
TOUZE OU LE NIGAUD SALTIMBANQUE DE LA TROMPERIE
Une sympathique contribution à lire et à méditer par tout le monde avant de reconstruire le Mouvement National… Amusant et instructif cette vie de M Touzé.
Le petit Jean François Touzé naît en 1953 à Boulogne Billancourt. Il ne sera pas trop marqué par cet environnement ouvrier, sa famille étant de grands Bourgeois de la Baule Pornichet, dans la Loire Atlantique, (comme Samuel Maréchal). Après des études quelconques, il obtient néanmoins une licence en lettres, puis devient, sur piston, critique musical. Dans sa jeunesse, il se fait remarquer avant tout par ses cheveux longs et son amour de substances pas toujours licites. Le vent des années 68 le pousse « évidemment » vers le rock’n roll et le rythm’n blues. Il sera toujours passionné de musique black américaine, toujours, il en sera même imbibé. Il est notamment pigiste pour le magazine « Rock’n Folk » ou sévit un certain Thierry Ardisson. Ca non plus le petit Jean François ne l’oubliera pas.
En 1982, cheveux courts mais idées du même tonneau, M Touzé indique à ses parents et amis qu’il a décidé de « s’inscrire au Front National » par l’intermédiaire de son ami Martial Bild, transfuge du PFN (Parti des Forces Nouvelles). Bild lui fait justement remarquer qu’on ne s’inscrit pas mais qu’on adhère, du verbe adhérer, synonyme de « coller ». Ca ne collera jamais trop pour cet esprit embrumé et quelque peu perdu.
L’eschatologie politique du sieur Touzé est, il est vrai, terriblement compliqué. Il se croit sauveur et se veut un destin. Il a puisé son inspiration patriotique chez les Mérovingiens et ne sort pas de là. Pour lui tout ce qu’il y a après est obligatoirement illégitime, sauf de Gaulle pour qui M Touzé voue une admiration sans borne. Il s’achètera même une paire de jumelles identiques à celles du général au cas où, on ne sait jamais… Pour Touzé, la France attend le retour du Christ Roi, et, qui sait, ce pourrait bien être lui si Dieu et le Prieuré de Sion en ont décidé ainsi. Il s’y prépare.
Pas embarrassé d’idéologie, avec une nostalgie francisque, certes stérile, mais le mettant cependant à l’abri des foudres du système, sauf d’une éventuelle camisole, M Touzé « adhère » donc au Front National en 1982. Il ne sait pas faire grand-chose, il n’aime pas trop militer, il n’a pas de « don de Dieu », il sera donc secrétaire. Ca tombe bien il en manque au 11 rue Bernoulli. Plus tard, après une promotion en 1986, il deviendra secrétaire national aux adhésions. Il passe donc ses heures à compter les cartes et à les estampiller, on l’appelle alors le « poinçonneur des vivas » parce que tout le monde l’applaudit à toute nouvelle « inscription », pardon adhésion. Jean Pierre Stirbois le félicitera en personne de son labeur et Touzé ira partout déclarer qu’il a « l’amitié du chef en plus de l’oreille du patron ».
En 1986, grande année pour celui qu’on surnomme « Jeff ». En plus de sa promotion au grade de pointeur du nombre d’adhérents, il devient responsable du bulletin téléphoné du Front National, qu'il baptisera pompeusement « Radio Le Pen » (il a toujours rêvé d'être journaliste) et qui deviendra après le départ de Touzé « Le Pen Info ». Jean François Touzé s’en occupera jusqu’à son rocambolesque départ du FN en 1990.
De 1986 à 1990 donc, Touzé fera quelques piges dans « National Hebdo » ou il pourra y déclamer tout son amour pour Jean Marie Le Pen. Il le fait si bien que Le Pen le croit. Alors quand Touzé tendra un piège à Le Pen en 1989, celui-ci tombera dans le panneau.
1989. Les élections municipales. Jean Marie Le Pen doit normalement se présenter à Marseille. Certes il a été battu par Marius Masse aux législatives de 1988, perdant au passage un pari avec ce dernier de 100.000,00FF, (pas grave c’est le Front qui paye), mais il a tout de même fait 47%. Alors il hésite. Que faire ? Il veut aller à Marseille quand même, car, depuis le départ de Pascal Arrighi, le Front National est orphelin d’un grand meneur dans la citée phocéenne, quelqu’un capable de prendre la mairie et de contrer le docteur Vigouroux. Le Pen sait très bien que ce n’est pas Gabriel Domenech, l’ex rédacteur en chef de feu le Méridional, pourtant excellent militant, dévoué, apprécié localement mais limité politiquement, qui va accomplir la tache. Des proches de Le Pen lui suggèrent d’être candidat dans sa ville natale de La Trinité sur Mer, là ou Le Pen a réalisé 51% des voix en 1988. JMLP décide néanmoins d’aller quand même à Marseille, du moins jusqu’à ce que Touzé entre en lice…
Jean François s’est constitué une petite équipe à Paris. Il est en effet responsable du XIème arrondissement. Ses troupes ne sont pas nombreuses mais il s’est lié d’amitié avec des mercenaires et des francs-tireurs du nationalisme qu’on retrouvera un peu partout jusqu’à nos jours. Il a aussi des relations dans les milieux dits « rouge brun ». On appelle alors Touzé le « National Bolchevique ». Il aime ça. Ses amis lui présentent alors un cadre de chez Giraudy, société d’affichage, Jacques Gaillard, qui veut entrer au Front National. Touzé saisit la balle au bond et court chez Le Pen. Il lui vend cette idée sublime : Jean Marie Le Pen, président du Front National, ne peut être candidat QUE dans la Capitale ! Il ne peut être candidat QUE dans le quartier populaire, historique, symbolique et surtout populaire (SIC ouf) du XXème ! Touzé en fait des tonnes pour convaincre « Le Président ». Lui, Touzé, il lui promet les moyens logistiques de Jacques Gaillard et propose de combiner sa campagne avec celle de Le Pen. Le XIème sera délaissé au profit du XXème. Jacques Reveau, trésorier du FN, candidat sur le 17ème, prêtera l’appartement qu’il possède rue des Orteaux et qui fera office de permanence. Touzé affirme à Le Pen que Marseille c’est bien trop complexe, bien trop frelaté et dangereux. Le Pen finit pas gober le tout et accepte. Touzé y gagne un surnom : Cole Porter !
