mardi 13 février 2007

L’ETAT REEL DU FN ET DE TOUTE LA DROITE NATIONALE

L’ETAT REEL DU FN ET DE TOUTE LA DROITE NATIONALE


Nous vous l’avions promis depuis longtemps, et nous tenons enfin parole. Voici donc l’état réel du FN et de la Droite Nationale dans son ensemble. Nous avons attendu le tout dernier moment pour le faire afin de ne pas gêner un éventuel rapprochement de dernière minute, un « miracle » comme il s’en produit parfois, mais peine perdue, Le Pen s’est enfermé dans sa tout d’ivoire et il n’en sortira plus que … pour prendre sa retraite. Aussi, il était plus qu’indispensable de faire un inventaire avant (afin) de repartir sur des bases plus saines.

Alors qu’en est-il de la « Droite Nationale Sociale et Populaire », concept né, souvenons nous en, fin 1977 avec Jean Pierre Stirbois.

Etudions l’état réel de la Droite Nationale à travers son pôle électoral, le FN.

Les multiples scissions et/ou fuites de « cerveaux », plus ou moins importantes, que celui-ci a connu (1985, 1988, 1990, 1994, 1998) ont fait du Front National un « nain » en terme de militants et de matière grise. A mesure que le FN devenait un « géant » électoral, il voyait fondre comme neige au soleil ses effectifs et le nombre de ses cadres et techniciens de valeur. C’est une réalité que tout le monde connaît chez les Nationalistes et qui a connu son point d’orgue avec la scission Mégrétiste de décembre 1998. En effet, de la mort de Jean Pierre Stirbois à la crise de 1998, soit pendant 10 ans, Jean Marie Le Pen a fait « comme si », arrivant à masquer sa réelle volonté de ne jamais voir émerger un mouvement populaire de masse, trahissant en cela toute la politique de Jean Pierre Stirbois. D’ailleurs, le dernier grand meeting de Jean Marie Le Pen, ce fut en 1988 à Marseille, sous le patronage de JP Stirbois, au Stade Vélodrome, pendant la campagne présidentielle et devant 60.000 personnes. Depuis le décès de Jean Pierre Stirbois, Jean Marie Le Pen fuit le peuple et renonce définitivement à faire du FN une puissance populaire, effrayé par les responsabilités que cela engendre. Pendant 10 ans donc, tout le monde s’est plus ou moins tu. Mais en 1998 quelque chose est changé, cassé. La crise est d’une telle ampleur et d’une telle violence que Le Pen ne peut plus rien cacher. La preuve, c’est que la « Presse Nationale », pour la première fois, refuse de suivre aveuglément Le Pen. Le Pen exige que Mégret et ses amis soient cloués au pilori, la presse patriote, à 99%, ne suit pas et prend une position de neutralité, bien qu’elle ne soit pas hostile aux motifs de Mégret, c’est le moins qu’on puisse dire. Le Pen le fera payer très cher, allant jusqu’à se brouiller avec François Brigneau et se réjouissant de la mort de « Minute » et de « Présent », notamment, ces deux organes de presse allant avoir beaucoup de mal à renaître. En 1998, le FN perd 16.000 militants, 70% de ses cadres, 60% de ses élus municipaux, plus de la moitié de ses conseillers régionaux et deux de ses mairies sur quatre. Le Front National ne se relèvera jamais de cette scission. Le sort du Mouvement national se joue lors des élections européennes de 1999. Mégret manque de très peu de battre Le Pen. Il commet l’erreur de vouloir singer l’organisation interne et le mode de fonctionnement du Front. Au lieu de faire du nouveau, d’ouvrir des perspectives, il préfère être perçu comme le « Front National – Canal Historique ». Mal lui en prendra, il perd les européennes et par là même toute chance de succès à court terme. Vae Victis ! Le peuple aime les vainqueurs et la présidentielle de 2002 le confirmera.

Alors qu’en est-il aujourd’hui de l’Etat réel du Front National ? Ce n’est pas brillant. Depuis le 21 avril 2002, le FN n’a mené aucune campagne offensive d’adhésion. Plus que jamais Le Pen ne veut pas que « son parti » compte trop d’adhérents. Il a laissé sa fille Marine s’amuser, en organisant des campagnes d’adhésion via Internet, ou en réactivant une antienne, son association « Génération Le Pen ». En fait Marine Le Pen n’aide qu’au recrutement de « bobos » et de « gogos », voire de sympathisants sincères, mais ces nouveaux arrivants ne seront jamais des militants ou des cadres, à de trop rares exceptions près. En fait, c’est Marine Le Pen qui sera l’élément déclencheur de l’ultime crise que connaît le Front National. Lors du dernier congrès, elle est élue en queue de peloton au Comité Central. Tout le monde a entendu Jean Marie Le Pen hurler dans les couloirs « Ca va saigner ». Immédiatement, Jean Marie Le Pen et sa fille contre attaque. Elle s’en prend à la vieille garde et lui la nomme vice présidente du FN en charge du « relookage » du parti (SIC). Ce n’est qu’un début, Jean Marie Le Pen fera de sa fille sa conseillère personnelle, un Député Européen et une conseillère régionale, Présidente du groupe FN au conseil régional d’Ile de France de surcroît. C’est sa façon à lui de récompenser par le « mérite » sa fille, elle qui a si brillement « triomphé » à Paris, faisant passer le score du Front, (pourtant pas si terrible), de 10% à 6%.

