer le contraire, l’effet boomerang est assuré. Textes, livres, discours, journaux, programmes, enregistrements audio et vidéo, toutes les archives existent et sont indiscutables. Il n’y a que les aveugles volontaires qui ne voient jamais rien. OUI, il y a eu reniements multiples, sur quantité de nos idées. Ca a commencé, après le scandale du PACS en 2005 dénoncé fort à propos par Bompard, par de larges fissures à propos de l’avortement, de la peine de mort, de la religion, de l’Euro, de l’Europe, de l’économie, du social avec les syndicats et le travail des femmes, et même de l’aménagement du territoire. L’emblème de ces fissures aura été Jean Claude Martinez, qui, sur Itélé (notamment), aura été jusqu’à affirmer qu’il se battait effectivement contre la peine de mort, qu’il ne fallait pas toucher à la Loi Veil, qu’il n’avait rien contre l’Euro, que l’avenir de la Nation passait par l’alternationalisme (SIC) et que, finalement, la « préférence nationale » il fallait la faire pour faire plaisir, mais qu’elle ne réglerait rien en soi.

C’était la première apparition (et la dernière en date) de Martinez à la TV (il passera également deux fois à la radio, point). Martinez est un cas à part chez nous. Un iconoclaste comme on dit. Arrivé du PS (de Jules Moch, le socialiste ayant fait tirer sur les communistes pour être très précis), probablement un des très rares pieds noirs passé par le RPR, il est inclassable. Professeur de droit fiscal, défenseur de la « très grande France » (Francité et Francophonie), partisan de l’Europe Latine et Méditerranéenne, il a toujours défendu mordicus son indépendance et son originalité. Personne ne nie ses atouts, mais tout le monde reconnaît aussi ses limites. Il a toujours échoué en tout dans l’enracinement militant, que ce soit par le bas, (il a échoué dans la succession de Pierre Sergent, puis dans l’Aude et maintenant l’Hérault), par le haut, (Européennes 1999), ou à côté, (échec total avec son Cercle National Agriculture). Bref, le militantisme c’est pas son truc. Reste que Martinez est un patriote, à sa manière mais un patriote quand même, et que surtout, il a des idées, mieux des convictions. Ses points de convergence avec le clan de Marine Le Pen sont au moins équivalents avec ses désaccords profonds. Ceci explique la méfiance de Lang et Gollnisch vis-à-vis de lui, comme l’aversion des autres, avant tout pour son indépendance d’esprit. Il a commencé cette campagne en étant, non pas le grand coordinateur (comme l’a affirmé à tort, à travers et comme d’habitude l’actuel Minute), mais l’initiateur des quatre points cardinaux de la vision mondiale de la politique de JMLP (Eau, Education, Alimentation, Médicaments – il aurait pu ajouter Energie). Il a été définitivement écarté de la campagne sans ménagement il y a quatre semaines, pour avoir déclaré sur RTL ceci, voulant alerter et prévenir une catastrophe annoncée voire programmée : « Maintenant, c’est la dernière ligne droite, c’est donc l’heure des stars, des Zidanes. Il est temps de faire jouer nos atouts, c'est-à-dire les Lang, Gollnisch, Martinez ». Depuis, il n’est même plus fait mention de lui dans la campagne. Marine Le Pen y a gagné le surnom d’Attila.

Reste que, malgré ses atouts, Martinez aura partagé, avant tout, avec la « direction de campagne », l’ouverture aux français d’origine immigré, ouverture faite sans aucun discernement, de manière totalement improvisée, sans tenir compte de la logique des fondamentaux et en faisant table rase du passé, c’est bien la le drame.

Ce reniement là aura été le plus marquant et le plus spectaculaire. C’est plus une question de fond que de forme. En effet, le FN a toujours affirmé, à juste titre, que ceux qui voulaient rester français, à condition de choisir la seule nationalité française et de respecter nos lois, étaient des français à part entière. La différence est plus subtile, mais malheureusement bien réelle. Auparavant, le FN, même s’il en parlait peu, basait, en plus du reste, sa politique d’immigration et d’Identité sur deux points cruciaux. D’abord, la réactivation de la possibilité de déchoir de la nationalité toute personne se comportant comme le national d’un pays étranger, mais surtout la possibilité de revenir sur quantité de naturalisations. Certains l’ont peut être oublié, mais pas nous. Le principe de non rétroactivité de la Loi ne peut concerner que … la Loi. Or, depuis 25 ans, la majorité des naturalisations, surtout dans les années Mitterrand, ont été décidées par de simples décrets et jamais votées par L’Assemblée Nationale. D’ailleurs la rétroactivité existe et est visible tous les ans en ce qui concerne les impôts. CQFD. En se privant volontairement de ces armes là, le FN a bel et bien déplacer nos lignes de résistance, et donc mis en péril nos capacités de réaction dans l’avenir.