Evidemment, tous les moyens de la campagne servent exclusivement à Touzé ou presque. Le Pen reste chez lui et ne voit rien. Les résultats sont au rendez-vous : 10% pour Touzé et 12,5% pour Le Pen qui ne sera que conseiller d’arrondissement. Vexé, il ne siègera jamais !
Touzé n’est plus en odeur de sainteté au FN. Le Pen a la dent dure. Il retourne à la comptabilité des adhésions et à « Radio Le Pen ». Il veut créer son propre cercle au sein du FN, le « Cercle du Luxembourg » (SIC, l’employé de bureau se veut « intello », le scribouillard se veut Scribe). Veto absolu de Le Pen qui se marre. Il y a de quoi ! 1990. Un matin de printemps, Jean François Touzé est dans son bureau de la rue du général Clergerie, siège national du FN de l’époque. Il prépare son bulletin téléphonique. En réalité, il prépare son départ. Il a pris soin de demander à ses amis d’enregistrer son message car « il a des choses à dire ». Quoi ? Tout simplement que Le Pen n’est plus l’homme de la situation, que c’est un incapable entouré de minables, et que lui Touzé, a décidé de partir mener le combat ailleurs, loin de Le Pen, mais qu’il reviendra pour sauver le mouvement national, sans Le Pen évidemment, devenu indigne de lui. De Gaulle quand tu nous tiens… Après ce message au combien historique à dimension universelle, Touzé prend bien soin de fermer la porte à clé et de garder la précieuse clé sur lui. Il passe la porte du FN en secret pour ne plus jamais y revenir, à ce qu’il jure, mais il finira par y retourner par la fenêtre fin 1999, soit dix ans plus tard. Notons que lui, et d’autres, ont conservé le précieux enregistrement pour les générations à venir. On n'est jamais trop prudent dans la fabrication de sa légende, même mythomane.
Que fait notre petit « Jeff » ? De 1990 à 1991, il ère. Il a pris soin d’emmener avec lui, outre quelques activistes militants sincères (qui vont vite se fâcher avec lui), quelques bras cassés du PFN, deux « nationaux bolcheviques » et un soutien de poids en la personne du sympathique Roland Helie, 150KG de nationalisme brut. Ainsi entouré, il va voir ce qui se passe dans les Comités « Espace Nouveau » (œuvre de Helie et de quelques autres), puis à « Nationalisme et République » de Michel Schneider, enfin partout ou il peut prendre la parole, puis, lui et ses amis décident de créer le MIN (Mouvement d’Initiative Nationaliste) fin 1991. Cette organisation n’a pas de vocation électoraliste, mais Jean Marie Le Pen émet une fatwa : quiconque se rendra à un évènement organisé par le MIN sera exclu.
Touzé décide alors de placer la barre plus en hauteur. Après le référendum sur Maastricht de 1992, il réunit ses amis autour de quelques anciens cadres du CNIP. La création d’une structure électoraliste nationaliste hors du FN est décidée : Ce sera l’Alliance Populaire (AP). Touzé et ses amis peuvent compter alors sur une structure militante assez dense et sur des cadres il est vrai de qualité. Assez rapidement, les adhésions sont nombreuses et les fédérations voient le jour sous l’impulsion de jeunes de talent qui quitteront tous l’AP en 1994. A noter que fin 1993, Mégret accepte de rencontrer Touzé, à la demande expresse de JFT, mais ce dernier se fait renvoyer dans les cordes par le numéro deux du FN.
L’aventure de l’AP durera moins de deux ans, de fin 1992 à juin 1994. L’AP présentera 80 candidats lors des législatives de 1993, dont le fameux Serge Ayoub, alias batskin, ainsi que tout le gratin du nationalisme activiste amené par les proches de Touzé. L’Alliance Populaire obtient le financement d’état, mais la machine connaît des ratés. 1994, après des cantonales réussies (plus de 100 candidats et des pointes à 8%), l’AP n’a pas les moyens de faire une liste aux européennes, malgré le soutien de Philippe Malaud, ancien ministre du général de Gaulle, et appelle donc à l’abstention. C’est le début de la crise. Touzé s’aperçoit que pour satisfaire son ambition il lui faut de l’argent et beaucoup. Il opère donc un repositionnement stratégique en recentrant tout son discours en direction des « patriotes républicains » de droite ou de gauche. Il va à la rencontre des « nationaux républicains », perdus dans la nature et tous fortement anti Le Pen. Touzé se veut Soral avant Soral. Encore et toujours marqué par De Gaulle. Décidemment, il ne changera jamais. Il veut par contre changer la ligne du mouvement, l’adoucir pour pouvoir lutter pleinement contre Le Pen. Il obtient des financements, mais c’est trop tard.
Il meurt une nouvelle fois la main sur le trésor. Ses amis, par soucis d’honnêteté, ne sont pas d’accord pour trahir. Ils veulent bien défendre des idées mais pas poignarder les militants du FN dans le dos, et là, celui qui veut se faire dorénavant appeler « JFT » leur propose et de trahir leurs idées et d’aider à détruire le FN. Ils claquent la porte de l’AP en masse et décident de créer « L’Alliance Nationale », avec l’aide de SAS Le Prince Sixte Henri de Bourbon Parme, groupuscule nationaliste qui n'aura pas le succès de son homologue italien et qui n'existera que le temps d'aider Le Pen lors de la Présidentielle de 1995. Après, les membres de ce groupe rallieront le FN ou iront dans la nature.
Touzé n’a plus d’amis, plus de militants, plus de cadres, plus rien. On peut les compter sur les doigts de la main ceux qui vont rester avec Touzé : 5 anciens du PFN dont Roland Helie, plus une demi-douzaine de supplétifs. JFT n’aura eu son financement que le temps d’un été. Ca tombe à pic, il aime la côte d’azur, alors, comme il a deux amis sur Nice, il décide de casser « sa » tirelire et de s’installer quelques temps du côté de la baie des anges. Avec sa bande il crée le PNR (Parti National Républicain) et ouvre sa permanence dans la capitale des Alpes Maritimes. Roland Helie, homme intelligent au demeurant, commence à en avoir « marre de ces conneries ». Il prend ses distances. Touzé peut donc régner sur sa grappe de militants, même si le raisin est de plus en plus de Corinthe.