La suite allait être édifiante. 2004, élections régionales. Jean Marie Le Pen ne peut pas se présenter car il n’est pas domicilié en PACA. On expliquera plus tard que c’était une faute de son directeur de campagne ( ?) qui n’avait pas fait son travail (SIC). Quoi qu’il en soit, Marie France Stirbois, qui a si bien réussi à restructurer les Alpes Maritimes, apparaît aux yeux de tous comme plus que légitime pour prendre la tête de la liste FN en PACA. Veto absolu de Jean Marie Le Pen. Il lui préfère un inconnu du grand public, Guy Maccary. Le FN perd évidemment les élections et tous les fidèles lieutenants de Le Pen se demandent quelle mouche a piqué le « Président ». Jean Marie Le Pen fera payer cher à certains leur peu d’enthousiasme pour sa fille. Les vieilles méthodes staliniennes sont de vigueur et Marie France Stirbois ne sera donc plus Député Européen, pas plus que Bernard Antony, ni plus que Martial Bild, poignardé dans le dos par Marine Le Pen, lui qui légitimement pouvait prétendre à sa première députation ne serait-ce que pour tous les services rendus.

Fin août 2004. Suite à une année électorale marquée tant par des régionales ratées que par les échecs de Marine Le Pen, le FN s’apprête à organiser son Université d’Eté à Orange, dernière ville tenue par le Front National, grâce à Jacques Bompard, militant nationaliste hors pair, co fondateur du FN avec JMLP en 1972 et fidèle d’entres les fidèles. Jacques Bompard, Marie France Stirbois, Bernard Antony et quelques uns de leurs amis (qui ont crée le club de pensée « L’Esprit Public ») ont bien l’intention de débattre calmement des échecs de Marine Le Pen et, déjà, des graves reniements de Le Pen concernant des idées « consubstantielles au Front National » pour reprendre la propre terminologie de Jean Marie Le Pen. Surtout, ils affichent leur volonté d’ouvrir l’Université à des nationalistes identitaires (dont Fabrice Robert, Président du Bloc Identitaire), affirmant par là même que si « Marine se permet des écarts, ils peuvent en faire autant ». Ils ne se doutent pas qu’ils le paieront très cher. Le Pen va jusqu’à traiter les identitaires « d’extrémistes racistes et radicaux », ce qui est pour le moins stupéfiant, mais n’avait-il pas déjà fait le coup à Mégret et ses amis en 1998 ?...

Le Pen tape du poing sur la table. Il décide carrément de transférer l’organisation de l’Université d’Eté, au tout dernier moment, à Enghien les Bains dans la banlieue parisienne, quitte à planter tous ses fidèles qui avait tout prévu à Orange. C’est tout sauf un hasard. Enghien les Bains est la ville ou habite un ami personnel de Jean Marie Le Pen, Jean Michel Dubois. Cet ancien RPR, élu de la CGPME (MEDEF), grand bourgeois n’aimant pas trop le peuple, chef d’entreprise richissime et membre de différents cercles gaullistes, est considéré par Le Pen comme faisant parti de la famille. Il lui pardonne ses échecs tant électoraux que militants. Il faut dire qu’il passe leurs vacances ensemble à Miami, ça crée des liens. Reste que Dubois est tout sauf un intellectuel ou un politique. Il a simplement la « Lepénie » chevillé au corps et ça suffit amplement à Jean Marie Le Pen. L’Université d’Eté aura donc lieu à Enghien les Bains au grand dam des nationalistes de « L’Esprit Public », qui décident de la maintenir quand même.

Pour des raisons d’agenda, les dates ne peuvent pas se chevaucher. Il y aura donc deux UDT du FN dans la même semaine. D’abord celle du « FN canal officiel », puis celle du « FN canal historique ». Le Pen interdit à Bompard et à Antony de venir à Enghien, tout en les convoquant ultérieurement à un Conseil de Discipline. Marie France Stirbois, présente à Enghien, affirme qu’elle ira à Orange et que ce n’est pas « être traître à Jean Marie Le Pen que de dire qu’elle verrait bien mieux Carl Lang ou Bruno Gollnisch à la tête du FN, après Jean Marie Le Pen, que sa fille Marine qui a échoué ». Jean Marie Le Pen interdit à quiconque de se rendre à Orange. Marie France Stirbois et quelques autres courageux passent outre. Le Pen convoque tout ce beau monde au Conseil de Discipline.

[ Un lien intéressant pour s’informer, avec un remarquable article du site nationaliste « Altermedia »
http://be.altermedia.info/politique/jmlp-renie-les-radicaux_1917.html ]

Marie France Stirbois et Jacques Bompard sont exclus du Bureau Politique, malgré les innombrables tentatives de conciliation de Carl Lang et Bruno Gollnisch. Bernard Antony est « intouchable » au FN du fait de ses bien trop nombreux réseaux Catholiques Traditionalistes. Le Pen n’ose pas l’attaquer de Front et espère en secret qu’il va se calmer. C’est mal connaître le personnage qui soutient mordicus Bompard et Stirbois, allant jusqu’à démissionner du Bureau Politique du Front National pour marquer sa désapprobation. Jean Marie Le Pen le prend de très haut. Bernard Antony n’accepte pas et claque la porte en reprenant sa liberté.

Jacques Bompard décidera de rallier le MPF, rejoignant en cela Gérard Freulet et Damien Bariller. Quant à Marie France Stirbois, elle décédera des suites d’un cancer qui la mine déjà depuis des mois. Elle aura passé les derniers moments de son existence pour l’Union des Nationalistes, et pour cela elle ne sera jamais oubliée, tout comme son mari.

Carl Lang et Bruno Gollnisch sont fous de rage. Ils restent au FN mais marquent leur profond désaccord avec Jean Marie Le Pen. Ils en seront sévèrement punis. Le Pen décide de les évincer purement et simplement de la campagne présidentielle et de les interdire de média. Ils décident de ne pas aller au clash par pragmatisme et d’attendre l’après Le Pen. Reste que des centaines de militants et de cadres quittent le FN, écoeurés par la situation pourrie en son sein.
L’année 2004 qui avait pourtant débuté en fanfare se termine très péniblement pour le Mouvement National. Tous les héros Lepénistes de 1998 sont « remerciés » dans tous les sens du terme. Exit Marie France Stirbois, Jacques Bompard, Bernard Antony et leurs amis. Carl Lang, Bruno Gollnisch et à un degré moindre Martial Bild au placard avec interdiction de bouger le petit doigt. Jean Marie Le Pen récompense à sa manière son dernier carré de fidèles.