Voilà bien là le premier grand reniement, la première trahison. Mais il y en a eu d’autres. Oh, elles ne sont pas nombreuses, en fait trois, mais elles sont de tailles et empêchent définitivement certains de voter pour Jean Marie Le Pen. Ces trois fautes sont les suivantes. Premièrement, il y a, en corollaire à l’immigration et à l’Identité, la position de Le Pen sur l’Islam. En déclarant que « l’Islam est un facteur de cohésion sociale dans les banlieues », en n’étant plus opposé à la construction de mosquées, (même « normales et non Cathédrales – Kesaco ?), et en ne s’opposant plus au port du voile islamique, (même sans « Burka » - SIC), Jean Marie Le Pen a choqué plus d’un patriote, c’est une certitude, nous en avons des preuves tous les jours.

Deuxièmement, il y a eu le scandale de l’euthanasie, quand Le Pen a appliqué des critères économiques et financiers à ce problème, en étant le premier (et le seul pour le moment) homme politique (qui l’eut cru ?) à déclarer : « Il y aura bientôt 100.000 centenaires en France, ce sera un gouffre financier, qui va payer, comment allons-nous faire ? ». Chez certains, ces propos furent considérés comme rédhibitoires.

Troisièmement, il y a l’affaire bien réelle et non anecdotique du Jacobinisme extrémiste qu’aura affiché, tout au long de la campagne Jean Marie Le Pen et la « direction de campagne ». Ce fut pure folie de renoncer au syncrétisme basée sur le grand principe naturel de la subsidiarité, principe actualisé et modernisé pendant tant d’années par des personnalités aussi différents que Jean Pierre Stirbois, Bernard Antony, Pierre Vial, Jean Claude Bardet, de Gubernatis, Bruno Mégret (pourtant très républicain), etc. Ce fut d’autant plus criminel contre sa propre candidature, que ce constructivisme néfaste a détourné du vote Le Pen quantité d’authentiques patriotes qui se sont sentis insultés, en Corse, en Bretagne, en Alsace, en Savoie, au Pays Basque, notamment. Cet extrémisme jacobin s’est accompagné d’un laïcisme tout aussi extrémiste, Marine Le Pen réussissant l’exploit d’aller jusqu’à renoncer (il faut tout de même le faire) à la définition minimaliste de la Loi de 1905, qui séparait l’Eglise de l’Etat, en faisant sienne (et donc celle du FN canal officiel), la définition actuelle imposée par le système qui veut que la laïcité soit l’affirmation de l’athéisme de l’état plaçant en France toutes les religions sur un strict plan d’égalité absolu, le tout conduisant inévitablement au refus de la reconnaissance de nos valeurs chrétiennes. On est à des années lumières de la doctrine historique du Front comme des propos de toujours de Jean Marie Le Pen. Comme l’a dit notamment Bernard Antony, si nous n’avons pas les deux pieds bien ancrés sur le sol ferme de l’intellect, alors attention les yeux, car plus rien ne sera possible.

Il y aura donc bel et bien eu une douzaine de cassures et quatre reniements bien précis. (Immigration – Identité ; Islam ; Défense de la Vie et principe de Subsidiarité)
Nous ne parlons là que du fond, pas de la forme, de la réalité programmatique et non de l’image sur laquelle nous allons immédiatement revenir.

L’image est forte, on le sait. Voir Marine Le Pen, sur un marché, embrasser goulûment des gens de couleur qu’elle ne connaissait nullement avait quelque chose de profondément choquant. Non pas parce que ces gens étaient de couleur, que nous soyons bien clairs, le racisme n’a pas sa place chez nous, mais tout simplement parce qu’elle les embrassait sans aucun discernement. Elle pouvait, elle devait se contenter de serrer des mains, toutes les mains, mais à tout le moins éviter d’en rajouter dans la plus pure démago. Nous lui rappelons utilement que, dans les années 90, lorsque Gianfranco Fini, Président de l’Alliance Nationale – MSI en Italie, avait porté dans ses bras un bébé noir en l’embrassant pour marquer sa différence avec la Ligue du Nord, le FN avait crié à la démagogie. Effectivement, le rappel du passé peut faire mal, très mal, mais il est toujours fort utile.

Un autre épisode de Marine Le Pen sur le marché d’Aulnay sous Bois fut très marquant. A un moment, une personne manifestement d’origine maghrébine l’interpelle vertement et lui dit : « Votre père nous a insulté hier à la TV, il a dit vous êtes des immigrés, dehors, rentrez chez vous, moi je suis français, regardez ma carte d’identité, je suis né ici, alors je suis français comme les autres ».
(vidéo en résumé ici :
http://www.dailymotion.com/prochoix/video/x1nttp_marine-le-pen-et-alain-soral/1. Ne pas tenir compte de la forme manipulatrice de Canal+.)
Cet épisode est hautement symbolique à plus d’un titre. Il a été d’ailleurs autant manipulé par nos ennemis de Canal+, soyons francs, que par le FN lui-même. Explications. D’abord, cette personne dit « nous », et personne ne pense à lui répliquer « comment ça vous ? vous représentez qui ? ». Premier point. Après, cette personne tend sa carte d’identité sans que personne ne daigne y jeter un œil. Deuxième point. Mais surtout, cette personne parle dans un français tellement approximatif et avec un accent si fort qu’on ne comprend qu’à moitié ce qu’elle tente d’affirmer. Si cette personne est réellement française, née en France et non devenue française, (ce dont on peut légitimement douter), il y a, à tout le moins, un très grave problème d’intégration pour elle. Comment, en étant né ici, donc après être passé par l’école dès la plus petite enfance, ce monsieur peut-il parler aussi mal le Français. C’est en effet suspect et très troublant. Et que fait Soral, dont l’extrémisme est inversement proportionnel à celui des malfaisants de Canal+, il affirme tranquillement et sans se poser aucune question : « Ce Monsieur est Français, vous l’inquiétez ! ». Terrifiant !...