Touzé écrit des entrefilets dans des fanzines au lectorat confidentiel et il désespère de végéter. « De gaulle » se les gèle (façon de parler) à Londres, pardon, Promenade des Anglais, ce qui revient au même pour notre ami JFT. Pour se détendre, Jean François Touzé ira se balader, politiquement parlant, si l’on ne considère pas la politique et Touzé comme deux éléments antinomiques. Gérard Bourgoin, le roi du poulet, président du club de foot d’Auxerre, a repris le CNIP. Touzé flaire le bon coup et se fait nommer au BP. Il tente de doubler Bourgoin et se fait plumer comme il se doit. Alors, il va voir Charles Millon qui vient de créer « La Droite » (qui deviendra LDL puis DLC, oublions ça vaut mieux). Touzé réussira à convaincre le valet de chambre de Millon de le nommer vice président de « LD », mais comme Millon n’a pas de millions, il n’a pas de quoi payer Touzé, alors Touzé voit rouge avant de se faire expulser. Il notera soigneusement sur son CV : « ex vice président du CNIP et de « La Droite » (Touzé y gagnera un autre surnom : le pitre drolatique), et il utilisera ce CV (en y ajoutant « gérant de sociétés » ç’est faux mais ça fait bien, ça ne mange pas de pain et c’est invérifiable) pour son appel en faveur de JMLP de 1999. On y vient…
C’est Bruno Mégret qui va relancer Touzé indirectement. Fin 1998, grave crise au sein du FN. Mégret n’en veut pas à Le Pen, mais a une divergence stratégique profonde avec JMLP. De plus, Mégret ne peut pas laisser des milliers de militants se faire insulter et maltraiter par Le Pen. C’est la scission que tout le monde connaît. Touzé se rapproche de Mégret, mais personne n’en veut dans l’entourage du maire de Vitrolles. Qu’on ne soit pas d’accord OK, mais la trahison pour la trahison, l’ambition pour l’ambition, ça ne plait pas beaucoup. Surtout, personne ne voit l’utilité de récupérer Touzé. C’est raté, mais ce n’est que parti remise. Comble du comble, Mégret, interdit de prendre l’appellation FN, devra changer le nom de son parti. Il crée le MN (Mouvement National) avant de créer le MNR (Mouvement National Républicain). Décidemment, « Jeff » n’a pas de chance et doit jeter aux orties son Parti National Républicain. Il doit se croire maudit. Sa traversée du désert se poursuit mais pas trop longtemps.
1999. Elections européennes. Après avoir hésité et tenter de nouveau d’avoir une place au MNR, JFT appelle à voter pour la liste Le Pen. Fin 1999, il est récompensé de sa servilité, pardon de sa serviabilité, c’est le retour au Front National, par l’entremise de Martial Bild et de Marine Le Pen qui adore son « Jeff ». Les cris des militants sincères poignardés par Touzé et notamment de Marie France Stirbois n’y feront rien, Le Pen accepte ce qu’il prend pour un caprice de sa fille.
Touzé est de retour. C’est ce qu’il fait savoir de partout, encore et toujours de gaulle en tête. Il prend la direction du havre. Ce sera son purgatoire. 2002. Election présidentielle. Marine Le Pen l’impose à la cellule « Idées Action » du Président. Là encore on ne tiendra pas compte de l’avis des militants ni des dirigeants historiques du mouvement. Le ridicule le plus achevé sera atteint au meeting de Marseille entres les deux tours de la présidentielle, ou une salle surchauffée (malgré les menaces et intimidations), mais une salle à moitié vide (à cause des menaces et intimidations), composé d’ultra fidèles, rira copieusement de voir Touzé et Dubois bras dessus bras dessous en « organisateurs » pour Jean Marie Le Pen.
Mais JFT s’attribuera une partie du succès de JMLP. La Droite Nationale humiliée, la droite nationale écrasée, mais la droite nationale libérée, c’est lui, ose t-il affirmer sans rire à son carré d’amis, pièces rapportées de feu le PNR.
Il en profite d’ailleurs pour recréer son PNR au sein du FN. Il faut changer de nom pour faire « club ». Ce sera « Ligne Droite » par antiphrase. On en rigole toujours autant au paquebot…
On retrouve « Jeff » en 2004. Elections régionales. Il supplie Le Pen d’avoir un poste de conseiller régional en Ile de France. Il aime bien la campagne, mais de loin, surtout s’il ne peut pas y être élu. Marine l’appuie et il connaît donc la consécration. Il devient enfin, à 51 ans, conseiller régional. Faute de pouvoir libérer la France pour le moment, il libérera l’Ile de France, en attendant mieux bien sur. Il garde néanmoins son pied à terre en Normandie en prévision des municipales. Mais pendant les élections régionales, il est également directeur de campagne de Jean Marie Le Pen en PACA. A-t-il le don d’ubiquité voire plus ? Oh que non ! Il le prouvera piteusement en commettant LA BOURDE de l’année. JMLP n’est pas domicilié en Provence et ne peut donc pas se présenter. Aie ! Aie ! Aie ! Ca fait mal ! Touzé rase les murs et se fait oublier, d’autant que JMLP l’avait nommé avant l’élection « Coordinateur » pour l’implantation militante en PACA, étant donné que la région ou le FN fait ses meilleurs scores est depuis longtemps déserte niveau adhérents et cadres. Quoi de mieux que de mettre un traître à la barre du renouveau, au moins il connaît le terrain du mécontentement. Normandie, Ile de France, PACA, trois régions symboliques du Gaullisme, de la Libération, des débarquements, du Mont Aurélien au Mont Valérien, Touzé se la joue « J’me voyais déjà », et, comme d’habitude, il y croit dur comme fer. Il confit même à un proche : « Je le sens, j’ai la Croix Blanche au cœur et sur le front, c’est moi qui vais succéder à Le Pen, ça ne peut être que moi ! »… Mais LA BOURDE vient tout gâcher, tout mettre par terre … pour le moment. Cette faute calme un tantinet la pathologie mentale maladive de notre ami Touzé. Il survole les européennes tandis que son patron la passe sur un bateau… Le navire JFT tangue.