Résultat de tout cela. Le FN a aujourd’hui encore moins de cadres de valeur que le MNR. C’est d’ailleurs la grande force, l’exploit de Bruno Mégret que d’avoir su garder sa matière grise, se contentant de se séparer de Jean Yves Le Gallou, Serge Martinez et Franck Timmermans. Le premier a crée un excellent club de réflexion « Polemia », le second est dans la nature et le dernier a crée avec une vingtaine de ses amis personnels le « Parti Populiste », rallié de la première heure, (bien obligé), à l’Union Patriotique. Aujourd’hui, il suffit de jeter un œil à la composition du Comité Central du FN (en ôtant les exclus de celui-ci) et du MNR pour se rendre compte qu’aujourd’hui, Mégret est plus crédible que Le Pen intellectuellement parlant, ce qui est tout de même un comble.

Mais l’immense majorité des cadres potentiels du Mouvement National erre dans la nature. Ils sont des centaines, des milliers de déçus de Le Pen à ne plus être engagés en politique. C’est le GRAND pêché de notre mouvance que de ne pas savoir conserver toutes ses énergies vives.
Les autres se sont regroupés dans plus de 15 mouvements, partis ou associations diverses. Bref, le Mouvement National est éparpillé, dispersé, condamné à ne même pas être une diaspora. Le fond du gouffre est atteint. Mais Jean Marie Le Pen n’en a cure, pour lui seule comptent la présidentielle et sa volonté suicidaire de placer sa fille à la tête du Front National après.

Comment ferait d’ailleurs Jean Marie Le Pen pour gouverner si jamais il était élu ? Il n’a strictement aucun cadre, (en dehors de Lang, Gollnisch, Martinez et une dizaine d’autres), pour diriger le pays. S’il était élu, il y aurait une très large majorité de cadres et de techniciens, dits de droite et issus du système en place, qui ferait allégeance à Jean Marie Le Pen. Ce dernier refuserait mordicus de faire appel aux « réservistes » nationalistes hors FN, toute sa vie le démontre. Il ferait donc une politique de droite molle, guère mieux que Chirac, disons façon Balladur en un peu moins mou. Jean Marie Le Pen n’a pas les moyens de son ambition car il n’a jamais voulu les avoir. Il a eu peur toute sa vie de voir son « jouet » lui échapper. Tout le monde le sait dans la sphère nationaliste, mais tout le monde se tait. Les uns pour les places qui sont bonnes, les autres pensant qu’il faudra reconstruire sur la base du « succès » pour nos idées que représenterait la présence, une nouvelle fois, de Jean Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Nous leur rétorquons qu’ils se trompent lourdement. Qu’a fait Jean Marie Le Pen du 21 avril 2002 ? En a-t-il profité pour faire progresser son mouvement ? A-t-il fait progresser réellement nos idées, à l’exception notable de quelques unes, dans l’opinion ? Les Nationalistes ont-ils un ancrage sérieux dans la politique française ? Jean Marie Le Pen laissera t-il derrière lui un Mouvement National fort ? Nous savons tous que non ! C’est triste mais c’est ainsi. Nous sommes même incapables, après 35 ans, d’avoir nos, propres réseaux nous permettant d’avoir les 500 signatures de Maires (et assimilés) pour le parrainage à l’élection présidentielle. Non, décidemment, Le Pen aura été l’atout bélier de notre mouvance avant d’en devenir l’incontournable boulet. Les derniers soubresauts de la « farce de l’Union Patriotique » (sans aucune formation nationaliste pour faire contrepoids à un Soral) et des « Sego bourdes » à répétition de Marine Le Pen (voir nos articles sur ces sujets) sont encore là pour le démontrer s’il en était encore besoin. La « Lepénie » se réduit comme peau de chagrin malgré sa force électorale du moment, force qu’elle ne conserve que grâce à JMLP dont la côte reste grande dans l’opinion, du seul fait du passé. Mais les Français devraient méditer « qu’on ne peut pas être et avoir été ».

Nous prévenons solennellement que, si par malheur Jean Marie Le Pen est présent au second tour de la présidentielle, plus rien ne l’arrêtera. Il placera sa fille à la tête du FN et ça en sera fini de nos idées ! Nous serons de nouveau séparés en deux voire trois chapelles. Si au contraire nous donnons une claque à Jean Marie Le Pen afin que le second tour lui échappe, (de toute façon il ne fera pas un mauvais score c’est clair), ça en sera fini de Marine Le Pen et nous pourrons de nouveau tous être unis.

Vous êtes prévenus et vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas ! A vous de choisir.

POUR NOUS C’EST CLAIR ! PAS UNE VOIX PATRIOTE POUR LE PEN LE 22 AVRIL 2007 ! 100% NATIONALISTES ! 100% CONTRE LE PEN !
AUCUN DE CEUX QUI SE PRESENTENT ! ABSTENTION NATIONALE !

20 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonne analyse, malgré quelques erreurs de détails (Barriller arrivé au MPF après et non avant Bompard, par exemple) et des approximations. Cependant, vous qui connaissez bien la personnalité du Président et les comportements des militants et sympathisants, plusieurs points vous échappent.


Le premier : si JMLP fait un bon score, toutes ses outrecuidances et celles de sa famille leur seront pardonnées. On l'a vu en 2002, même les plus brutaux contre le Président en 1999, même les plus sceptiques, l'ont rallié, se sont enthousiasmé, et même ont fait l'éloge de Marine ! S'il fait un score, Lang, Gollnish et les autres se tairont et s’ils l’ouvrent, ils seront exclus et la terre entière s'en contrefichera. Le Pen en premier : des cadres ? mais pourquoi faire ? il sait depuis longtemps qu’il ne gouvernera jamais et il pense (jusqu’à présent à raison peut-on croire) que sa seule personnalité suffit à faire de bons scores.