Il est dommage que nous n’ayons pas eu le temps de terminer notre travail de mémoire par la restauration des vidéos de Jean Pierre Stirbois, (ce sera fait d’ici un mois), autrement nous vous aurions montré comment le FN était passé de Stirbois terminant un vibrant discours, sous les ovations de milliers de sympathisants, par ce cri : « Nous ne laisserons pas la France s’arabiser », au « Vous êtes les branches de l’arbre France » de JMLP à Argenteuil. Heureusement, il existe déjà quantité de vidéos de Le Pen « himself » pour nous démontrer ce grand écart jusqu’à l’absurde…

Sortons de l’anecdote, pourtant toujours utile, pour revenir à l’essentiel. Ces reniements étaient-ils utiles en eux-mêmes ? Non, bien sur que non !

Sur le fond, (Euthanasie, Jacobinisme, Islam), comme dans la forme, (discours communisants, référence incessantes à de Gaulle, il suffisait d’une posture Gaullienne), ces reniements auront coupé Jean Marie Le Pen de sa base historique, comme probablement de 300 à 500.000 voix potentielles, ce qui est relativement peu mais ce qui n’est tout de même pas négligeable et pourrait se révéler dramatique pour lui au moment du décompte final.

Sur l’identité par contre, et au risque de choquer nous aussi, il fallait faire une ouverture tactique en direction des français d’origine étrangère, notamment auprès des jeunes de banlieue. Mais il fallait la faire sur la forme, par la méthode explicative et pédagogique du programme, sans renier celui-ci c’est évident. Ouverture pour les uns n’a jamais signifiée fermeture pour les autres, surtout pour les siens. Nous devions nous ouvrir sur nos valeurs, sur la base de l’acceptation de celles-ci par les autres et non l’inverse, comme ça se pratique d’ailleurs dans quasiment tous les pays du monde. Faire l’inverse aura été criminel à tous les niveaux. Cela ne peut que conduire à des illusions pour les uns et à la désillusion pour les autres…

Cependant, pourquoi fallait-il néanmoins faire cette ouverture tactique, sans pour autant la transformer pathétiquement en stratégie suicidaire ? Pour deux raisons essentielles. Un, parce que, qu’on le veuille ou non, ce diable de Sarkozy a pris un tiers des électeurs frontistes, ceux uniquement intéressés par la thématique sécuritaire. Deux, parce qu’il était clair, depuis le 21 avril 2002, que le système allait tout faire pour contrer toute présence de Le Pen au second tour, notamment par l’ultra mobilisation de chaque camp, par le fric pour l’UMP et par les innombrables associations pour le PS, par l’inscription massive de nouveaux français sur les listes électorales, bref en rameutant le banc et l’arrière banc, le moindre petit bulletin de vote possible pour empêcher Le Pen d’arriver au second tour une nouvelle fois. Il fallait donc faire cette ouverture là. Mais elle ne devait pas être la seule, loin de là. Et l’ouverture ne devait pas qu’être verticale, mais aussi horizontale comme nous allons le voir.

Sachant qu’il allait être privé d’un tiers de son électorat par Sarkozy, et d’une autre partie par la mobilisation de la gauche, faisant notamment monter le taux de participation, (même si celui-ci s’avérera moins important que supposé), Le Pen pouvait tout de même être rassuré. Pourquoi ? Là aussi pour deux raisons. La première, c’est que le passé a prouvé que l’électorat frontiste évoluait à chaque fois. Par exemple, entre 1988 et 1995, 25% des électeurs de Le Pen sont partis ailleurs et, dans le même temps, 30% de nouveaux sont arrivés. Il n’y a donc aucune raison pour que le même phénomène ne se reproduise pas. Ce n’est pas pour rien qu’entre 41 et 43% des français encore en vie ont voté au moins une fois pour JMLP. Il y a même de forte chance pour que ce pourcentage augmente après le 1er tour de la Présidentielle. La seconde raison, c’est que la situation ayant empiré depuis 5 ans, il est évident que celles et ceux qui avaient hésité à voter Le Pen en 2002 vont en partie franchir le pas.