Depuis JFT végète de nouveau. Rien n’a changé depuis 1985 finalement, à l’exception de son poste de Conseiller Régional. Il est certes membre du Conseil National du FN, du Comité Central (imposé par Le Pen, non élu évidemment), et même du BP (idem), mais qu’est ce que cela veut dire dans un FN devenu quasiment sans militant. Le Pen ne l’a même pas viré de son poste de coordinateur de PACA car il n’y a plus rien à coordonner. Alors, entre la Normandie et le Conseil Régional d’Ile de France, Jean François Touzé compte et recompte les inscriptions, pardon les adhésions, et il n’a plus beaucoup de travail le pauvre. Il s’en moque bien après tout, les adhésions refleuriront quand ce sera son tour d’être à la barre pardi !
2006. Campagne pour la Présidentielle. Marine Le Pen entend bien imposer ses vues. Carl Lang, Bruno Gollnisch et tous les dirigeants historiques du FN ont été mis au placard, tout du moins à l’index avec interdiction de parler aux médias. D’ailleurs, ils ne tiennent pas à trop en faire durant la campagne n’étant pas d’accord sur la ligne. Touzé se voit en homme fort, en recours, comme toujours éternel boy scout du Gaullisme, on pourrait même parler de « Gaullianisme » au sujet de JFT. Las, c’est encore raté. Touzé est fou de rage ! C’est lui le « National Républicain » alors que vient faire ce Soral ? Valmy, c’est lui, ça a toujours été lui, ça ne peut être que lui, alors on ne va pas lui prendre sa place, son jouet comme ça. Il se glisse derrière Le Pen pendant tout le discours de Valmy, histoire de bomber le torse et qu’on ne voit que lui dans la caméra. Il en fait des tonnes, mais on lui fait comprendre que ça ne sert à rien. La Bourde n’a pas été pardonnée et on a trouvé mieux que lui en la personne de Soral.
« Jeff » éructe et en devient malade. Par Toutatis et par Touzé ! On lui a tout pris, tout volé, et le fait que Soral soit un ex pote de Thierry Ardisson n’arrange pas le mental de « Jeff » qui renoue ainsi de la pire des manières avec ses jeunes années « Rock’n Folk », en se les prenant en pleine figure. Rage et haine se bousculent dans la tête de JFT. Il ne lui reste que les rapports à envoyer aux élus du FN (de moins en moins nombreux hélas) et le « CAP » sur l’immigration, mais là, même pas de diplôme en vue. Il faut dire que c’est le domaine réservé.
Alors, comme pour se calmer et se projeter dans ses éternelles ambitions de sauveur, il calcule. Il calcule si bien qu’il en arrive à la même conclusion que nous, sauf que c’est pour son compte personnel. Alors, si Le Pen est présent au second tour, Marine lui succède et je n’ai aucune chance de faire quoi que ce soit. Même si Mégret fait un mouvement d’union patriotique hors FN, il ne voudra pas de moi. Mais si Le Pen n’est pas au second tour, Gollnisch et Lang prennent le pouvoir et Mégret revient à terme. Cela exclura Marine et me voila « MOI » pour réaliser la synthèse. Gollnisch pleutre et pas beau, Mégret trop petit, Lang au look bien trop « faf », mais si mais c’est bien sur, ça ne peut être que moi… Etc Etc Etc…
Alors il change de tactique une énième fois. A la surprise générale, il prend position en faveur de Mégret, ce qui lui vaut la mise à l’index et la remise en place de Marine Le Pen qui n’est donc plus son alliée. Il n’en a cure et va encore plus loin. Lui, le « National Républicain », se met à critiquer Soral, l’ouverture, les reniements et parle de « respect des fondamentaux du Front National ». Lui l’antilibéral se met à critiquer l’anticapitalisme du FN. Lui le co-fondateur de l’Alliance Populaire, critique les « aspects trop populaires » du FN ! Tous ceux qui l’ont connu avant en rient ouvertement. Touzé ne rie pas car il connaît ses classiques, et, fidèle au vieil adage populaire, « il change de veste comme le vent pousse ». Tant mieux, JFT aime aussi Dutronc, tout baigne donc pour « l’opportuniste » qui serait prêt à tout pour faire survivre son vieux rêve : Avoir un destin, celui de sauver la France !
En 2004, à la question d’un journaliste Niçois qui demandait à Jean Marie Le Pen pourquoi ce dernier avait accepté le retour d’un ancien traître, JMLP avait répondu : « Vous savez, M Touzé c’est un garçon coiffeur, il a voulu ouvrir son propre salon, mais finalement il s’est dit que c’était bien mieux chez le patron » !
Tout est dit dans cette phrase terrible de Jean Marie Le Pen.
Il est vrai que « monsieur Jeff » se couperait bien les cheveux en quatre si ça pouvait lui assurer un avenir. Il mettrait bien une perruque ou un toupet. Et si seule une place de Reine était libre, gageons qu’il irait jusqu’à tenter l’opération.
Aujourd’hui, il lui reste Roland Helie comme fidèle. C’est peu et c’est beaucoup à la fois, car Helie est le dernier à lui reconnaître quelque talent. Récemment un ex ami de Touzé toujours membre du FN confiait en privé cet avis authentique et définitif sur un ton cynique, avis que nous faisons volontiers notre : « Bof, l’œuvre de Touzé c’est la logomachie du sycophante » !
Dieu nous préserve de ce type d’histrion à l’avenir. Nous avons plus que jamais besoin de gens humbles, fidèles, appliqués et sérieux, plutôt que de jongleurs. Et si nous avons besoin de vertus, celles que nous réclamons au premier chef ne sont pas comiques.
Quand on aspire à de hautes fonctions, on n’use pas trop sa langue à lécher des bottes après moult trahisons, et vice versa, ça finit par être suspect. Ca risquerait de se voir…
JEAN MARIE LE PEN A DONNE SA CONFIANCE A DES INDIVIDUS PITOYABLES
PLUS QUE JAMAIS PAS UNE VOIX PATRIOTE POUR LE PEN LE 22 AVRIL 2007
AUCUN DE CEUX QUI SE PRESENTENT – ABSTENTION NATIONALE !
http://Lesnationalistescontrelepen.blogspot.com
Une sympathique contribution à lire et à méditer par tout le monde avant de reconstruire le Mouvement National… Amusant et instructif cette vie de M Touzé.