Le deuxième point que vous négligez concerne la personnalité de Le Pen lui-même : vous ne le connaissez pas parfaitement. Bon score ou pas, deuxième tour ou pas, populaire ou pas, il IMPOSERA SA FILLE POUR LUI SUCCEDER, sans doute après sa mort d'ailleurs, pas avant. Rien à foutre que cela détruise le mouvement, rien à faire que les militants n'en veuillent pas, rien à faire si électoralement cela ne marche pas. Il l'a décidé point à la ligne.

Et la France dans tout cela ? Mais voyons, Marine s'en moque encore plus que son père ne se moque des militants. Et pour les deux ce n’est guère la préoccupation principale. Ne soyez pas naïfs.

Ma conclusion : votez Le Pen pour donner un peu d’espoir aux Français, malgré tout. Car, de toute façon cela ne changera rien. Ite missa est.

Collectif "Sauvons nos idées" a dit…

Merci de votre contribution et de partager notre analyse, sauf dans la finalité. Votre point de vue se défend, et il était à vrai dire le nôtre encore avant de nous engager à fond, c'est à dire il y a fort peu de temps, au début de janvier 2007.

Ceci dit, il y a quelques éléments qui, selon nous, vous échappent quelque peu. Nous soumettons à votre analyse les trois points suivants :

Premièrement. Bien que nous n’ayons aucun intérêt direct avec le MNR de Bruno Mégret, en dehors du fait qu’il y a des membres du MNR dans notre collectif, (mais pas autant que de FN), force est de reconnaître que le MNR de M Mégret a conservé de réelles capacités militantes en interne, sans aucune commune comparaison avec les scores électoraux du MNR. Si ces gens sont restés et si d’autres sont venus, c’est bien que, UN, ce sont de vrais militants nationalistes tenant moins compte des résultats électoraux que des idées, et DEUX qu’ils ne font pas partie des encenseurs de Le Pen en 2002. Le grand mérite du MNR est d’avoir démontré qu’il y avait une vie politique nationaliste possible en dehors du Front. Cela ouvre des perspectives concrètes et, qui sait, en serrant la main de Mégret et en le dédouanant définitivement de toute suspicion de trahison, Le Pen a peut être ouvert la boite de pandore qui sera fatale à ses visées. Quoi qu’il en soit, avec le MNR, il existe une réelle alternative.

Deuxièmement. Dans la lignée du MNR, on a vu se constituer plus de 15 organisations authentiquement nationalistes, mouvements, partis, associations, sans compter les clubs de pensée, tous en dehors du FN (et du MNR). Cela prouve bien qu’il y a de plus en plus de militants sincères, hommes et femmes, qui ont compris que l’avenir de nos idées n’était sans doute plus au FN. Cela aussi peut ouvrir des perspectives, surtout si le MNR propose à tous ces mouvements une vraie « Union Patriotique » pour les législatives. En effet, il suffit de regarder la dernière vidéo de Carl Lang sur VoxGalliae, après sa conférence de presse commune avec Mégret, quand il annonce qu’il n’y aura ni intégration (même tardive) de tout le monde dans l’union patriotique pour la présidentielle, ni de poursuite de cette union (donc à minima uniquement pour servir de syndicat d’intérêt Lepéniste) pour les législatives qui suivent, il suffit de bien regarder sa moue à la fois désapprobatrice et dubitative pour comprendre l’écoeurement de ce militant exemplaire. Si Mégret est intelligent il proposera à tous les mouvements hors FN une « Union Patriotique » large, sincère, honnête, et avec un nouveau mode de fonctionnement collégial. Les Nationalistes ne peuvent plus mettre tous leurs œufs dans le même panier, c’est évident. Il n’est d’ailleurs pas dit que nombre de militants FN sincères ne rejoignent pas une telle initiative.

Troisièmement. Il ne faut pas négliger la seule réussite nationaliste de ces dernières années : Les identitaires. Même s’ils ne sont certes pas réunis dans une même organisation, loin s’en faut, leurs diverses initiatives ouvrent de réelles et profondes perspectives. C’est un beau et franc succès. Alors il faut attendre et voir sur la continuité et la longueur, mais « ils » pourraient encore nous surprendre grandement et favorablement. Il nous étonnerait que les identitaires, dans leur grande majorité, ne soient d’ailleurs pas favorables à une large « Union Patriotique », si du moins elle leur est proposée.

Enfin, concernant la Présidentielle, nous sommes persuadés que si Le Pen n’est pas au second tour, il ne pourra jamais faire en sorte que sa fille lui succède, ce sera bien trop difficile. Il y a des limites à l’insupportable, même pour un Le Pen.

Concluons en reprenant une phrase lue dans un récent article de Novopress sur Marine Le Pen, phrase qui affirmait à propos de cette dernière et du catastrophique Aliot, « certains ont le talent pour désespérer leur propre camp ». Nous ajouterons que Le Pen a le talent pour désespérer à la fois son camp et la France. Alors nous ne voyons pas comment les Français pourraient ne serait-ce qu’avoir du baume au cœur de voir Le Pen présent au second tour, surtout si c’est pour finir comme en 2002. Le Pen dit n’importe quoi ! Il fait espérer certains français alors qu’il n’a même plus le nombre de sympathisants nécessaires pour surveiller le vote. Celles et ceux qui ne font que rêver devraient méditer cela : Si Le Pen est au second tour, et même si dans vos rêves les plus fous il pouvait prétendre à la victoire (uniquement face à Ségo, allez soyons gentils et imaginons également Bové pour faire plaisir), il serait volé dans les urnes par tout ce que le système compte de serviteurs patentés. Il n’a pas voulu de mouvement de masse, c’est de sa seule faute !