A ces raisons s’ajoute évidemment l’image subliminale de Jean Marie Le Pen qui hante la vie politique française depuis 51 ans (un record), faisant de lui le champion de certaines idées pour une partie de l’opinion.
Donc Le Pen pouvait et peut encore être rassuré, son score ne sera pas trop bas et il se pourrait même que, par le miracle de l’alchimie électorale, il augmente un peu, comme entre chaque Présidentielle en fait, ce depuis 1988. (de 14,4 à 15,5 ; de 15,5 à 16,8 ; de 16,8 à 17,5 ?...) Nous verrons bien.

Partant de ce constat de base, et considérant que Le Pen est tout sauf idiot, nous maintenons que l’ouverture en direction des « nouveaux français » était légitime, du strict point de vue tactique, électoral et donc comptable, bien que trop marquée, trop voyante, trop à sens unique et faite de manière inconsidérée. Il aurait fallu, comme nous l’avons dit, la faire uniquement sur la forme, et, surtout, qu’elle ne s’accompagne pas de la moindre concession à l’islamisme, nous y reviendrons.

Mais quelles autres ouvertures devait donc faire Jean Marie Le Pen pour pouvoir prétendre au second tour, et, pourquoi pas au petit miracle d’un super score à celui-ci ? Nous avons parlé d’ouvertures verticales et horizontales. La première ouverture verticale, donc catégorielle, c’était celle en direction des jeunes issus de l’immigration, nous n’y reviendrons pas. La deuxième, c’était évidemment en direction de l’ensemble de la Droite Nationale, par le biais de l’Union des Patriotes. Las, certains ont tout fait pour la démolir, ruiner tous les espoirs placés en elle et désespérer leur propre camp ou supposé tel.

- Le FN a-t-il fait l’unité en son sein avant de proposer cette Union ? Non hélas. Au contraire, rien n’a été fait, rien du tout, pour réparer les dégâts suite aux purges et départs de 2005. Nous avons assez analysé ce terrible phénomène pour ne pas y revenir dans le détail. Nous le résumerons d’une seule phrase : Tous les héros de 1998/1999, toutes celles et tous ceux qui ont sauvé le Front lors de la scission ont, à des degrés différents, été exclus sans aucun ménagement, sans le moindre respect, ou ont été mis au placard. Marie France Stirbois, Bernard Antony, Jacques Bompard, Philippe de Beauregard, Marie Christine Bignon, plusieurs secrétaires départementaux, plus de 500 cadres et élus, en tout, 6.000 militants. En fait, seuls Carl Lang, Bruno Gollnisch, Martial Bild et ceux qui les suivent sont restés. Mais ils ont du non seulement digéré l’exclusion de leurs amis, mais en plus accepter leur mise à l’index. Carl Lang a été débarqué, à sa très grande stupeur, de son poste de Secrétaire Général ; Bruno Gollnisch a refusé catégoriquement le poste de Directeur de Campagne et Bild, relégué à la cave à compter les affiches, n’a toujours pas compris son éviction des européennes de 2004. Voila comment ont été remerciés tous ceux qui avaient aidé à sauver le FN lors de la scission mégrétiste. On serait déçu à moins, à beaucoup moins. Et heureusement que le vicomte de Villiers n’a pas été assez malin pour accepter les conditions (avant tout idéologiques) de certains qu’il est allé rencontrer, entre 2005 et 2006, en provenance du Front (Bild, Baeckeroot ?), ou indépendant (Antony), autrement il est clair que le sort du Front serait scellé définitivement.
Très clairement, il fallait réunifier et ressouder le Front National en son sein avant de proposer une large et saine Union Patriotique. Ca n’a jamais été fait. A partir de là, comment voulait-on qu’une union soit solide sur la base d’un FN moribond et fragile…

- L’Union des Patriotes a-t-elle été bien faite et bien géré ? Poser la question, c’est déjà y répondre. NON ! Elle a été proposée, dès l’origine, pour éviter la candidature de Philippe de Villiers (quelle rigolade de voir Villiers et même Dupont Aignan (SIC) invités tandis que quantité de nationalistes restaient à la porte) et non pour créer une synergie positive, une dynamique victorieuse. Déjà, quantité de candidats potentiels ont été exclus à l’avance de cette union. Mouvements nationalistes indépendants, Identitaires, organisations autonomes, clubs, associations diverses et personnalités indiscutables, y compris de la presse nationale, n’ont même pas reçu de réponse. Que l’on songe que certains dirigeants hauts placés du MPF (anciens du FN ou du MNR), par exemple, (mais il y en a d’autres), ont encore demandé à être reçus par le FN, ou ont appelé au téléphone, ou ont envoyé des courriers voire des emails, ce jusque début mars 2007 (SIC) et qu’ils n’ont pas reçu la moindre réponse de courtoisie. C’est totalement hallucinant et suicidaire. Mais il y a bien pire encore, comme tout le monde a pu le constater, à savoir le sort réservé à trois leaders de la Droite Nationale : Robert Spieler, Bernard Antony et bien sur Bruno Mégret. Robert Spieler a été le premier à accepter l’union. Le FN lui a répondu par la création d’une association « Contre l’union des patriotes avec Robert Spieler » ! Bernard Antony, qui avait depuis longtemps appelé à voter Le Pen et à se détourner de Villiers, a été traîné dans la boue de façon honteuse, avant d’être humilié dans l’affaire du meeting de Lyon. Qu’on l’on puisse traiter ainsi un militant historique et irréprochable de la cause nationale depuis toujours, dirigeant et fondateur de quantité d’associations bien connues, formateur et organisateur des « Université d’Eté » du FN durant 15 ans, qui n’avait voulu que démissionner du Bureau Politique pour marquer sa désapprobation et qu’on a exclu en cachette, tout cela laisse perplexe et songeur. Mais que dire du sort réservé à Mégret et aux militants du MNR ? Et que dire de l’anecdote, ô combien symbolique, de Pierre Vial, qui dans chaque article démontre qu’il est opposé en tout à la ligne actuelle du FN, et qui a adhéré « sans réserve à une Union des Patriotes de … Villeurbanne » ! Sans commentaire…
Longtemps considérée comme le symbole du renouveau, le phénix, la quintessence du Mouvement National par tous les militants nationaux, patriotes et nationalistes, qui plaçaient en elle tous leurs espoirs, l’Union Patriotique en aura été le tombeau.
Hélas, trois fois hélas, c’est la réalité qui s’impose à tous.