Le petit Jean François Touzé naît en 1953 à Boulogne Billancourt. Il ne sera pas trop marqué par cet environnement ouvrier, sa famille étant de grands Bourgeois de la Baule Pornichet, dans la Loire Atlantique, (comme Samuel Maréchal). Après des études quelconques, il obtient néanmoins une licence en lettres, puis devient, sur piston, critique musical. Dans sa jeunesse, il se fait remarquer avant tout par ses cheveux longs et son amour de substances pas toujours licites. Le vent des années 68 le pousse « évidemment » vers le rock’n roll et le rythm’n blues. Il sera toujours passionné de musique black américaine, toujours, il en sera même imbibé. Il est notamment pigiste pour le magazine « Rock’n Folk » ou sévit un certain Thierry Ardisson. Ca non plus le petit Jean François ne l’oubliera pas.
En 1982, cheveux courts mais idées du même tonneau, M Touzé indique à ses parents et amis qu’il a décidé de « s’inscrire au Front National » par l’intermédiaire de son ami Martial Bild, transfuge du PFN (Parti des Forces Nouvelles). Bild lui fait justement remarquer qu’on ne s’inscrit pas mais qu’on adhère, du verbe adhérer, synonyme de « coller ». Ca ne collera jamais trop pour cet esprit embrumé et quelque peu perdu.
L’eschatologie politique du sieur Touzé est, il est vrai, terriblement compliqué. Il se croit sauveur et se veut un destin. Il a puisé son inspiration patriotique chez les Mérovingiens et ne sort pas de là. Pour lui tout ce qu’il y a après est obligatoirement illégitime, sauf de Gaulle pour qui M Touzé voue une admiration sans borne. Il s’achètera même une paire de jumelles identiques à celles du général au cas où, on ne sait jamais… Pour Touzé, la France attend le retour du Christ Roi, et, qui sait, ce pourrait bien être lui si Dieu et le Prieuré de Sion en ont décidé ainsi. Il s’y prépare.
Pas embarrassé d’idéologie, avec une nostalgie francisque, certes stérile, mais le mettant cependant à l’abri des foudres du système, sauf d’une éventuelle camisole, M Touzé « adhère » donc au Front National en 1982. Il ne sait pas faire grand-chose, il n’aime pas trop militer, il n’a pas de « don de Dieu », il sera donc secrétaire. Ca tombe bien il en manque au 11 rue Bernoulli. Plus tard, après une promotion en 1986, il deviendra secrétaire national aux adhésions. Il passe donc ses heures à compter les cartes et à les estampiller, on l’appelle alors le « poinçonneur des vivas » parce que tout le monde l’applaudit à toute nouvelle « inscription », pardon adhésion. Jean Pierre Stirbois le félicitera en personne de son labeur et Touzé ira partout déclarer qu’il a « l’amitié du chef en plus de l’oreille du patron ».
En 1986, grande année pour celui qu’on surnomme « Jeff ». En plus de sa promotion au grade de pointeur du nombre d’adhérents, il devient responsable du bulletin téléphoné du Front National, qu'il baptisera pompeusement « Radio Le Pen » (il a toujours rêvé d'être journaliste) et qui deviendra après le départ de Touzé « Le Pen Info ». Jean François Touzé s’en occupera jusqu’à son rocambolesque départ du FN en 1990.
De 1986 à 1990 donc, Touzé fera quelques piges dans « National Hebdo » ou il pourra y déclamer tout son amour pour Jean Marie Le Pen. Il le fait si bien que Le Pen le croit. Alors quand Touzé tendra un piège à Le Pen en 1989, celui-ci tombera dans le panneau.
1989. Les élections municipales. Jean Marie Le Pen doit normalement se présenter à Marseille. Certes il a été battu par Marius Masse aux législatives de 1988, perdant au passage un pari avec ce dernier de 100.000,00FF, (pas grave c’est le Front qui paye), mais il a tout de même fait 47%. Alors il hésite. Que faire ? Il veut aller à Marseille quand même, car, depuis le départ de Pascal Arrighi, le Front National est orphelin d’un grand meneur dans la citée phocéenne, quelqu’un capable de prendre la mairie et de contrer le docteur Vigouroux. Le Pen sait très bien que ce n’est pas Gabriel Domenech, l’ex rédacteur en chef de feu le Méridional, pourtant excellent militant, dévoué, apprécié localement mais limité politiquement, qui va accomplir la tache. Des proches de Le Pen lui suggèrent d’être candidat dans sa ville natale de La Trinité sur Mer, là ou Le Pen a réalisé 51% des voix en 1988. JMLP décide néanmoins d’aller quand même à Marseille, du moins jusqu’à ce que Touzé entre en lice…
Jean François s’est constitué une petite équipe à Paris. Il est en effet responsable du XIème arrondissement. Ses troupes ne sont pas nombreuses mais il s’est lié d’amitié avec des mercenaires et des francs-tireurs du nationalisme qu’on retrouvera un peu partout jusqu’à nos jours. Il a aussi des relations dans les milieux dits « rouge brun ». On appelle alors Touzé le « National Bolchevique ». Il aime ça. Ses amis lui présentent alors un cadre de chez Giraudy, société d’affichage, Jacques Gaillard, qui veut entrer au Front National. Touzé saisit la balle au bond et court chez Le Pen. Il lui vend cette idée sublime : Jean Marie Le Pen, président du Front National, ne peut être candidat QUE dans la Capitale ! Il ne peut être candidat QUE dans le quartier populaire, historique, symbolique et surtout populaire (SIC ouf) du XXème ! Touzé en fait des tonnes pour convaincre « Le Président ». Lui, Touzé, il lui promet les moyens logistiques de Jacques Gaillard et propose de combiner sa campagne avec celle de Le Pen. Le XIème sera délaissé au profit du XXème. Jacques Reveau, trésorier du FN, candidat sur le 17ème, prêtera l’appartement qu’il possède rue des Orteaux et qui fera office de permanence. Touzé affirme à Le Pen que Marseille c’est bien trop complexe, bien trop frelaté et dangereux. Le Pen finit pas gober le tout et accepte. Touzé y gagne un surnom : Cole Porter !