Pour nous de toute façon, nous maintenons notre analyse, à savoir que Le Pen au second tour, c’est la ruine du mouvement national. Nous n’aimons pas jouer les Cassandre, mais nous savons que nous sommes dans le vrai. Trop c’est trop ! Merci à JMLP pour nous avoir sorti du grenier, mais nous ne le remercions pas d’avoir « tout cassé » !

Merci de votre commentaire.

Désiré a dit…

Moi ce qui me dégoûte le plus chez le Le Pen récent, c'est de le voir sans réaction quand des "journaleux" haineux affirme en face de lui à son nez et à sa barbe que "les Mairies FN ont toutes échoué"! On dirait que Le Pen acquiesce et approuve. Or, c’est un mensonge honteux, pire une vraie « saloperie » (pardonnez mon langage mais c’est la colère). Sur les 8 grandes mairies que le FN a géré, (je ne compte pas les quelques trente micro mairies rurales), ce depuis 20 ans, deux en cogestion avec le RPR (Dreux avec Jean Pierre Stirbois et Le Luc avec Mme Ventolini) et 6 tout seul (Saint Gilles du Gard, Toulon, Marignane, Vitrolles, Orange et Chauffailles), seules les gestions des villes de Toulon et de Saint Gilles du Gard furent des catastrophes, et encore faut-il rappeler à celles et ceux qui l’ignorent qu’à Toulon (avec Jean Marie Le Chevalier) et à Saint Gilles (avec Charles de Chambrun), ce fut à chaque fois des candidats venant des milieux Giscardiens, amis personnels de JMLP lui-même, imposés par JMLP dans des parachutages extravagants ! Les 6 autres expériences furent toutes des splendides réussites. Au Luc, ce fut la trahison du RPR qui y mis un terme, à Dreux, ce fut le même cas mais si Jean Pierre Stirbois n’était pas décédé cela ne se serait pas passé comme ça, à Vitrolles, il faut tout de même rappeler là aussi que ce fut l’acharnement de Le Pen contre Mégret qui redonna la ville aux socialistes (et encore de très peu), à Marignane, Daniel Simonpieri, (grand militant nationaliste que je connais très bien) a du passer dans le purgatoire des « assimilés UMP » pour garder sa Mairie, (on le comprend après ce qui est arrivé à Mégret sur Vitrolles), mais il gère de la même manière que sous l’étiquette FN ou MNR, à Orange, on connaît tous le succès phénoménal de Jacques Bompard, autre nationaliste sans peur et sans reproche « poignardé » par Le Pen, réélu avec 66% des voix au premier tour sous étiquette FN et qui gère admirablement sa ville, enfin, sans l’acharnement thérapeutique de JMLP, là encore, Marie-Christine Bignon, excellent Maire de Chauffailles, ne serait jamais partie du Front National.

Désolé de faire aussi long mais je tenais à rappeler à tout le monde que les expériences municipales FN furent toutes des succès, en dehors de deux individus extérieurs au nationalisme et imposés de force par Le Pen.

Ainsi, JMLP insultent TOUS ses fidèles qui ont réussi en ne les défendant pas devant la presse aux ordres. Franchement, ça va durer combien de temps ce cirque ? Voir des Nationalistes se vautrer dans le culte de l’image du « grand père de la Nation » que veut se donner JMLP, ben moi franchement, ça me donne envie de … je m’autocensure afin de ne pas apparaître comme trop grossier vis-à-vis de vos lecteurs.

Une dernière chose, j’ai voté Le Pen en 2002 par soucis de patriotisme, mais là c’est fini, même avec la meilleure volonté du monde, je ne pourrais jamais faire cela.
C’EST TERMINE !

Madeleine a dit…

Bravo je n'ai rien à ajouter. Vous avez pour certains dont je ne suis pas le tord d'avoir raison trop tôt ... comme M Le Pen il y a 30 ans. C'est triste, désespérement triste, mais il faut voir la réalité en face. Chez moi à Saint Etienne, il y a très longtemps que je n'ai plus vu une affiche du FN et que je n'ai pas reçu un prospectus. C'est dire... Avant c'était pas comme ça.
Il faut de toute façon un jeune maintenant pour remuer tout ça.
Bon courage.

Anonyme a dit…

Certaines idées nationales pourraient être majoritaires en France: immigration, retour des valeurs, éducation.

mais pas toutes, ne vous méprenez pas:

interdiction de l'avortement, peine de mort

Donc il faut rechercher une synthèse. Je pense que Marine Le Pen l'incarne, mais sa filiation (d'où les querelles internes) brouille le jeu.

La majorité des Français est plus proche des idées d'Alliot que de Bernard Anthony.

Le temps de régler les problèmes, les François de souche ne seront plus majoritaires dans leur pays.

Vous participez autant au désastre que JMLP, dont je reconnais les tords.

Un sympathisant venu de l'UMP

Anonyme a dit…

Bonjour, que pensez vous de l'Alliance Royale?
Yves-Marie Adeline avait déjà diagnostique le malaise et les problèmes intrinsèques du FN. IL passe bien dans les médias, son muvement ne pourrait-il pas avoir un avenir. N'est-ce pas lui qui fait la bonne analyse?

Collectif "Sauvons nos idées" a dit…

Réponse au sympathisant UMP

Cher M ou Mme,

Vous pouvez recruter Marine Le Pen à l'UMP et emmener avec vous Villiers. Notre sens de l'Union Nationale nous l'avons même auprès de vos électeurs, mais certainement pas auprès de vous. Il n'est guère étonnant de constater que Marine Le Pen a votre sympathie. Définitivement, nous n'avons pas les mêmes valeurs.

Collectif "Sauvons nos idées" a dit…

Nous connaissons bien Yves Marie Adeline, et, comme deux ou trois autres petits candidats nationalistes, il a toute notre sympathie. Cependant, il serait étonnant que lui ou les autres obtiennent leurs 500 parrainages. S'il les obtenait, nous reconsidérions alors peut être notre option d'une abstention nationale. Il faudrait également que M Adeline ne fasse passe pas de dérapages à la triste manière de Bertrand Renouvin.
Mais la présence de M Adeline relèverait du miracle politique.
Cordialement.