Comme nous l’avons déjà dit, depuis, Bernard Antony (et d’autres avec lui) a décidé de ne plus soutenir Le Pen, à cause des propos de ce dernier sur l’euthanasie et l’Islam facteur de cohésion sociale dans les banlieues. A cela s’ajoute l’ire plus que justifiée de nos amis Bretons et Alsaciens, notamment, insultés en permanence par Marine Le Pen et Louis Aliot.

Sur l’euthanasie, sur le régionalisme et sur l’Islam, personne ne comprend ces folies de Le Pen. Ces trois questions font partie du « plus petit dénominateur commun » de l’ensemble de la droite Nationale. Les remettre en cause ne peut se justifier en aucune manière. Sur le régionalisme (le patriote pas l’autre), c’est se couper de dizaines de milliers d’électeurs potentiels bêtement, car personne n’aime être insulté. Sur l’euthanasie, c’est pire, car c’est toucher à un des derniers tabous nationaux, sans qu’on comprenne vraiment le sens des déclarations de Le Pen, surtout à presque 80 ans ! Et sur l’Islam, il suffit de constater le grand facteur de cohésion sociale qu’il représente pour les chrétiens dans les pays musulmans, pour être en désaccord total avec Jean Marie Le Pen. Nous ne pouvons qu’approuver Antony d’avoir parlé haut et fort de « trahison » en ayant mortellement pris le risque insensé de « déplacer sans aucune justification nos lignes de résistance ». Il suffit d’ailleurs de lire, d’écouter ou de regarder TOUTES les déclarations passées de Jean Marie Le Pen pour se rendre compte que, sur ce plan là, les dramatiques reniements ne sont plus à démontrer.

Ainsi on aura fait voler en éclat toute possibilité d’union patriotique sincère, en commençant par les idées forces, et en achevant le travail par un comportement grossier et insupportable.

Nous savons que nombre de sympathisants MNR vont se détourner du vote Le Pen par lassitude devant les injures et humiliations qu’ils doivent subir. En fait, l’union des patriotes, en dehors du microscopique groupement populiste, ça aura été avant tout le Front National canal officiel version Marine Le Pen et Louis Aliot + Soral, et, dans sa foulée marxisante, toute la micro galaxie des « NR » de gauche, des « nationaux bolcheviques » et autres pathétiques « rouges bruns », en fait l’union forcément à minima (il faut se forcer pour ne pas rire et se pincer pour y croire), allant des éternels utopistes aux destructeurs volontaires et/ou aveugles.

Soyons clairs, comme nous l’avons toujours été et comme nous l’avons toujours affirmé. Même ces gens là, tous ces gens ont évidemment leur place dans une union la plus large, ce dans l’esprit de tous les patriotes. Du militant de base au cadre formé, toutes celles et tous ceux qui sont prêts à tout donner pour la cause savent que, tôt ou tard, il faudra l’union de tout le monde sans exception. Le gros problème, le seul problème en fait, c’est que ce sont ces gens là qui pratiquent encore et toujours l’exclusion. Monomaniaques et donc obligatoirement handicapés de la pensée politique, sourds et aveugles à tout ce qui peut les déranger dans leur certitude arbitraire et sectaire, ils ne veulent et ne voudront jamais de l’union. C’est une certitude. L’Union pour eux se conçoit, au mieux, le petit doigt sur la couture du pantalon, et, au pire, la corde au cou. Ne pratiquant pas la Loi du Talion, nous maintenons qu’il faudra, à l’avenir, intégrer tout le monde, y compris eux, dans l’union la plus large. Reste que les militants nationaux ne sont pas des andouilles et qu’ils savent instinctivement que ce n’est pas avec une telle « armée » qu’on peut prétendre au second tour, et encore moins à l’Elysée.

Ah, ça aurait eu de la gueule la Grande Union Nationale, mais certains n’en ont jamais voulu !