Evidemment, tous les moyens de la campagne servent exclusivement à Touzé ou presque. Le Pen reste chez lui et ne voit rien. Les résultats sont au rendez-vous : 10% pour Touzé et 12,5% pour Le Pen qui ne sera que conseiller d’arrondissement. Vexé, il ne siègera jamais !
Touzé n’est plus en odeur de sainteté au FN. Le Pen a la dent dure. Il retourne à la comptabilité des adhésions et à « Radio Le Pen ». Il veut créer son propre cercle au sein du FN, le « Cercle du Luxembourg » (SIC, l’employé de bureau se veut « intello », le scribouillard se veut Scribe). Veto absolu de Le Pen qui se marre. Il y a de quoi ! 1990. Un matin de printemps, Jean François Touzé est dans son bureau de la rue du général Clergerie, siège national du FN de l’époque. Il prépare son bulletin téléphonique. En réalité, il prépare son départ. Il a pris soin de demander à ses amis d’enregistrer son message car « il a des choses à dire ». Quoi ? Tout simplement que Le Pen n’est plus l’homme de la situation, que c’est un incapable entouré de minables, et que lui Touzé, a décidé de partir mener le combat ailleurs, loin de Le Pen, mais qu’il reviendra pour sauver le mouvement national, sans Le Pen évidemment, devenu indigne de lui. De Gaulle quand tu nous tiens… Après ce message au combien historique à dimension universelle, Touzé prend bien soin de fermer la porte à clé et de garder la précieuse clé sur lui. Il passe la porte du FN en secret pour ne plus jamais y revenir, à ce qu’il jure, mais il finira par y retourner par la fenêtre fin 1999, soit dix ans plus tard. Notons que lui, et d’autres, ont conservé le précieux enregistrement pour les générations à venir. On n'est jamais trop prudent dans la fabrication de sa légende, même mythomane.
Que fait notre petit « Jeff » ? De 1990 à 1991, il ère. Il a pris soin d’emmener avec lui, outre quelques activistes militants sincères (qui vont vite se fâcher avec lui), quelques bras cassés du PFN, deux « nationaux bolcheviques » et un soutien de poids en la personne du sympathique Roland Helie, 150KG de nationalisme brut. Ainsi entouré, il va voir ce qui se passe dans les Comités « Espace Nouveau » (œuvre de Helie et de quelques autres), puis à « Nationalisme et République » de Michel Schneider, enfin partout ou il peut prendre la parole, puis, lui et ses amis décident de créer le MIN (Mouvement d’Initiative Nationaliste) fin 1991. Cette organisation n’a pas de vocation électoraliste, mais Jean Marie Le Pen émet une fatwa : quiconque se rendra à un évènement organisé par le MIN sera exclu.
Touzé décide alors de placer la barre plus en hauteur. Après le référendum sur Maastricht de 1992, il réunit ses amis autour de quelques anciens cadres du CNIP. La création d’une structure électoraliste nationaliste hors du FN est décidée : Ce sera l’Alliance Populaire (AP). Touzé et ses amis peuvent compter alors sur une structure militante assez dense et sur des cadres il est vrai de qualité. Assez rapidement, les adhésions sont nombreuses et les fédérations voient le jour sous l’impulsion de jeunes de talent qui quitteront tous l’AP en 1994. A noter que fin 1993, Mégret accepte de rencontrer Touzé, à la demande expresse de JFT, mais ce dernier se fait renvoyer dans les cordes par le numéro deux du FN.
L’aventure de l’AP durera moins de deux ans, de fin 1992 à juin 1994. L’AP présentera 80 candidats lors des législatives de 1993, dont le fameux Serge Ayoub, alias batskin, ainsi que tout le gratin du nationalisme activiste amené par les proches de Touzé. L’Alliance Populaire obtient le financement d’état, mais la machine connaît des ratés. 1994, après des cantonales réussies (plus de 100 candidats et des pointes à 8%), l’AP n’a pas les moyens de faire une liste aux européennes, malgré le soutien de Philippe Malaud, ancien ministre du général de Gaulle, et appelle donc à l’abstention. C’est le début de la crise. Touzé s’aperçoit que pour satisfaire son ambition il lui faut de l’argent et beaucoup. Il opère donc un repositionnement stratégique en recentrant tout son discours en direction des « patriotes républicains » de droite ou de gauche. Il va à la rencontre des « nationaux républicains », perdus dans la nature et tous fortement anti Le Pen. Touzé se veut Soral avant Soral. Encore et toujours marqué par De Gaulle. Décidemment, il ne changera jamais. Il veut par contre changer la ligne du mouvement, l’adoucir pour pouvoir lutter pleinement contre Le Pen. Il obtient des financements, mais c’est trop tard.
Il meurt une nouvelle fois la main sur le trésor. Ses amis, par soucis d’honnêteté, ne sont pas d’accord pour trahir. Ils veulent bien défendre des idées mais pas poignarder les militants du FN dans le dos, et là, celui qui veut se faire dorénavant appeler « JFT » leur propose et de trahir leurs idées et d’aider à détruire le FN. Ils claquent la porte de l’AP en masse et décident de créer « L’Alliance Nationale », avec l’aide de SAS Le Prince Sixte Henri de Bourbon Parme, groupuscule nationaliste qui n'aura pas le succès de son homologue italien et qui n'existera que le temps d'aider Le Pen lors de la Présidentielle de 1995. Après, les membres de ce groupe rallieront le FN ou iront dans la nature.
Touzé n’a plus d’amis, plus de militants, plus de cadres, plus rien. On peut les compter sur les doigts de la main ceux qui vont rester avec Touzé : 5 anciens du PFN dont Roland Helie, plus une demi-douzaine de supplétifs. JFT n’aura eu son financement que le temps d’un été. Ca tombe à pic, il aime la côte d’azur, alors, comme il a deux amis sur Nice, il décide de casser « sa » tirelire et de s’installer quelques temps du côté de la baie des anges. Avec sa bande il crée le PNR (Parti National Républicain) et ouvre sa permanence dans la capitale des Alpes Maritimes. Roland Helie, homme intelligent au demeurant, commence à en avoir « marre de ces conneries ». Il prend ses distances. Touzé peut donc régner sur sa grappe de militants, même si le raisin est de plus en plus de Corinthe.