Anonyme a dit…

Les nationalistes qui vont voter Le Pen seront cocus et il ne faudra pas pleurer alors.
Merci pour ce site qui est excellent, surtout pour la qualité des articles. C'est rare pour être signalé.
Bon courage.

Anonyme a dit…

Merci pour votre réponse.
Evidemment pour 2007 la présence d'Yves-Marie Adeline semble compromise. Mais son combat se fait semble-t-il sur du long terme. Finalement pourquoi ne pas reconstruire sur des bases plus saines. Je pense notamment pour 2012 où il pourrait mettre à profit son expérience. Même si son discours peut sembler moins rassembleur il a le mérite de nous faire sortir du "tout-républicain" qui se révèle souvent être une impasse idéologique.D'autant que le VRAI combat identitaire passe par une rupture avec le jacobinisme.
Je sais bien que l'AR est pour le moment groupusculaire, mais les hommes de convictions se faisant rare. A moins que Mégret réussisse à rebondir mais j'ai peur qu'il ai un problème d'image assez difficile à surmonter.
SI l'AR se voyait renforcée par des cadres expérimentés il ne suffirait pas de grand chose pour créer une dynamique. D'autant que les médias sont vite fascinés par tout ce qui est "neuf" en apparence.

Cordialement.

Collectif "Sauvons nos idées" a dit…

Cher Monsieur,

Merci de revenir enrichir notre reflexion.

Nous sommes d'accord avec vous pour en finir avec le "tout républicain" qui nous mine. Dire que tous font allégeance à ce principe imposé est bien triste.

Toute autre forme de régime, adapté à notre modernité et conservant le principe de défense des libertés individuelles à notre préférence sans hésitation: Plebiscite, Démocratie Directe ou Monarchie.
Il faudra bien en finir avec le Jacobinisme et réinstaurer la primauté de la subsidiarité.

Pourquoi pas YM Adeline pour 2012?

Nous ne sommes opposé à rien, du moment que nos idées sont bien défendues.

Cordialement.

Anonyme a dit…

A force de refuser que le FN demeure une puissance, Le Pen nous a causé bien des soucis et des blessures quand les gauchistes ont décidé leur famaux harcellement démocratique. On en a bavé. C'est pour ça que suis parti du FN, n'en avais marre de supporter tout ça. Avec JP Stirbois que j'ai bien connu, on aurait jamais toléré ça et on leur aurait donné rapidement une bonne correction.
Comme pas mal des mes amis, j'ai hate qu'on tourne la page des années Le Pen.

Anonyme a dit…

Chers amis,

J'ai découvert votre site par l'intermédiare de "France echos", étant un "ancien" de la famille nationaliste pour avoir commencé à militer dans les années 70 et avoir été proche de certains grands "patrons", Bruno Mégret en particulier, je dois avouer qu'au fond je ne suis pas surpris de votre action. Non décidément rien n'a changé dans nos milieux et vous en donnez la preuve, il y a toujours le plus nationaliste que les autres, la traque du "traitre", les querelles de chapelles et de chefaillons, l'obsession du complot et j'en passe ... Il est évidemment plus facile d'attaquer Le Pen que de reconquérir la rue sur nos ennemis ... votre attitude rappelle celle de ces NR ou autres qui aprés le "coup de Dreux" ne voulaient pas rallier le Front au prétexte que Le Pen n'était pas assez "révolutionnaire" à leur goût, d'autres se voulaient fidèles à une chapelle exclusive (en particulier au PFN, je le sais, j'en viens !) mais entre celui qui fait descendre plusieurs dizaine de milliers de gens dans la rue et d'obscurs "puristes de la doctrine" qui complotent dans l'arrière salle d'un bistrot qui est le plus révolutionnaire ? Il est toujours amusant de voir des nostalgiques de Pinochet, de Franco ou d'autres se plaindre de la posture dictatoriale d'un Le Pen , on croit rêver ! Le Pen n'est pas parfait, en voilà un scoop ! Et après, qui d'entre nous peut se targuer de l'être, tout au moins du point de vue de notre combat ? La question n'est pas de la sympathie ou de l'antipathie que l'on a pour le personnage mais de l'élan qu'il donne et de la possibilité qu'il offre dans le sens d'un redressement du pays et pourquoi pas demain de l'Europe. Reprendre le flambeau de la Résistance en annonçant que les Résistant c'est nous et que sont collabos tous ceux qui participent de l'invasion et de la déchéance de la France tombe sous le sens, c'est le message que nous devons diffuser car c'est la vérité, d'autant que les collabos de Vichy avaient au moins l'excuse d'une défaite militaire, ce que n'ont pas les collabos actuels. De fait si nous reprenons le flambeau de la Résistance croyez vous que tous les résistants étaient gaullistes (exception faite bien entendu des communiste qui eux étaient tous staliniens)? Certes nous suivons davantage une idée de la France qu'un homme mais il se trouve qu'aujourd'hui c'est Jean Marie Le Pen qui est à la pointe du combat, il n'est qu'un maillon dans la lutte globale, que sa fille ne soit pas à la hauteur de certaines de nos espérances et que ses gendres (que je connais) ne soient pas précisémment ce que nous attendons je vous l'accorde, mais pour l'instant l'essentiel est ailleurs ... Croyez vous que Staline ait fait la fine bouche au nom de son idéologie quand deux tiers de la production de guerre américaine ont servi à soutenir son effort contre l'Allemagne ? Je pense qu'à l'heure de l'offensive c'est votre attitude qui constitue une trahison, il y a toujours eu dans nos rangs de grands penseurs et de grands analystes pour ergoter au moment de l'action et pour pleurer au moment des coups de pied au cul. Je n'ai aucune admiration particulière pour Le Pen, ni sympathie personnelle, ni antipathie d'ailleurs, aucune implication de quelque ordre que ce soit si ce n'est que c'est autour de lui qu'il faut reserrer les rangs et n'oubliez pas "qu'un intellectuel assis va toujours moins loin qu'un con qui marche" pour paraphraser un "grand" de la langue française. Enfin je n'ose pas croire que vous soyez manipulés et je ne vous ferai pas cette insulte - nos ennemis n'ont guère besoin de nous manipuler étant nous mêmes très enclins à l'indiscipline et à l'agitation ce qui est un comble pour des gens à priori épris d'ordre - mais alors dites moi, quelles sont vos consignes de vote et que proposez vous ?