On aura beau nous dire tout ce qu’on veut, mais, dans cette bien morne campagne, la discrétion de Bruno Gollnisch, la quasi absence de Carl Lang, la mise au placard de Martinez, sans même parler de la niche réservée à Mégret, tout cela et bien plus auront été les symboles forts de la décadence qui frappe pour le moment le Front National, canal officiel, y compris sur Internet, ou on ne trouve quasiment aucune trace d’action véritable et concrète d’un Carl Lang. Imagine t-on la même chose dans les autres formations ? Bien sur que non ! Ca en dit long sur l’état d’esprit de certains, comme sur leurs ambitions. Espérons simplement que ce sabotage en règle ne leur sera pas profitable. Ce serait hallucinant et scandaleux ! Il serait étonnant, pour le moins, que les authentiques militants patriotes, nationalistes et nationaux de toujours, laissent ainsi un petit clan de nuisibles faire main basse sur le Front National. Gageons qu’ils leur en cuiraient, ou que le FN se viderait alors sainement de sa substance pour se reconstituer ailleurs…

Passons maintenant aux deux ouvertures horizontales, c'est-à-dire en direction de l’ensemble de l’électorat, qu’auraient du initier Jean Marie Le Pen, pour casser réellement les entraves diaboliques du système en place.

Premièrement, il aurait du briser un tabou et se poser en candidat des terroirs enracinés au lieu d’être un énième sectateur de la République. Nous avons déjà analysé cela, et nous savons que ce n’était pas facile pour Jean Marie Le Pen, vieux républicain. Mais « la France vaut-elle (encore) une Messe » ?

La république, telle que conçue en France et actuellement, ne pourra pas survivre encore longtemps, car elle n’est plus une réalité active et partagée par nos concitoyens. Pour nos compatriotes, elle devient même, et de plus en plus, une forme d’oppression constante dans leur vie quotidienne. Elle est devenue le levier de la dictature de moins en moins larvée que nous subissons, dictature dénoncée par … Jean Marie Le Pen ! C’est l’Ourobouros…

Soyons clairs là aussi, il n’était évidemment pas question de proposer un quelconque retour à l’ancien régime, mais simplement d’affirmer que rien n’était figé en ce bas monde, qu’une autre forme de régime était possible, que la république n’était pas (ou plus) le « niveau indépassable » de l’Homme ou de la France, qu’on pouvait imaginer autre chose et que la France avait encore des messages, des idées à offrir à l’humanité.

Le plus médiocre étudiant en droit constitutionnel sait qu’en proposant à la fois la proportionnelle et le référendum à tous les échelons, la république disparaît de fait. Alors ça sert à quoi de crier « république, république, république » en sautant tels des cabris la danse de Saint Guy, quand on a dans son programme sa mort annoncée ? Ca ne sert qu’à fermer des portes, car l’état pitoyable de la France fait que Marianne, à l’heure « H », ne trouvera pas grand monde pour aller « sauver le soldat Robespierre ».

Depuis quelques années, les identitaires et les régionalistes, avaient montré la voie, certes différemment et par le biais de la subsidiarité, mais ils avaient creusé le sillon d’un plus éminemment positif pour nos idées. Il aurait fallu faire la synthèse entres leurs propositions et la « Démocratie Intégrale » incluse noir sur blanc dans le programme du Front National.

L’originalité d’être le seul à proposer d’instaurer en France une « Démocratie Intégrale » doit produire son effet en s’annonçant. Cela s’appelle l’effet d’annonce Messieurs Dames, et toutes les écoles de formation politique affirment en chœur que cela se martèle jusqu’à plus soif, c'est-à-dire jusqu’à son ancrage définitif dans le cœur des électeurs potentiels. Voila bien une opportunité particulièrement gâchée. Au lieu d’être « le seul », JMLP aura été, dans ce domaine, « un de plus ». « Epur, si muove », et pourtant la ligne de fracture existait bel et bien. Raté, et c’est bien dommage.

La deuxième ouverture potentielle concernait la défense de toutes les libertés. Dans ce domaine comme dans tous les autres, une foi qui n’agit pas n’est pas une foi sincère. L’arrivée tardive de Jean Marie Le Pen, sur ce terrain, par l’intermédiaire de propositions faites en direction des automobilistes, a retenti comme le chant du Cygne. Il fallait défendre et promotionner les libertés dans tous les domaines possibles, et, dans le même temps, définir une quinzaine de valeurs non négociables. Ces valeurs devaient être définies par la synthèse entre l’humanisme gréco latin, le décalogue et les lumières de la renaissance (Famille, Terroir, Région, Nation, Respect de la Vie, Tradition, Valeurs Chrétiennes, séparation entre domaine privé et domaine public, etc), en y ajoutant l’indépendance et la souveraineté de la France. Elles auraient servi de base au renouveau de notre pays. Mais non, le FN comme la France n’ont décidément plus rien à dire au monde ! Pour tout le reste, il fallait promotionner toutes les libertés. Libertés pour les individus, les villes et villages et pour toutes les forces vives du pays. Il fallait évidemment proposer la suppression de toutes les lois liberticides, à commencer par les Lois anti alcool et anti tabac, comme les lois Perben Sarkozy, qui sont des symboles pour nos compatriotes.