Touzé écrit des entrefilets dans des fanzines au lectorat confidentiel et il désespère de végéter. « De gaulle » se les gèle (façon de parler) à Londres, pardon, Promenade des Anglais, ce qui revient au même pour notre ami JFT. Pour se détendre, Jean François Touzé ira se balader, politiquement parlant, si l’on ne considère pas la politique et Touzé comme deux éléments antinomiques. Gérard Bourgoin, le roi du poulet, président du club de foot d’Auxerre, a repris le CNIP. Touzé flaire le bon coup et se fait nommer au BP. Il tente de doubler Bourgoin et se fait plumer comme il se doit. Alors, il va voir Charles Millon qui vient de créer « La Droite » (qui deviendra LDL puis DLC, oublions ça vaut mieux). Touzé réussira à convaincre le valet de chambre de Millon de le nommer vice président de « LD », mais comme Millon n’a pas de millions, il n’a pas de quoi payer Touzé, alors Touzé voit rouge avant de se faire expulser. Il notera soigneusement sur son CV : « ex vice président du CNIP et de « La Droite » (Touzé y gagnera un autre surnom : le pitre drolatique), et il utilisera ce CV (en y ajoutant « gérant de sociétés » ç’est faux mais ça fait bien, ça ne mange pas de pain et c’est invérifiable) pour son appel en faveur de JMLP de 1999. On y vient…
C’est Bruno Mégret qui va relancer Touzé indirectement. Fin 1998, grave crise au sein du FN. Mégret n’en veut pas à Le Pen, mais a une divergence stratégique profonde avec JMLP. De plus, Mégret ne peut pas laisser des milliers de militants se faire insulter et maltraiter par Le Pen. C’est la scission que tout le monde connaît. Touzé se rapproche de Mégret, mais personne n’en veut dans l’entourage du maire de Vitrolles. Qu’on ne soit pas d’accord OK, mais la trahison pour la trahison, l’ambition pour l’ambition, ça ne plait pas beaucoup. Surtout, personne ne voit l’utilité de récupérer Touzé. C’est raté, mais ce n’est que parti remise. Comble du comble, Mégret, interdit de prendre l’appellation FN, devra changer le nom de son parti. Il crée le MN (Mouvement National) avant de créer le MNR (Mouvement National Républicain). Décidemment, « Jeff » n’a pas de chance et doit jeter aux orties son Parti National Républicain. Il doit se croire maudit. Sa traversée du désert se poursuit mais pas trop longtemps.
1999. Elections européennes. Après avoir hésité et tenter de nouveau d’avoir une place au MNR, JFT appelle à voter pour la liste Le Pen. Fin 1999, il est récompensé de sa servilité, pardon de sa serviabilité, c’est le retour au Front National, par l’entremise de Martial Bild et de Marine Le Pen qui adore son « Jeff ». Les cris des militants sincères poignardés par Touzé et notamment de Marie France Stirbois n’y feront rien, Le Pen accepte ce qu’il prend pour un caprice de sa fille.
Touzé est de retour. C’est ce qu’il fait savoir de partout, encore et toujours de gaulle en tête. Il prend la direction du havre. Ce sera son purgatoire. 2002. Election présidentielle. Marine Le Pen l’impose à la cellule « Idées Action » du Président. Là encore on ne tiendra pas compte de l’avis des militants ni des dirigeants historiques du mouvement. Le ridicule le plus achevé sera atteint au meeting de Marseille entres les deux tours de la présidentielle, ou une salle surchauffée (malgré les menaces et intimidations), mais une salle à moitié vide (à cause des menaces et intimidations), composé d’ultra fidèles, rira copieusement de voir Touzé et Dubois bras dessus bras dessous en « organisateurs » pour Jean Marie Le Pen.
Mais JFT s’attribuera une partie du succès de JMLP. La Droite Nationale humiliée, la droite nationale écrasée, mais la droite nationale libérée, c’est lui, ose t-il affirmer sans rire à son carré d’amis, pièces rapportées de feu le PNR.
Il en profite d’ailleurs pour recréer son PNR au sein du FN. Il faut changer de nom pour faire « club ». Ce sera « Ligne Droite » par antiphrase. On en rigole toujours autant au paquebot…
On retrouve « Jeff » en 2004. Elections régionales. Il supplie Le Pen d’avoir un poste de conseiller régional en Ile de France. Il aime bien la campagne, mais de loin, surtout s’il ne peut pas y être élu. Marine l’appuie et il connaît donc la consécration. Il devient enfin, à 51 ans, conseiller régional. Faute de pouvoir libérer la France pour le moment, il libérera l’Ile de France, en attendant mieux bien sur. Il garde néanmoins son pied à terre en Normandie en prévision des municipales. Mais pendant les élections régionales, il est également directeur de campagne de Jean Marie Le Pen en PACA. A-t-il le don d’ubiquité voire plus ? Oh que non ! Il le prouvera piteusement en commettant LA BOURDE de l’année. JMLP n’est pas domicilié en Provence et ne peut donc pas se présenter. Aie ! Aie ! Aie ! Ca fait mal ! Touzé rase les murs et se fait oublier, d’autant que JMLP l’avait nommé avant l’élection « Coordinateur » pour l’implantation militante en PACA, étant donné que la région ou le FN fait ses meilleurs scores est depuis longtemps déserte niveau adhérents et cadres. Quoi de mieux que de mettre un traître à la barre du renouveau, au moins il connaît le terrain du mécontentement. Normandie, Ile de France, PACA, trois régions symboliques du Gaullisme, de la Libération, des débarquements, du Mont Aurélien au Mont Valérien, Touzé se la joue « J’me voyais déjà », et, comme d’habitude, il y croit dur comme fer. Il confit même à un proche : « Je le sens, j’ai la Croix Blanche au cœur et sur le front, c’est moi qui vais succéder à Le Pen, ça ne peut être que moi ! »… Mais LA BOURDE vient tout gâcher, tout mettre par terre … pour le moment. Cette faute calme un tantinet la pathologie mentale maladive de notre ami Touzé. Il survole les européennes tandis que son patron la passe sur un bateau… Le navire JFT tangue.