Amitiés nationalistes

Laurent

Collectif "Sauvons nos idées" a dit…

Cher Laurent,

Nous vous publions avec plaisir, car nous aimons la critique. Au final dans vos commentaires, il n’y a que le mot de « trahison » (bien mal à propos d’ailleurs) qui nous semble de trop. J’ai pris la place d’une jeune fille pour vous répondre, car j’ai trouvé plus approprié que la dite réponse soit écrite par un « ancien ». J’ai 58 ans et j’ai tellement entendu le type de discours que vous nous avez asséné que j’en suis rassasié pour le restant de mon existence. Alors je vous rassure tout de suite. Je ne suis d’aucune chapelle, je ne rêve pas de « grand soir » (qui comme l’écrivait Bernanos « se transforment en petit matin aux relents d’alcool »), je ne pratique aucune nostalgie stérile, et j’ai moi-même prôné la discipline autour du « chef » Le Pen. Je me vois encore virer manu militari les « emmerdeurs » fin 1987, au moment de l’affaire du « détail » en martelant aux « pleureurs » dont vous parlez avec justesse qu’on ne critiquait jamais le patron ! Avec le maigre fruit de ma petite expérience, je peux vous dire que dans ma vie militante pour la cause nationaliste, je trouve que « nous » sommes au contraire très disciplinés. Je crois que les socialistes et les libéraux n’auraient pas supporté le 10ème de ce que Le Pen nous aura fait subir. Pour moi, mais rassurez-vous pour beaucoup d’autres, il est grand temps de tourner la page.
Je soupçonne quand même un léger brin de mauvaise foi, certes minime, dans vos propos. En effet, si vous nous avez réellement lus, comment est-il possible que vous puissiez rester insensible à nos arguments. Nous analysons le passé et nous pensons à l’avenir. Rien d’autre ne nous guide. J’ai une très profonde blessure au cœur et cette plaie ne partira jamais. Ce n’est pas anecdotique car cela concerne Mme Stirbois. Cette dame, cette très grande dame a tout fait pour sauver l’unité du mouvement, tout en affirmant ce qu’elle pensait être juste. Je ne pourrais jamais admettre le ton méprisant et glacial, l’horreur des propos de Le Pen indiquant que, je le cite avec toujours autant de dégoût : « Très souvent les vieilles femmes délirent, font n’importe quoi et divaguent ». Alors que JMLP fasse ça avec Durafour qui avait promis de nous exterminer de la classe politique soit, mais faire ça à une icône comme Marie France, ça non jamais, les morts crient vengeance vous ne le savez que trop.
Et s’il n’y avait que la détestation des dérives et des dérapages de Le Pen envers les siens, peut être pourrions nous rester chez nous en attendant l’après, voter pour lui, et penser agir ainsi en patriote unitaire. Mais c’est se tromper de façon criminelle. JMLP au second tour, c’est l’assurance de détruire la « maison nationale » de la manière la plus évidente : en sapant ses fondations programmatiques les plus solides.
Alors relisez nous cher monsieur, analysez nos dires et nos solutions, nous en reparlerons après.
Je suis comme vous et je n’ai ni sympathie pour Le Pen ni haine non plus et je pense qu’on peut être une ordure dans son quotidien et être néanmoins un grand chef d’état. Mais tel n’est pas le cas de Le Pen. J’aurais mis longtemps à ouvrir les yeux, et, même après les avoir ouvert et découvert la triste réalité, j’aurais pu ne rien dire et attendre l’après. Mais c’est autant le cœur que la raison qui guident notre action actuelle. Nous sommes des nationalistes pragmatiques avant tout. Enfin sachez bien que, si Le Pen avait ne serait-ce qu’entrouvert la porte, on s’y serait engouffré de bon cœur dans cette « union », tant nous la désirions cette victoire. Mais tout porte à croire que c’est Le Pen lui-même qui n’en veut pas, sinon il aurait agit autrement, vous devez le savoir vous qui le connaissez bien.
Alors je ne vais pas redire ce qui est déjà dans notre site, mais en tant que nationaliste pragmatique, unitaire, modéré et sage, je ne voterai pas pour Le Pen le 22 avril prochain. Ce sera la première fois depuis 1977.

Amitiés Nationalistes

Jean Roger
Ancien militaire du 8ème RPIMA

KET a dit…

Camarades,

Votre analyse de la situation ne fait que confirmer ce que beaucoup d'entre-nous pensent tout bas (et même tout haut).

Militant actif dès mes 14 ans j'ai été formé par mes camarades de l'OAS métro-jeunes et du "capitaine" notamment aux méthodes de contre-propagande, d'organisation des cellules actives ou de persuation des individus à priori hostiles. De plus ayant participé à de très nombreux séminaires de formation doctrinale, idéologique, politique, économique ou culturelle, je puis vous affirmer que depuis 1972, quand j'ai eu le plaisir d'assister à quelques réinions entre Mado, petit Robert le rat puant de François D. d'un côté et JMLP, Brigneau, Bousquet, Holeindre de l'autre côté, pour la création d'un Front National, nous savions pertinemment - nous les révolutionnaires- que JAMAIS l'idéal nationaliste ne parviendrait au pouvoir en Europe au moyen du suffrage universel qui n'est EN RIEN l'expression de la démocratie.