Pour être, là encore, tout à fait honnête, Jean Marie Le Pen est, sur ce secteur, le moins pire, celui qui propose, notamment et en plus de ses propositions concernant l’automobile, la suppression des lois « Pleven – Gayssot », sans même parler des libertés économiques vitales. Il faut rendre à César ce qui est à César. Cependant, il fallait aller infiniment plus loin afin de créer un véritable torrent de sympathie, dans l’opinion, en sa faveur. Pourquoi, par exemple, n’a-t-il pas profité de ses multiples apparitions dans les médias, pour lancer un appel solennel à tous les sympathisants de l’ultra gauche pour leur dire : « Vous voulez des élus ? Avec moi vous en aurez ! ».Et ce n’est qu’un tout petit exemple tactique. Sur le fond comme dans la forme, c’est toujours le même problème, il n’est pas allé au bout de sa logique, comme il n’a pas placé sa campagne sous le signe du combat des idées, se contentant de l’image. Un peu juste pour faire voler en éclat le cordon sanitaire, sans toucher aux fondamentaux.

Paraphrasons un instant Jean Marie Le Pen. « Vous (le Mouvement National) allez voir un médecin en consultation, (peu importe le nom du médecin, disons que c’est un grand spécialiste qui travaille au Cabinet « Union des Patriotes » des professeurs Mégret, Brigneau, Spieler, Robert, Antony et cie), et il vous dit, après quantité d’analyses, Monsieur, vous avez un cancer (le système). - Mais, je ne comprends pas, j’ai été voir le docteur Le Pen, il m’a dit que j’avais un rhume et que tout allait bien se passer dans peu de temps, en suivant aveuglément ses conseils, et avec du sirop, des pastilles et un foulard. – Ah, moi je vous dis que vous avez un cancer. Vous pouvez guérir, mais pour cela il faudra faire beaucoup d’effort, avoir une ascèse parfaite et changer votre mode de vie. Si vous suivez mes conseils, vous pouvez guérir, mais si vous ne faites rien, vous allez mourir »…

Plaisanterie mise à part, le Mouvement National ne va pas mourir, mais en ayant fait l’exact inverse de ce qu’il fallait faire, dans le fond, sur la forme, dans le réel, dans le virtuel, à l’horizontal, à la verticale, dans le concret, dans l’image, dans la désunion comme dans le manque de propositions novatrices, il nous semble évident que Jean Marie Le Pen a perdu définitivement toute chance d’être au second tour dimanche prochain.

Tout le monde sait que les sondages sont truqués, et que, surtout, ils fabriquent l’opinion à l’avance, c’est pourquoi nous sommes pour leur interdiction. Cependant et justement, il y a des constantes que les gens sérieux ne peuvent pas nier. A cinq jours du scrutin, Le Pen est dans une moyenne de 13,5 à 14%, soit au même niveau qu’en 2002 (14% de moyenne à 8 jours). Dans le même temps Sarkozy tourne à une moyenne de 29% et Royal à 25% (23% pour Chirac et 18,5% pour Jospin en 2002 à 8 jours). Avec beaucoup d’efforts et la mobilisation de tous, Le Pen peut finir à 18%, voire par miracle à 19%, (s’il y arrive ce sera un exploit, exploit qui ne lui devra rien hormis l’image liée au passé, et qui devra tout à l’honneur des patriotes, humiliés mais debout !), cependant il ne comblera pas son retard et n’accédera pas en final !

Surtout, Jean Marie Le Pen est quatrième à cinq jours. Aucun candidat classé quatrième à 8 jours, (à fortiori à 5), n’a jamais terminé second. S’il peut, par un miracle, disputer la place de troisième à Bayrou, (comme Bayrou celle de second à Royal), il ne peut pas finir second et être au second tour pour la deuxième fois d’affilée.

Au soir du 22 avril, à 20h00, les cris d’alarmes de milliers de patriotes, ayant tous alerté quant à l’échec programmé, résonneront comme autant de cloches mortuaires. Là, des voix s’élèveront pour dire : « Comment est-ce possible ? Comment est-ce arrivé ? Il avait toutes les armes en main et la conjoncture était on ne peut plus favorable ! ». Oui, mais quand on ne se donne pas les moyens, avant tout humains, d’y arriver, et pire, quand on fait tout pour chuter (ou faire chuter…), la sanction est au rendez-vous et l’échec à l’arrivée. C’est la loi de tout combat politique, loi qui aura été bafouée et/ou ignorée très maladroitement. Pour les intérêts de qui ? Ca, l’avenir le dira peut être, c’est un autre sujet.