Depuis JFT végète de nouveau. Rien n’a changé depuis 1985 finalement, à l’exception de son poste de Conseiller Régional. Il est certes membre du Conseil National du FN, du Comité Central (imposé par Le Pen, non élu évidemment), et même du BP (idem), mais qu’est ce que cela veut dire dans un FN devenu quasiment sans militant. Le Pen ne l’a même pas viré de son poste de coordinateur de PACA car il n’y a plus rien à coordonner. Alors, entre la Normandie et le Conseil Régional d’Ile de France, Jean François Touzé compte et recompte les inscriptions, pardon les adhésions, et il n’a plus beaucoup de travail le pauvre. Il s’en moque bien après tout, les adhésions refleuriront quand ce sera son tour d’être à la barre pardi !
2006. Campagne pour la Présidentielle. Marine Le Pen entend bien imposer ses vues. Carl Lang, Bruno Gollnisch et tous les dirigeants historiques du FN ont été mis au placard, tout du moins à l’index avec interdiction de parler aux médias. D’ailleurs, ils ne tiennent pas à trop en faire durant la campagne n’étant pas d’accord sur la ligne. Touzé se voit en homme fort, en recours, comme toujours éternel boy scout du Gaullisme, on pourrait même parler de « Gaullianisme » au sujet de JFT. Las, c’est encore raté. Touzé est fou de rage ! C’est lui le « National Républicain » alors que vient faire ce Soral ? Valmy, c’est lui, ça a toujours été lui, ça ne peut être que lui, alors on ne va pas lui prendre sa place, son jouet comme ça. Il se glisse derrière Le Pen pendant tout le discours de Valmy, histoire de bomber le torse et qu’on ne voit que lui dans la caméra. Il en fait des tonnes, mais on lui fait comprendre que ça ne sert à rien. La Bourde n’a pas été pardonnée et on a trouvé mieux que lui en la personne de Soral.
« Jeff » éructe et en devient malade. Par Toutatis et par Touzé ! On lui a tout pris, tout volé, et le fait que Soral soit un ex pote de Thierry Ardisson n’arrange pas le mental de « Jeff » qui renoue ainsi de la pire des manières avec ses jeunes années « Rock’n Folk », en se les prenant en pleine figure. Rage et haine se bousculent dans la tête de JFT. Il ne lui reste que les rapports à envoyer aux élus du FN (de moins en moins nombreux hélas) et le « CAP » sur l’immigration, mais là, même pas de diplôme en vue. Il faut dire que c’est le domaine réservé.
Alors, comme pour se calmer et se projeter dans ses éternelles ambitions de sauveur, il calcule. Il calcule si bien qu’il en arrive à la même conclusion que nous, sauf que c’est pour son compte personnel. Alors, si Le Pen est présent au second tour, Marine lui succède et je n’ai aucune chance de faire quoi que ce soit. Même si Mégret fait un mouvement d’union patriotique hors FN, il ne voudra pas de moi. Mais si Le Pen n’est pas au second tour, Gollnisch et Lang prennent le pouvoir et Mégret revient à terme. Cela exclura Marine et me voila « MOI » pour réaliser la synthèse. Gollnisch pleutre et pas beau, Mégret trop petit, Lang au look bien trop « faf », mais si mais c’est bien sur, ça ne peut être que moi… Etc Etc Etc…
Alors il change de tactique une énième fois. A la surprise générale, il prend position en faveur de Mégret, ce qui lui vaut la mise à l’index et la remise en place de Marine Le Pen qui n’est donc plus son alliée. Il n’en a cure et va encore plus loin. Lui, le « National Républicain », se met à critiquer Soral, l’ouverture, les reniements et parle de « respect des fondamentaux du Front National ». Lui l’antilibéral se met à critiquer l’anticapitalisme du FN. Lui le co-fondateur de l’Alliance Populaire, critique les « aspects trop populaires » du FN ! Tous ceux qui l’ont connu avant en rient ouvertement. Touzé ne rie pas car il connaît ses classiques, et, fidèle au vieil adage populaire, « il change de veste comme le vent pousse ». Tant mieux, JFT aime aussi Dutronc, tout baigne donc pour « l’opportuniste » qui serait prêt à tout pour faire survivre son vieux rêve : Avoir un destin, celui de sauver la France !
En 2004, à la question d’un journaliste Niçois qui demandait à Jean Marie Le Pen pourquoi ce dernier avait accepté le retour d’un ancien traître, JMLP avait répondu : « Vous savez, M Touzé c’est un garçon coiffeur, il a voulu ouvrir son propre salon, mais finalement il s’est dit que c’était bien mieux chez le patron » !
Tout est dit dans cette phrase terrible de Jean Marie Le Pen.
Il est vrai que « monsieur Jeff » se couperait bien les cheveux en quatre si ça pouvait lui assurer un avenir. Il mettrait bien une perruque ou un toupet. Et si seule une place de Reine était libre, gageons qu’il irait jusqu’à tenter l’opération.
Aujourd’hui, il lui reste Roland Helie comme fidèle. C’est peu et c’est beaucoup à la fois, car Helie est le dernier à lui reconnaître quelque talent. Récemment un ex ami de Touzé toujours membre du FN confiait en privé cet avis authentique et définitif sur un ton cynique, avis que nous faisons volontiers notre : « Bof, l’œuvre de Touzé c’est la logomachie du sycophante » !
Dieu nous préserve de ce type d’histrion à l’avenir. Nous avons plus que jamais besoin de gens humbles, fidèles, appliqués et sérieux, plutôt que de jongleurs. Et si nous avons besoin de vertus, celles que nous réclamons au premier chef ne sont pas comiques.
Quand on aspire à de hautes fonctions, on n’use pas trop sa langue à lécher des bottes après moult trahisons, et vice versa, ça finit par être suspect. Ca risquerait de se voir…
JEAN MARIE LE PEN A DONNE SA CONFIANCE A DES INDIVIDUS PITOYABLES
PLUS QUE JAMAIS PAS UNE VOIX PATRIOTE POUR LE PEN LE 22 AVRIL 2007
AUCUN DE CEUX QUI SE PRESENTENT – ABSTENTION NATIONALE !
http://Lesnationalistescontrelepen.blogspot.com