Voir et contempler à cette époque (il y a 35 ans!) ces faces de nationaux bavant à l'idée d'utiliser ces "jeunots" pour leurs basses tâches électorales, fut aussi une gourmandise que nous avons pu déguster, même si plusieurs cadres d'Occident et d'ON ont rejoint le Régime pour un plat de lentilles par la suite. ODIN qui veille sur ses troupes en a d'ailleurs puni quelques-uns et pour ma part j'estime qu' il l' ont bien mérité.

Pour en revenir au borgne et à sa prétendue "politique" ou "stratégie" seuls ceux qui le côtoient et le pratiquent régulièrement savent à quel individu ils ont à faire. Pour ma part, si je ne l'aime d'aucune manière et en outre pas d'accord sur sa façon d'utiliser les gens comme des kleenex, ni de plus adepte de la brosse à reluire, je dois quand même reconnaître qu'il a les qualités de ses défauts : courage physique et intellectuel, don de captiver un auditoire, bon vivant et d'une érudition époustouflante. MIEUX VAUT SAVOIR!

J'ai milité en fermant ma gueule dans de nombreux partis prétendu nationalistes et qui années après années ont été minés par l'argent, car l'argent corrompt et beaucoup d'argent corrompt énormément et fait de lourds dégats dans nos rangs ! En parallèle avec l'argent, il y a la fonction, dans le parti (FN,Falange, FPO ou V.B) et ici aussi le pouvoir corrompt, ou en dehors du parti dans les différentes assemblées où les résultats des urnes ont envoyé certains d'entres nous pour "défendre nos idées"...

Plus de la moitié sont devenus aphones, obèses et ivrognes après quelques années assis sur les bancs fournis par les différents gouvernements que nous avons combattus. L'autre moitié, de "nationaliste" est devenue "nationale" ou "populiste", de manière à paraître plus acceptable ...
Qu'elle horrible méprise : utiliser le langage "soft" de façon à être accepté par l"Etablissement" sur lequel JMLP crachait il y a encore quelques années.

Récemment le borgne se targuait d'être de centre-droit et par le fait que les autres partis avaient glissé vers la gauche , le FN se trouvait à l'extrême-droite ! Pour nous NR, cette explication n'a aucune conséquence : élu sous Poujade avec une vague de contestation corporatiste-sans fondements idéologiques- le borgne sera réélu 2 ans après avec le label Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP). Où donc a-t-il trouveé les fondamentaux nationalistes ?

Comme vous appelez au boycott de LE PEN, je crois réellement qu'il va falloir aussi proposer une alternative aux "élections pièges à cons ! "

Comment structurer la RECONQISTA de nos quartiers, (que ce soit en Espagne, à Romorantin, en Belgique, en Bavière ou au Danemark) ?

Collectif "Sauvons nos idées" a dit…

Commentaires passionants d'un nationaliste sincère.
Nous vous donnons raison sur l'essentiel. Ceci dit nous en restons à notre option de base. Le Pen aurait encore pu tout sauver au lieu de "tout casser", si son "union patriotique" avait été sincère. Pour cela, il fallait intégrer tout le monde. Ca n'a pas été fait, tirons en la seule conclusion qui s'impose. Si on continue sur cette voie de garage, comment allons nous êtres prêts pour les défis de demain qui s'annoncent particulièrement décisifs. Fini l'époque des pensements et des placébos, il faut vraiment du solide!

Anonyme a dit…

J'ai posté un deuxième commentaire suite au commentaire (à propos de la République que certains veulent effacer) et à la réponse à Laurent.

Il n'est pas publié. Il aurait pu faire la balance avec celui de Ket, non?

Remarquez, j'ai voulu m'inscrire à France Espoir pour débattre, toujours pas la réponse depuis deux mois...........

Ne confondez pas groupuscules et partis politiques: c'est un autre pilotage....... (quoi qu'on en dise je comprends votre point de vue mais comprenez celui des autres également)

Collectif "Sauvons nos idées" a dit…

Nous ne pratiquons pas la censure, sauf sur les injures gratuites, le tutoiement non de circonstance (sauf bien sur exceptions liées au relationnel) et évidemment pour les propos hors la loi. Si vous avez eu un problème avec un commentaire et si celui-ci ne faisait pas doublon, renvoyez le nous et nous le publierons.
Nous ne connaissons pas "France Loisir", mais nous allons y jeter un oeil.
Concernant votre phrase sur les "groupuscules" nous ne la comprenons pas bien. En effet, il fut un temps ou le FN aussi était un groupuscule. Selon vous, il n'était donc pas sérieux, car pas "piloté" de la même manière qu'un "grand parti".
Un peu léger non ?

Anonyme a dit…

Je le savais: le FN a été un groupuscule. Mais il a fait son nid, non? C'est donc un autre pilotage.

Mais parmi les vôtres, il y en a qui ne veulent faire aucune concession sur ces idées éminemment chrétiennes que son la lutte contre l'avortement, le repos du dimanche, etc.

Tenez-d'abord compte de la France réelle pour prendre le pouvoir !

Collectif "Sauvons nos idées" a dit…

Si c'était juste pour prendre le pouvoir "en tenant compte de la france réelle" (laquelle?) comme vous dites, JMLP pouvait très bien le faire depuis longtemps.
C'est cela la seule réalité valable et incontestable.
Encore une fois, le slogan suprême du FN, entre 1972 et 2006, soit tout de même pendant 34 ans (excusez du peu) a été: "Nous préférons être battu sur nos idées qu'élu sur celles des autres".
CQFD.
Et, autant face au dangers mortels qui sont devant nous que face à la réelle sympathie des français pour nos idées, ce n'était vraiment pas le moment de "tout casser".
Pour nous, certes nationalistes mais pas extrémistes (quel rapport d'ailleurs) ce n'est pas seulement un crime, mais une erreur, pire une faute politique sans précédent.
L'élection nous donnera raison.