Ce sont toujours les petits ruisseaux qui font les grandes rivières, et inversement. C’est en multipliant les petites déceptions et rancoeurs qu’on fabrique immanquablement la plus terrible des machines à perdre. Tôt ou tard la réalité vous rattrape, c’est ainsi…

Après le magnifique discours de Paris au Palais des Sports, discours superbe en droite ligne du passé, beaucoup de patriotes se disent, « Tout ça pour ça ? A quoi bon alors ? ».

Effectivement, nous sommes d’accord, il fallait commencer par là, et à tout prendre, ne rien dire ne rien changer, ça n’aurait pas engendré autant de déceptions et de doutes, et ça aurait au moins eu de la gueule la campagne vue de chez nous ! Arrêtons de rêver et de penser à ce qui aurait pu être, regardons vers l’avenir, vers ce qui sera, c’est bien mieux…

Faut-il pour autant changer notre vote ? NON, non et non ! Villiers n’a donné aucun signe permettant de lui faire confiance et le délai de veuvage (avec le système) n’est pas encore terminé. Un vote Bayrou par tactique ? Dieu nous en préserve, même par défaut ou par dépit, nous devons voter le plus possible pour nos idées. Réservons cela pour le second tour ! L’abstention ou le vote pour le chasseur ? Ces phénomènes toucheront tout le monde, y compris Jean Marie Le Pen, mais nous avons déjà expliqué pourquoi il nous semblait utile de faire en sorte que le score de Le Pen ne soit pas trop bas, ne serait-ce que pour le regard étranger sur notre élection comme pour le socle du renouveau que doit représenter le score de JMLP, afin de ne surtout pas obérer l’avenir, nous n’allons donc pas y revenir. Certains peuvent penser différemment, c’est leur droit, mais nous croyons qu’il est possible voire souhaitable de considérer qu’on peut voter Le Pen malgré lui, à la manière de nombre d’électeurs de tous les autres candidats. C’est notre vision des évènements et nous la croyons juste et parfaite…

Le Pen ne sera ni Président ni même au second tour, il n’y a que des gamins politiques qui peuvent encore rêver (et heureusement), mais que cela ne nous empêchent pas de colmater les brèches en votant avant tout pour nos idées, oui nous disons bien nos idées, malgré tout, qui, grâces à notre action commune par le passé, grâce à nos sacrifices innombrables et désintéressés, sont encore et en majorité incarnées par Jean Marie Le Pen. Le vote n’appartient à personne, à nous de le prouver en votant pour lui UNE TOUTE DERNIERE FOIS. C’est nous, c’est vous qui avez fait le Mouvement National, alors oubliez un instant son représentant et ses errements et voter pour ce Mouvement que vous aimez profondément.

Quand on regarde ses concurrents, quand on voit qui est contre, quand on réfléchit aux enjeux et qu’on élimine donc la légitime tentation de l’abstention, et quand on pense au passé (tout de même), on ne peut que lui accorder une dernière fois nos suffrages. Dans votre panière de cuisine, si vous avez une pomme gâtée au milieu d’autres pourris, vous allez forcement opter pour celle là. L’image est là pour nous rappeler à l’essentiel.


Ce n’est pas réjouissant, certes, c’est pourquoi nos regards doivent résolument se tourner vers l’avenir, vers un futur que nous souhaitons ardemment vivant pour notre idéal, vers les législatives pour commencer ou nous devons tout faire pour imposer l’union de toutes et de tous, sans aucune exception.

Nous l’avons déjà dit et nous allons y revenir dans notre prochain article.

Si le FN n’en veut pas, il faudra la faire autour du MNR. Et si le MNR n’en veut pas non plus, il faudra alors voter pour le candidat (ou la candidate) patriote le plus enraciné localement et le plus légitime, quel que soit son étiquette, de la plus humble (voire sans) à la plus médiatiquement reconnue. En ce qui concerne le MPF, comme nous l’avons déjà dit à maintes reprises, il faudra attendre, et les consignes de l’entre deux tours, et surtout les futures municipales, avant de nous prononcer. Pour le moment, seuls nous intéressent les quelques 120 candidats MPF issus des milieux nationalistes, et encore s’il n’y a pas d’union des patriotes (que Peltier, bras droit (SIC) du vicomte, vient de rejeter récemment), car si l’union se fait entre FN, MNR (ou MNR seul), avec les Identitaires, les régionalistes, les indépendants, toutes les formations nationalistes autonomes, les amis de Bernard Antony, et d’autres, alors là, ils devront choisir leur camp, autrement nous ne pourrons plus rien pour eux. Ne tirons pas de plan sur la comète et espérons en la sagesse de tous pour le bien commun.

Le combat national, c’est d’abord la défense et la promotion des idées, idées plus que jamais d’actualité, alors ne désespérez pas !


NE DESESPEREZ JAMAIS !

VOTONS ET FAISONS TOUS VOTER UNE DERNIERE FOIS POUR JEAN MARIE LE PEN !

PREPARONS NOUS DES MAINTENANT POUR LA RECONSTRUCTION DU MOUVEMENT NATIONAL !

L’AVENIR EST DANS L’UNION DE TOUS !

VIVE LE MOUVEMENT NATIONAL !

VIVE L’UNION !

VIVE LA FRANCE !